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Run ! Run ! (Daryl)

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MessageSujet: Run ! Run ! (Daryl) Dim 8 Mar - 14:12


“ Run ! Run ! ”
Beth & Daryl



Daryl m'avait sauvé la vie, je le savais, alors que nous courions depuis ce qui me semblait des heures alors qu'il m'avait emmener loin de la prison. Je le suivais ayant de plus en plus de mal à respirer et sentant que bien vite mes jambes ne tiendraient plus. Comme pour me donner raison d'ailleurs, elles me laissèrent m'effondrer soudain, je sentis Daryl me rejoindre bien vite et je restais là immobile, les yeux perdus dans le ciel où déjà des oiseaux tournaient en cercle, annonçant que la mort avait frapper. Ma respiration était saccadée, difficile et j'avais l'impression que jamais je ne pourrais me relever et partir, j'allais rester là jusqu'à en mourir, au moins j'arrêterais de voir les dernières minutes de vie de mon père. Mes yeux s'humidifièrent alors que je revoyais au ralentit la lame s'abattre sur le cou de mon père qui nous regardait confiant, un petit sourire aux lèvres. Je doutais de pouvoir un jour repenser à mon père sans que cette image ne vienne me hanter.

Cette scène s'était déroulé cinq jours plus tôt, contre toute attente j'avais réussit à me relever, à avancer et à me battre comme toujours pour rester en vie. Bien sur je n'étais pas seule, j'étais avec Daryl, il me protégeais, il me trouvais à manger, mais il était surtout silencieux la plupart du temps. Nous avions pu discuter un peu, mais en faite j'avais surtout fait un monologue plutôt qu'autre chose. Il avait baissé les bras, il les pensait déjà tous morts alors que moi j'étais persuadée qu'il y avait encore de l'espoir. J'avais bien tenté à plusieurs reprises de le convaincre de retourner aux alentours de la prison, de chercher une piste tant que les pluies ne s'étaient pas montré, malheureusement, il ne voulait pas en entendre parler. Il voulait s'éloigner le plus possible. Je le suivais sans rien dire, mais je sentais que nous ne pourrions pas rester indéfiniment ainsi sur cette route à marcher sans but. Aujourd'hui encore nous avions passé la journée à marcher l'un à côté de l'autre sans trop parler, sauf pour s'assurer que l'autre allait bien. Le soleil avait taper toute la journée, je commençais à fatiguer et j'avais besoin de faire une pause là où je pourrais dormir réellement pendant quelques heures.

La route nous mena près d'une petite ville. Elle ressemblait à celle où j'avais grandit, de nouveau mon père et ma sœur me revinrent en mémoire, leur absence me tordit le cœur et la mort de mon père me serra la gorge. Connaissant Daryl, je me doutais qu'il allait nous faire contourner la ville, il n'allait pas vouloir nous mettre en danger, même si cela voulait dire peut être trouver de la nourriture. Pourtant, alors que nous arrivions à un tournant et que soudain cette maison à l'écart de la ville apparut, je sus que nous devions nous arrêter là pour la nuit. Certes, elle aurait déjà été pillé, mais nous pourrions au moins nous enfermer dans une pièce pour pouvoir prendre tout les deux un peu de repos mérité. Soudain, cet arrêt me parut vital, je voulais pouvoir faire le point, je voulais pouvoir oublier la peur qui me tordait le ventre depuis notre départ pendant quelques secondes. Daryl ! Je relevais la tête vers lui, ma voix étaient enrouées surement parce que je n'avais presque pas parler de la journée où alors parce que je savais très bien que s'il me disais non, je n'aurais d'autre choix de le suivre. Il faut faire une pause, cette maison pourrait être un bon abri pour la nuit. D'ailleurs plus nous nous approchions et plus il me semblait que la porte avant était en bon état et n'avait pas été forcé, donc une chance supplémentaire d'avoir autre chose que du rat ou du serpent à diner.



Dernière édition par Beth Greene le Lun 9 Mar - 11:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Dim 8 Mar - 20:45


Run ! Run !
Beth & Daryl
La paix n'était pas faite pour durer, aujourd'hui j'en étais parfaitement conscient et je m'en voulais de m'être laisser aller trop facilement au calme et à la sécurité des murs de cette prison. Tout avait bien commencer, les rôdeurs avaient finis par devenir un risque minime que nous avions écartés et même si leur nombre autour des grillages semblaient chaque jour croître, nous semblions avoir réussi à maîtriser la situation … jusqu'à oublier que le monde était tout aussi dangereux, si on mettait ces immondices de côté. L'homme est un loup pour l'homme, je me souvenais de cette expression plus qu'aucune autre depuis que cet enfer avait envahi la Terre, mon père le répétait sans cesse pour justifier le fait qu'il n'accordait que rarement à sa confiance. Aujourd'hui, ça se vérifiait. L'être humain, semblait ne plus avoir de considération pour sa propre espèce et ils avaient tués, ils avaient été sans pitié et pour cette raison, j'en avais fais de même en massacrant quelques uns de ces soldats devenus fous et aveuglés par la peur.

J'avais attraper Beth par la main, sans un mot et sans nous retourner nous avions fuis. Je l'avais forcée à me suivre, traînée derrière moi avant de la lâcher et je savais que si ses jambes avaient continuées de la faire courir c'était pour la simple et bonne raison qu'elle était terrorisée et totalement chamboulée. Il fallait la comprendre, elle venait de voir son père être assassinée, elle avait perdu sa sœur dans la débâcle et le petit havre de paix qu'elle avait réussi à se reconstituer venait d'éclater à nouveau. Cette scène avait des airs désagréables de déjà vu et pourtant, arbalète en main je ne faisais plus qu'avancer droit devant, le plus vite possible pour mettre de la distance entre nous et cet endroit désormais perdu à jamais. Je ne savais pas combien de temps s'était écouler. Des minutes, peut-être des heures mais le fait est qu'a un moment...un bruit sourd me fit stopper ma progression, me fit me retourner. C'était fini. La fatigue venait de terrasser la petite blonde qui venait de s'écrouler et avec un soupir las, je fis alors demi-tour pour la relever, la porter. S'il lui fallait une pause, ce n'était pas l'endroit idéal pour ça.

Depuis cet épisode tragique,  plusieurs jours s'étaient écoulés. J'étais inquiet, Beth aussi mais ce n'était sans doute pas pour les même raisons. Elle pensait à la prison, aux gens que nous avions laissés, a sa sœur, elle me tannait pour y retourner, pour chercher des traces, des pistes...et pour moi, il en était hors de question. L'endroit devait désormais grouiller de rôdeur, après le bruit des coups de feu et des explosions. Je ne savais pas s'il y avait eu d'autres survivants que nous, j'avais tendance à en douter parfois et à d'autres moments, il me prenait l'espoir que certains aient pu réussir à fuir. Pourtant, je campais ma position. La prison était derrière nous, elle devait le rester et l'urgence était plutôt de trouver de quoi survivre pour nous deux pour le moment. Nous n'avions rien et si je parvenais depuis ces quelques jours à chasser quelques petites proies, les campements de fortune que nous improvisions étaient trop dangereux pour continuer ainsi.

La journée, ressemblait aux précédentes, nous avancions sans but réel, dans l'espoir mince de se trouver un abri ou des vivres. Nous avions parcouru des kilomètres de forêt et nous suivions depuis peu une route sur laquelle nous avions débouchée. Pendant des heures, elle ne sembla mener nul part, pourtant une bâtisse apparue finalement. Une maison isolée, visiblement calme et l'abandon. Alors que nous nous avancions vers l'endroit, la voix de Beth résonna. Elle voulait s'y arrêter, s'y reposer et je m'y attendais. Je lâchais un soupir en armant alors l'arbalète avant de hocher simplement la tête. Je n'aimais pas parler pour rien dire et quand je pouvais me faire comprendre sans un mot, je le faisais sans me faire prier...c'était d'ailleurs pour cette raison sans doute que les jours derniers avaient été si calme et silencieux. Je pressais le pas, m'avançant vers la fenêtre de la maison et une fois à cette hauteur, je l'essuyais légèrement afin de jeter un œil à l'intérieur. La maison semblait calme, la pièce que je pouvais voir était dérangée, sans plus et la poussière que je pouvais voir de ma position me fit dire que personne n'y était entrée depuis un bon moment. Alors que Beth me rejoignait, je fis quelques pas vers la porte, tentant de l'ouvrir...et surprise, la porte céda toute seule. Ce n'était pas verrouillé. « Je vais faire le tour. »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Lun 9 Mar - 11:20


“ Run ! Run ! ”
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Il n'était pas très causant, s'il était d'accord avec l'idée de s'abriter dans la maison, il se contenta de hocher la tête et d’accélérer pour atteindre la porte d'entrée avant moi. Je le suivis aussi rapidement que possible, mais il avait déjà ouvert la porte qui si elle semblait en bonne état, s'était tout simplement parce que personne ne l'avait verrouillé. Je sentis la déception me serrer l'estomac, des personnes avaient déjà visité cette maison, ils l'avaient vidé et ce soir, je m'endormirais certes en sécurité, mais au son de mon estomac qui allait grogner sans s'arrêter. Je soupirais doucement. Pourtant, je n'avais pas le droit de pleurer sur mon sort, pas encore tout de suite en tout cas, la maison grouillait peut être de rôdeur, ou bien d'humain que nous allions déranger, il fallait se montrer prudent. Daryl ouvrit alors la bouche, il comptait faire le tour, passer par derrière et s'assurer que tout était sur. Cette fois c'est moi qui me contentait de hocher la tête avant d'ouvrir la bouche. Je t'attends ici, je garde un œil sur les environs. Je levais enfin les yeux vers lui, m'accrochant à son regard et tentant un faible sourire, je sentis mon estomac se contracté un peu, mais je savais que cela n'avais rien à voir avec la faim, s'était ainsi à chaque fois que je le regardais, depuis que je l'avais pris dans mes bras, dans ma cellule alors qu'il m'avait annoncé le mort de Zack. S'était juste idiot, pourtant, quand j'avais posé ma tête contre sa poitrine, j'avais entendu son cœur accélérer. Je n'avais jamais rien dit, mais cela m'avait fait quelque chose et depuis je me sentais comme une adolescente qui à un coup de cœur.

Je baissais alors les yeux, je ne devais pas penser à cela, pas maintenant, je devais rester concentrée sur ma tâche, m'assurer qu'aucun rôdeur n'allait nous surprendre alors qu'il s'assurait que la maison était sécurisé. Lentement, je sortis mon couteau de chasse. Enfin son couteau de chasse, j'avais qui la prison avec un fusil, mais les cartouches tirés depuis bien longtemps m'avait laissé sans aucune arme et Daryl, me l'avait donné pour que je puisse me défendre. Je pris le manche bien en main et relevais de nouveau la tête vers Daryl, il me fit un petit signe de tête et il partit alors que je montais la garde sur le perron de la maison. Tout était redevenu silencieux, rien ne bougeai et je savais que je n'entendrais pas Daryl avant de la voir revenir. Je scrutais la route, mais heureusement durant plusieurs secondes tout sembla calme et je commençais à me détendre, à me dire que tout irais bien que Daryl allait revenir, qu'il me dirait que tout était sur et alors nous pourrions nous installer pour la nuit. Avec un peu de chance, il resterais une boite ou deux cachées dans la cuisine et alors nous pourrions prendre un vrai repas. Je pourrais une fois de plus tenter de le convaincre de retourner vers la prison, de trouver leur trace, car je ne pouvais pas baisser les bras comme lui, penser que nous étions les deux seuls survivants de notre famille, était une pensée que je ne pouvais pas me permettre d'avoir.

J'en étais là dans mes réflexions quand le calme fut rompus, non pas par Daryl comme je l'avais espéré, mais pas un grognement qui m'était maintenant familier. Je tournais la tête et je le vis alors sortir des fourrés. Avant cela avait dut être un homme de haute stature, fort et sportif. Aujourd'hui, s'était un monstre mangeur de chair et même si je restais immobile et silencieuse, mon odeur dans le vent léger de cette fin d'après-midi me trahit. Aussitôt, il tourna la tête vers moi et avança dans ma direction, les bras en avant pour espérer m'attraper le plus vite possible. Je quittais le perron, je ne voulais pas l'attirer près de la maison, je reculais lentement jusqu'à l'allée de terre, raffermissant ma prise sur le couteau, je m'exhortais au calme, depuis le temps, j'avais appris à affronter les zombies, pourtant, je n'arrivais pas à rester sereine et je sentais toujours la panique nicher au creux de mes poumons, près à se manifester si les choses tournaient mal. Bien trop vite, il fut sur moi et je me rendis compte alors qu'il faisait plus d'une tête que plus que moi, je n'étais pas très grande et ce monstre avait été un géant dans le passé. Je me forçais à ne pas bouger, à le laisser m'approcher et comme mon père et Rick me l'avait appris, je bloquait le rôdeurs sous le menton avec mon avant bras, l'empêchant ainsi de trop m'approcher, pendant que ma main tenant le couteau décrivait un arc de cercle dans le but de venir se planter droit dans le cerveau. Seulement voilà, il était trop grand et moi pas assez, le couteau se planta dans l'intersection de la mâchoire et ne fit rien mis à part me mettre dans une situation périlleuse. En butant l'os, le couteau dérapa et je le perdis, puis alors qu'il continuais d'avancer, je tombais lourdement sous son poids. Alors que mon dos entrait en contact avec le sol, je sentis un pierre s'enfoncer entre mes omoplate, la douleur me fit pousser un cri, mais je devais rester concentré pour garder cette mâchoire à moitié pendant à cause de mon coup de couteau loin de ma peau. DARYL ! Je ne savais pas s'il m'entendrait où s'il pourrait venir à mon secours, mais le fait est que le rôdeur était trop grand et trop lourd pour moi, bientôt, les forces me manqueraient et alors il pourrait me dévorer tranquillement.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Lun 9 Mar - 20:56


Run ! Run !
Beth & Daryl
Je lançais un dernier regard à la petite blonde, avant de m'engouffrer dans la maison. Quand on la regardait, elle était mon total opposé. Frêle et aux allures si fragiles, son regard trahissait sa peur, sa souffrance, son inquiétude et sa lassitude...c'était le genre de choses que je gardais pour moi. Je n'avais jamais ressenti le besoin de parler ce genre de choses ou plutôt, on m'avait toujours appris qu'exprimer clairement ses sentiments n'était pas digne d'un homme, un vrai. Du coup, depuis bien des années maintenant, j'avais adoptée cette attitude de rustre renfermé qui finalement me convenait très bien, surtout depuis le début de cette épidémie qui contribuait à retirer à chacun tout ce que nous avions de plus cher au monde.

J'avais fais quelques pas dans le couloir de l'entrée, alors que Beth avait choisi judicieusement de rester dehors pour le moment. Le facilité avec laquelle nous étions entrer ici suggérait que l'endroit avait déjà été fouillé et pillé, et pourtant tout dans cette maison me paraissait étrangement bien rangé. En entrant dans le salon rapidement, j'avais constater qu'il ne manquait finalement ici que des objets personnels de la famille qui avait vécu là. Les cadres avaient disparus des murs, y laissant leur empreinte sur le papier peint vieilli. La cuisine, semblait en parfait état à première vu et c'est plus par sécurité qu'autre chose que j'avais entrepris de monter vérifier à la hâte les étages pour vérifier qu'aucun rôdeur n'y était enfermé. Il y avait trois chambres à l'étage, et une salle de bain dont la porte était grande ouverte et que je n'eus donc pas besoin de vérifier. La première chambre était une chambre parentale, l'armoire était grande ouverte, le lit fait et la pièce était vide, je laissais donc la porte ouverte et passait à la suivante, une chambre de bébé, vide elle aussi et c'est alors que j'ouvrais la dernière, la chambre d'une petite fille...qu'un cri se fit entendre de dehors. Je baissais alors l'arbalète que je tenais depuis tout à l'heure, pour me précipiter dans les escaliers, descendant les marches deux par deux, j'atteignis finalement la porte d'entrée, puis le perron. Beth n'y était plus. En réalité, elle s'était éloignée et c'est un nouveau cri qui me fit descendre les quelques marches restantes. Elle était a terre, un rôdeur en dessus d'elle et elle luttait, désarmée pour s'en débarrasser. Mon arbalète se leva alors rapidement et j'appuyais sur sa détente. Le carreau fila droit pour aller se planter droit dans la tête du mort-vivant qui s'effondra de tout son poids sur la jeune femme. Je me précipitait alors vers elle, posant mon arme à terre pour la débarrasser de ce poids mort qui devait, même décharné, encore peser plus de cent kilos. Je le fis basculer sur le côté, avant d'attraper les mains de la blonde pour l'aider à se relever. Elle était à bout de souffle, le regard encore hagard. « Ça va...t'as rien ? » Pendant que je parlais, je scrutais chaque partie de son corps, par habitude pour vérifier qu'aucune morsure n'y avait été faite et à mon grand soulagement, je n'en vis aucune. Le sang qui tâchait ses vêtements était loin d'être frais, il était déjà noirâtre, coagulé et je l'identifiais comme étant celui du rôdeur qui gisait désormais à terre à nos pieds.

Ayant constater que tout allait bien pour elle, ou presque, je m'accroupis alors pour récupérer ma précieuse arbalète. « La maison est sûre...j'ai pas fouiller, mais on peut y passer la nuit. » J’entraînais alors Beth à l'intérieur, à l'abri. Je tenais pas à devoir face à plus de rôdeurs maintenant, elle avait besoin de repos, elle me l'avait dit et je devais avouer que je n'étais pas contre l'idée de me reposer un peu jusqu'au lendemain. Une fois que nous fûmes tout deux à l'intérieur, je déposais mes affaires dans un coin, avant de pousser un meuble contre la porte pour éviter les problèmes, j'entrepris aussi de fermer tous les volets du rez-de-chaussé.
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Lun 9 Mar - 21:51


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Mon bras qui maintenant le poids du rôdeur commençait à trembler, je n'allais pas pouvoir encore tenir très longtemps et alors je mourais dans d'atroce souffrance. C'est d'imaginer laisser Daryl seul qui me fournir la force nécessaire de tenir, je savais qu'il pourrait se débrouiller sans moi, il y arriverait peut être même bien mieux que maintenant, mais je savais aussi que même s'il ne parlait pas, s'il ne le disait pas, la mort de mon père et la perte de la prison l'avait affecté bien plus qu'il ne voulait bien le dire. C'est quelques secondes plus tard que j'entendis le bruit de l'arbalète de Daryl et du carreau entrant dans les chairs putrides du rôdeur. Soudain ce monstre qui s'était débattu pour tenter de me mordre, s'immobilisa et sembla peser deux fois plus lourd. Mon bras lâcha et le cadavre m'écrasa complétement au sol enfonçant encore plus le caillou entre mes omoplates et déclenchant un nouvel éclair de douleur. Je grimaçais alors que Daryl arriva à ma rescousse, seule, j'aurais eut un mal fou à me dégager, lui le fit basculer en un rien de temps et soudain je fus debout, je respirais fort, je me sentais toute tremblante, mais j'étais en vie. Je vais bien. La joie d'être toujours en vie m'avait fait oublier la douleur dans mon dos et je restait immobile alors qu'il regardait pour s'assurer que je n'avais pas été mordu, l'inquiétude laissa alors rapidement place au soulagement dans ces yeux et je ne pus m'empêcher de sourire. Merci Je ne le quittais pas des yeux alors qu'il ramassait ces affaires, il était tout ce qui me restait, j'avais besoin de lui et je ne voulais pas un jour le perdre.

Il se redressa alors et m'entraina vers la maison, m'annonçant, que la maison était sure, que l'on pourrait y passer la nuit et que s'il n'avait pas fouiller, on pourrait peut être trouver un petit quelques choses à manger. En arrivant sous le porche je récupérais le sac que j'avais trouvé sur la route et qui ne contenait presque rien, en tournant légèrement la tête pour m'assurer que la voie était dégagée et je sentis mon sourire augmenter alors que mon regard tomba sur une citerne d'eau, de toute évidence, les occupants n'avaient jamais raccordé l'eau à la ville, du coup nous aurions au moins de l'eau froide sortant des robinets, ce qui annonçait alors une douche, chose qui n'était pas arrivé depuis bien trop longtemps à mon gout. Nous pouvions nous laver à la prison, mais pas tous les jours, il fallait rationner l'eau. Daryl referma la porte derrière moi et s'assura que rien ne viendrait nous surprendre. Il y a une vieille citerne dans le jardin, il doit y avoir de l'eau froide au robinet. Je l'imitais alors posant mes maigres possessions dans l'entrée, je le laissais nous plonger dans la pénombre alors que je me dirigeais vers la cuisine. J'avais faim et je n'en pouvais plus de cette idée que peut être il y aurait à manger dans les placards. J'ouvris le premier et lâchait une exclamation de surprise, les placards étaient plein. Je restais un long moment le regard fixer sur les différentes boites et paquets de douceur, je sentais déjà mon ventre se tordre tant il réclamait à manger. Daryl ! Les placards sont pleins. Je trouvais ça tout de même étrange, une maison si bien situé, qui n'était pas visité, les placards débordant de nourriture, pourtant, je ne voulais pas y penser tout de suite. Je me redressais et réfléchissait déjà à comment j'allais cuisiner tout cela, sans y penser, alors que Daryl entrait dans la cuisine je m'appuyait le dos contre le mur. Je me redressais aussitôt en poussant un petit cri de douleur, j'avais oublié le rôdeur et la pierre s'enfonçant dans mon dos. Tu veux bien regarder mon dos, je me suis fais mal tout à l'heure. Sans attendre sa réponse, je me tournais dos à lui et remontais mon T-shirt, dévoilant la peau de mon dos, mais également de mon ventre, la douleur se situant dans le haut du dos, je le relevais jusqu'aux épaules et sous les yeux de Daryl se montra un hématome assez gros qui déjà virait au noir.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mar 10 Mar - 3:16


Run ! Run !
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J'avais verrouiller tous les accès de la maison, pour éviter toute sorte de soucis avec les rôdeurs qui pourraient encore traîner dans les environs. Je nous avais totalement enfermés dans cette maison et au fur et à mesure que les volets se fermaient, la pénombre s'installait dans la bâtisse. Beth, avait déposer ses affaires près des miennes, avant de se mettre à fouiner dans la cuisine en toute confiance, alors que je vidais les tiroirs du salon, autant par curiosité que dans l'espoir de trouver des bougies. Au bout de quelques minutes, et pas mal de tiroirs, je mettais enfin la main sur ce que je cherchais et même sur un briquet. J'étais occupé à mettre un peu de lumière dans le salon, quand la voix de Beth retentit de la cuisine, visiblement, les placards étaient pleins, elle avait trouver de la nourriture et même si cette bonne nouvelle me réjouissait...je restais de marbre, m'inquiétant plutôt du pourquoi du comment cette maison, dont la porte était pourtant restée ouverte, était pourtant toujours pratiquement intacte. L'endroit, donnait simplement l'impression d'avoir été quitté tranquillement par ses occupants qui avaient simplement claquer la porte derrière eux … depuis, il semblait que nous soyons les seuls à l'avoir de nouveau ouverte.

Je terminais d'allumer les quelques bougies, en plaçant une dans un petit bougeoir que je portais jusqu'à la cuisine, rejoignant la petite blonde par la même occasion. Je posais la petite source de lumière sur la table, avant de m'avancer vers le robinet pour vérifier l'hypothèse émise par la jeune femme...et l'eau se mit à couler. Elle avait eu raison. La citerne de l'extérieur, que dans la précipitation je n'avais même pas remarqué, allait nous fournir de l'eau par tous les robinets et lavabos de la maison ce qui était une bonne chose. Nous allions pouvoir en profiter, autant pour se laver que pour faire quelques réserves d'eau potable. Je me retournais alors vers Beth qui grimaçant, me demanda de vérifier son dos. Visiblement, elle s'était blessée dans la « bagarre » de tout à l'heure et elle se retourna, remontant son haut jusqu'à ses omoplates afin de me montrer son dos. D'abord gêné devant la peau nue de la jeune femme, je finis par la faire se détourner un peu, afin d'éclairer son dos un maximum. Au milieu de ses omoplates, un bel hématome s'était formé. « Tu as … tu as un bleu … un gros bleu. Y'a peut-être quelque chose dans le coin, pour mettre là-dessus. » Mes doigts glissèrent légèrement sur l'hématome, avant de quitter la peau de Beth. C'était le genre de situations auxquelles je n'étais pas habitué. Rarement, je m'étais retrouvé si proche d'une femme, si peu vêtue et si elle n'avait fait que remonter son haut pour me dévoiler son dos...ça ne retirait rien à ma gène. Du coup, je baissais rapidement les yeux, la laissant remettre son vêtement en place et me raclais la gorge, pour masquer mon mal être, pour me redonner contenance. « Je vais...aller voir là-haut si je trouve...un truc. » Je fis alors un pas en arrière, me prenant les pieds dans une chaise, avant de finalement me retourner pour quitter la cuisine et monter les escaliers.

Ce genre de réaction idiote était loin de me ressemblait et avait tendance à me mettre en rage. J'étais presque en colère contre moi-même, pour mes réactions puérils. Je me faisais penser à un ado qui voit une poitrine pour la première fois, et le pire dans l'histoire … c'était que cette fois, je n'avais fais que regarder le dos dénudé d'une femme. Si Merle avait été dans le coin, j'étais persuadé qu'il se serait moquer ouvertement de mes attitudes de gamin. Lui, n'avait jamais eu aucun complexe de ce côté là, ce n'était pas un modèle à suivre mais parfois, il m'était arrivé d'envier ce côté sur de lui qu'il arborait avec tout le monde.

En arrivant en haut de l'escalier, je chassais mes pensées en secouant la tête, me concentrant sur la raison pour laquelle j'étais monté ici : chercher quelque chose pour le dos de Beth. Je m'engouffrais alors dans la salle de bain restée ouverte, et me mit à fouiller l'armoire à pharmacie au dessus du lavabo. Il y avait ici quelques anti-douleurs, que je mis de côté, quelques compresses, du désinfectant, mais aussi des médicaments que je ne connaissais pas et finalement, je mis la main sur un tube de crème indiquée en cas d'hématome, selon les indications sur le tube. Je redescendis alors à la cuisine, calmé désormais. « J'ai trouver ça … pour le bleu. Et y'a des anti-douleur, si t'as besoin. »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mar 10 Mar - 14:32


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J'avais remonté mon T-shirt, laissant ma peau blanche à la vu de Daryl, je levais rapidement les yeux vers lui avant de détourner la tête gênée et rougissante. S'était ridicule, je le savais, seulement le dos et il n'y avait rien entre nous qui puisse justifié ce que je ressentais et pourtant, je ne pouvais pas m'en empêcher, il me tourna légèrement surement pour mieux voir à la lueur de la bougie et je restais le plus immobile possible. Soudain, je poussais une petite exclamation de douleur, mais aussi sentit un frisson me courir de la tête au pied alors que ces doigts presque avec délicatesse le long de ma peau, passant sur le bleu. J'étais surprise de ma réaction, de ce que je ressentais alors qu'il m'avait touché. Je me mordis un instant la lèvre, se n'était rien de grave et je devais ne pas montrer mon trouble. Lui aussi semblait troubler, il hésitait dans ces propos et sa voix n'était pas tout à fait la même. Merci ! Je laissais glisser le tissu recouvrant ainsi ma peau et je restais quelques secondes dos à lui, le temps à mes joues de reprendre une couleur normale. Je ne devais pas me ressentir ce que je ressentais à cet instant, cela ne mènerait à rien, il me proposa d'aller chercher de quoi me soigner et je hochais la tête, avant de me retourner brusquement quand il se prit les pieds dans la chaise. Je croisais alors son regard et de nouveau mon cœur augmenta son rythme. C'est sans un mot de plus, j'en aurais été incapable, qu'il quitta la cuisine pour l'escalier et l'étage. Je respirais alors profondément, je n'étais qu'une petite idiote qui était en train de s'amouracher d'un homme qui jamais ne la verrait autrement que comme une gamine. Pourtant, je n'y pouvais rien, je craignais que le mal soit déjà fait.

Je restais quelques secondes immobile, pensive, puis je me secouais, si j'avais faim alors lui devait-être dans le même état que moi, je pris la bougie sur la table et entrepris d'ouvrir les tiroirs de la cuisine et je fis alors une autre découverte, un petit réchaud de camping, il semblait en bon état, mais beaucoup utilisé, il faudrait que je prévienne Daryl, nous pourrions peut être trouver du matériel de camping dans cette maison qui semblait avoir été épargnée par les rôdeurs et les pilleurs. Je souris en coin en mettant une casserole d'eau à chauffer, ce soir nous allions faire un très bon repas. Je ne pus m'empêcher d'entre alors le sermon de mon père, sur ce que Dieu nous donne, selon lui nous sommes toujours capable de surmonter les épreuves et la récompense pour les pieux vaut toujours le sacrifice. Étais-ce là la récompense pour avoir fuit, pour ne pas avoir chercher les autres. Je me rendis compte alors que des larmes de tristesse, mais aussi de colère roulaient le long de mes joues. Je les essuyais presque rageusement. Je ne voulais plus pleurer, je ne voulais pas leur dire adieux, je ne pensais pas comme Daryl, ils étaient en vie, quelques part surement en train de nous chercher. C'est à cet instant que Daryl revint dans la cuisine, il avait trouvé de quoi me soigner, c'était une très bonne nouvelle. Je laissais quelques instant la préparation de mon repas et me dirigeais vers lui en souriant. Tu veux bien m'en mettre ? En faite il n'avait pas trop le choix, vu où le bleu était placé, il était impossible pour moi d'y appliquer de la crème. De nouveau je me mis dos à lui, relevant mon T-shirt et exposant ma peau et le bleu. Je dégageait ma nuque en déplaçant mes cheveux sur le côté pour éviter qu'ils l'embêtent et j'attendis quelques secondes avant de sentir une nouvelle fois ces doigts sur ma peau. La sensation que j'avais éprouver quelques minutes plutôt revint plus vive, plus forte et bien vite je me sentis toute tremblante, les joues en feux et l'envie que ces mains découvrent le reste de mon corps.

J'étais ridicule, je savais que jamais il ne pourrait partager quoi que ce soit avec moi, je l'entendais déjà me dire que nous n'avions rien en commun et qu'il ne voulait pas s'encombrer d'une gamine comme moi. Je n'osais imaginé le mal que de tel parole me ferait, alors que rien que de les imaginer, je sentais mon cœur se serrer. Ces doigts continuais à effleurer ma peau, déclenchant frisson et je me surpris moi-même en entendant un petit soupir franchir la barrière de mes lèvres. J'espérais de tout cœur qu'il n'aurait rien entendu, qu'il ne se doutait pas de la tempête d'émotion et je devais être honnête, d'envie qui parcourait tout mon corps à cet instant où les yeux fermées je le laissais me soigner. Ce qui se passa ensuite, je ne le préméditait pas, soudain ces doigts se dirigèrent vers ma nuque et alors je perdis le contrôle et la raison. Soudain, je me retournais vers lui, croisant son regard qui me sembla un instant voilé puis je passais mes bras autour de son cou, tout cela n'avait pris qu'un dixième de seconde, mon esprit était encore en train de savourer la douleur de ces doigts, que déjà mes lèvres se posèrent sur les siennes. Je devais avoir perdu la raison, sinon comment expliquer que soudain, je me retrouvais dans ces bras à embrasser un homme qui n'était pas du genre romantique et surtout à en vouloir plus. Je n'avais jamais connu l'amour, j'étais sortie avec des garçons, j'en avais embrasser et pourtant, le torrent de lave qui se déversait dans mes veines alors que mes lèvres jouait avec les siennes était une nouveauté. Tout comme l'envie qu'il me fasse découvrir ce qu'était une relation physique entre un homme et une femme, j'étais vierge et cela ne m'avait jamais posé de soucis pour, je voulais ce soir, découvrir ce dont on parlait avant en rougissant.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mar 10 Mar - 23:33


Run ! Run !
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Mon aller-retour a la salle du bain du haut avait été rapide, plus que je ne l'aurais voulu en vérité mais j'en avais jusqu'à oublier de prendre mon temps. J'étais donc de retour dans la cuisine, et malgré ma rapidité Beth avait eu le temps de dénicher un réchaud et elle avait même commencer à faire à manger. J'étais stupéfait de voir à quel point une femme, parvenait à s'adapter dans une cuisine, même lorsque ce n'était pas la sienne. Je me souvenais d'un pote de l'armée, avec lequel nous avions eu cette réflexion et pour lui, c'était tout simplement parce la cuisine, disait-il était un « territoire de femme ». C'était un point de vue typiquement masculin et machiste, mais je devais me rendre à l'évidence...je me sentais toujours totalement perdu dans une cuisine. Ça avait toujours été le cas.

J'exhibais presque fièrement mes trouvailles. Cette maison était une vraie chance ! De l'eau, de la nourriture, un abri et même quelques médicaments, je songeais déjà à bien remplir mon sac avant de la laisser en arrière pour continuer notre route à destination encore inconnue et incertaine, et Beth me ramena aussitôt sur Terre. Sa demande était prévisible et bien entendu, j'étais à des années lumière de l'avoir prévu. Elle voulait que je mette la crème sur son hématome, qu'elle même ne pouvait pas atteindre seule et comme pour illustrer sa demande, elle réitéra ses gestes précédents. Soulevant son haut, pour dévoiler son dos entier afin d'exposer à ma vue le bleu bien visible. Je posais alors sur la table, près de moi, la boîte d'anti-douleur, pour ensuite retirer le bouchon du tube de crème sur lequel j'appuyais ensuite légèrement pour en déposer sur l'hématome. Je me débarrassais ensuite du contenant, posant mes doigts sur la peau de la jeune femme pour y étaler la crème translucide à l'odeur pas si désagréable finalement. Mon manège, dura une bonne entière, le temps que la crème pénètre correctement la peau, mes doigts dessinaient des cercles invisibles, montaient, puis descendaient avant de remonter...et c'est à ce moment qu'elle se retourna, presque brusquement. Ses bras passèrent derrière ma nuque et elle vint aussitôt poser ses lèvres sur les miennes, m'offrant un baiser timide mais néanmoins plein d'envie que je ne compris pas vraiment de suite. En réalité, j'en étais plus à me demander si dans la bagarre, elle n'avait pas prit un coup sur la tête. Pourtant, je ne la repoussais pas...au contraire, c'est presque naturellement que mes bras à moi vinrent l'entourer pour la presser contre moi alors que je répondais à son baiser.

Lorsque nos lèvres se séparèrent, j'étais hagard et perdu. Je ne savais pas comment réagir en vérité. Est-ce qu'il fallait qu'on en discute, maintenant ? Je n'étais pas fan de cette option, je n'étais pas particulièrement loquace en général, mais je devais bien avouer que mes sentiments était presque un sujet tabou...et c'est bien pour cette raison que ma réaction fut des plus maladroite. Au lieu de m'étendre sur mes sentiments et mon ressenti, c'est à mon estomac que je choisis d'offrir la parole. J'avais fais un pas en arrière, poser le regard sur le réchaud pour éviter le sien... « On devrait manger... »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mer 11 Mar - 11:03


“ Run ! Run ! ”
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Je n'avais rien préméditer, je n'avais pas chercher à ce que ce moment existe et pourtant alors que mes lèvres touchèrent les siennes, je fus comme électrisée, mon corps sembla s'enflammer alors que mon cœur battait à un rythme infernal. Je prenais le risque de me faire rejeter, que gentiment mais fermement il me repousse, sauf qu'il ne le fit pas, au contraire, je sentis ces bras m'enrouler et me serrer puissamment contre lui, je sentis une vague de plaisir et de désir me percuter de plein fouet alors que je ne quittais pas ces lèvres mes mains caressant doucement sa nuque et plongeant dans ces cheveux. J'aurais voulu que ce baiser ne s'arrête jamais, pourtant au bout d'un moment, nos lèvres se quittèrent, je restais alors contre lui, les yeux fermés savourant la sensation qui s'était emparée de moi qui s'accrochait encore un peu avant de disparaitre, je me sentais toute tremblante, mais pour une fois se n'était pas à cause de la peur ou du froid, non s'était bien autre chose qui me rendait toute fébrile comme ça, mais je n'avais pas encore les mots pour l'expliquer. Finalement, je laissais glisser mes mains le long de son torse alors de rompre le contact avec lui. J'en voulais plus, beaucoup plus, mais de nouveau je ne savais pas si lui voudrait de moi et il serait risquer de faire quoi que se soit de plus.

Je levais les yeux vers lui alors qu'il reculait, mais son regard restait braquer sur un point derrière moi alors que ces joues étaient rosit et qu'il semblait tout aussi perdu que moi. Je restais silencieuse sans bouger, je ne savais pas si ce baiser allait changer quoi que se soit entre nous, je le voulais, je voulais qu'il se rende compte que j'avais plus à offrir que d'être un poids pour lui, j'avais envie de lui offrir ce côté d'une relation entre un homme et une femme. D'un autre côté, j'étais terrifiée à l'idée que les choses puissent changé à ce qu'elle évolue vers quelque chose de totalement inconnue pour moi. Heureusement, Daryl égal à lui même, ne chercha pas à entamer la conversation, au contraire, il la dévia pour me rappeler un de nos besoin les plus important à cet instant, manger. Je reculais d'un pas à mon tour et souriait, je devais avoir une drôle d'allure, les yeux brillants, les joues rouge et un sourire tendre sur les lèvres, pourtant je me sentais bien à cet instant, comme si ce baiser, même s'il avait amener des nouvelles questions, avait aussi lavé le peur, la colère et la tristesse de mon esprit pour un petit moment. Bien sur ! Assis toi, je finis ça rapidement. l'eau était bouillonnante et je m'activais alors, sentant tout de même son regard sur moi ce qui ne m'aidait pas à être totalement sereine, pourtant au bout d'une dizaines de minutes j'avais réussis à lui préparer des spaghettis à la sauce tomate. Je posais une assiette devant lui, j'avais fait beaucoup à manger, mais il faut dire que depuis cinq jours nous n'avions presque rien avaler et toute cette abondance de nourriture donnait envie de faire un bon repas. Bon appétit. Il y avait de la place pourtant je m'installais juste à côté de lui, me rendant vaguement compte que je cherchais le contact avec lui, je cherchais une raison qui ferait que nos peau se frôleraient, qui pourrait pourquoi pas nous pousser à nous embrasser de nouveau. Je mangeais un moment en silence savourant le bien-être que j'éprouvais grâce à se sentiment de satiété qui m'avait été un long moment refuser.

Nos assiettes furent rapidement vidé, le repas s'était passé dans un silence qui n'avait rien de gênant et qui était en passe de devenir une habitude pour moi. Maintenant que nous avions pu remplir nos estomac, je ne pensais qu'à une chose, me laver, changer ces vêtements consteller de tâche de sang et pouvoir me sentir humaine pour une nuit et pas seulement une survivante. Tu pense qu'il reste des habits dans les armoires où les anciens habitants ont tout pris ? Je me tournais alors vers lui pour lui faire face, mes genoux entrèrent en contact avec sa cuisse, mais je ne bougeais pas d'un pouce, je le regardais droit dans les yeux et me rendit compte que ces cheveux avaient fortement poussé depuis que nous nous étions rencontré à la ferme. Je me souvins alors du temps que j'avais passé à couper les cheveux de mon père et je souris doucement en coin. Si tu veux après que tu te soit lavé, je pourrais te couper un peu les cheveux. Je tendis alors la main et passait doucement ma main dans ces cheveux réfléchissant déjà à combien je pourrais couper.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Jeu 12 Mar - 22:53


Run ! Run !
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Je détestais perdre le contrôle des choses comme ça. Les événements s'étaient bousculés, enchaînés, et ce baiser qui certes avait été agréable, certes avait éveiller en moi des sentiments que je ne connaissais pas, m'avait fait l'effet d'une belle baffe en pleine figure. Elle m'avait surprit et si j'étais loin d'aimer les surprises, je ne lui en voulais pas. Il fallait juste que je songe à autre chose, que je me concentre sur quelque chose de plus futile pour calmer mon esprit et me remettre de tout ça tranquillement. C'était nouveau pour moi qui il fallait bien l'avouer était un espèce d'alien quand il s'agissait de sentiments humain, surtout quand il fallait que je mette à les partager d'ailleurs.

C'est donc sur la nourriture que j'avais reporter toute mon attention. J'avais faim, oui, j'étais affamé et je préférais largement penser à mon estomac vide qu'au reste. Du coup, c'est presque de façon abrupte que j'avais rappeler à Beth la casserole d'eau bouillonnante, afin qu'elle se remette à sa tâche. De mon côté, je m'étais simplement laisser tomber sur la chaise la plus proche, mon regard s'était alors fait fuyant un moment, avant de se reposer sur elle. Je n'avais pas dit un mot ; je devais être honnête, je n'avais pas spécialement envie de m'engager dans une discussion maintenant. Je la regardais alors simplement s'affairer en cuisine, mettre ses pâtes à cuir, ouvrir sa boîte de sauce tomate, mélanger le tout...et puis, elle était finalement revenue vers moi et aussitôt, je l'avais lâcher des yeux comme un gamin qui crains de se faire prendre à mater une jolie fille trop bien pour lui.

Elle posa devant moi une pleine assiette fumante et l'odeur de la nourriture fit crier famine à mon estomac. En silence, j'attrapais alors ma fourchette pour attaquer mon repas dans le silence le plus total. Elle s'était installée là, près de moi, pile à l'endroit ou bien entendu elle ne pouvait pas échapper à mon regard et finalement j'en étais à me demander si c'était volontaire. A quoi elle jouait maintenant ? Ce baiser, puis cette manière qu'elle avait de rester près de moi ou même de me regarder. Je ne pouvais pas m'imaginer une seconde que je puisse plaire à cette toute jeune fille. Il y avait déjà cette différence d'âge qui certes, à notre époque était loin d'être énorme mais qui tout de même était conséquente. Et puis, j'étais loin d'être le genre tombeur, je n'avais jamais rien fait pour séduire qui que ce soit et encore moins ces derniers temps.

Mon assiette, fut rapidement de nouveau vide. J'étais rassasié, ce qui n'empêchait pas les milliards de questions que le baiser de Beth avaient propulsées dans mon esprit de me torturer. C'est sa voix d'ailleurs, qui me ramena à la réalité, je me raclais alors la gorge, avalant ensuite une gorgée d'eau. « C'est possible...on peut monter voir si tu veux. » Bouger. Se concentrer sur autre chose oui...ça ne me ferait pas de mal. Il fallait que je m'occupe et chercher des vêtements, pour remplacer nos haillons suffirait amplement à me faire oublier le reste un moment. Mais voilà, alors que j'étais sur le point de me lever, elle se tourna vers moi. Je sentis ses frêles genoux buter contre ma cuisse alors que son regard se plongeait dans le mien, et sa main passa dans mes cheveux alors qu'elle proposait de les couper après une bonne douche. Ma main vint alors saisir la sienne, celle qui se trouvait dans mes cheveux... « Ce serait pas une mauvaise chose. » Il est vrai que mes cheveux avaient bien poussés, il m'arrivait trop souvent de les avoir dans les yeux lorsque le vent se lever et je trouvais ça particulièrement agaçant, surtout lorsque je chassais. Je finis par lâcher sa main finalement, avant de me lever. « On va aller fouiller les chambres... »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Ven 13 Mar - 22:49


“ Run ! Run ! ”
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Je ne savais pas réellement ce qui me prenait, oui je ressentais des choses pour Daryl, il m'attirait c'était un faite, mais jusqu'ici cela n'avait rien changé. J'avais toujours réussit à me comporter normalement et aller savoir pourquoi depuis que nous étions rentrés dans cette maison, je me retrouvais à la charmer. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi, mais je devais aussi avouer que je ne le regrettais pas. Le repas se passa pourtant dans le silence le plus absolu, j'appréciais se repas chaud qui me rappelais la vie d'autrefois, mais aussi parce que je mourais de faim et la sensation d'avoir l'estomac bien remplit se passe de tout commentaire. Pourtant le repas se finit bien rapidement, de nouveau il fallait penser à des choses pratique et l'idée de se laver et d'enfiler des affaires propres me sembla une idée merveilleuse. Il semblait s'être détendu et c'est alors que je recommençais, je ne pus m'empêcher de le toucher, de passer mes mains dans ces cheveux alors que mes genoux touchaient sa cuisse. Mon cœur déjà faisait des sauts et il ne m'aida pas quand il saisit ma main la gardant dans la sienne avant de la lâcher quelques secondes plus tard. Je te suis ! Je me sentis idiote quand j'entendis les tremolos dans ma voix, quand en me levant, j'entendis mes genoux cogner l'un contre l'autre. Il me mettait dans un état second. Je le suivis docilement jusqu'à l'étage et dans la chambre, dans l'armoire, il restait plein d'habit et j'eus tôt fait de trouver mon bonheur alors qu'il cherchait toujours. Je file sous la douche. Une douche, même froide par les temps qui cours était juste un réel bonheur et je partis sans demander mon reste cette fois. Je fis couler l'eau sur ma peau et me retrouvais vitre frissonnante, pourtant, je me lavais de la tête au pied et offrit un long shampoing à mes cheveux, je me sentais revivre, les produits sentait bon la cerise et une nouvelle fois je me sentis comme avant, ce qui mine de rien faisait un bien fou au moral. Je sortis de la salle de bain dans mes nouveaux vêtements, la femme qui vivait ici devait être plus pulpeuse que moi et le t-shirt baillait un peu au niveau du décolletée, mais je m'en fichais, s'était du linge neuf qui sentait presque encore la lessive. Daryl tu peux y aller, je vais chercher ce qu'il faut pour te couper les cheveux, je serais dans la chambre. Je descendis alors au rez de chaussé pour trouver tout ce dont j'aurais besoin.

Il me fallut pas loin de dix minutes pour trouver tous le matériel et quand je remontais, Daryl sortait tout juste de la salle de bain. Il semblait lui aussi plus détendu, moins nerveux. Aller viens, une petite coupe ne te fera pas de mal. Il s'installa sur une chaise dans la chambre et je m'appliquait à raccourcir sa coupe, tout se passa très bien, j'étais concentrée sur ma tâche, ne voulant pas le louper et pendant un instant mes préoccupations plus charnel m'abandonnèrent, pourtant, tout bascula au moment ou je m'occupais de ces cheveux de devant. Pour cela je m'étais penchée face à lui et coupais lentement pour ne pas lui faire une frange trop courte. En baissant un peu la tête, je me rendis compte que mon t-shirt en montrait plus que je ne le pensais et que régulièrement, Daryl plongeait les yeux dedans avant de les détourner rapidement et en rougissant. Je perdis pied à ce moment là, les émotions déboulèrent par vagues et je crus que j'allais me noyer, sans un mot, le ciseau me glissa des mains, tout comme le peigne d'ailleurs. Je saisis son visage entre mes mains et l'embrassait pour la seconde fois en à peine une heure. Cette fois-ci pourtant, ce baiser n'avait rien de timide, il était passionné et montrait bien que j'avais une idée derrière la tête. En quelques secondes, nous étions passé d'une coupe de cheveux innocente à moi assise sur lui en train de l'embrasser d'une manière qui fit monter la température de la pièce de plusieurs degré.

J'avais encore du mal à mettre mes idées en place, je ne comprenais pas comment nous en étions arrivé là. Enfin si mon baiser plusieurs heures plus tôt en était peut être la cause, mais comment avions nous finis par faire l'amour dans cette chambre alors que je pensais qu'il ne ressentait rien pour moi était une énigme. J'étais à présent allongé sur le dos et j'avais le souffle court alors qu'il venait de rouler sur le côté pour se poser à mes côtés. Le silence n'était brisé que par nos respirations et je ne savais pas si je devais parler ou bien rester silencieuse. Est ce que cela allait changer quoi que ce soit entre nous. Il m'avait fait découvrir le sexe, il m'avait emmener là où personne d'autre ne m'avait jamais emmener et je rougissais encore en me souvenant des soupirs et gémissement que j'avais poussé entre ces bras. Je roulais alors sur le côté, je ne savais pas où nous mènerais cette nuit, mais pour le moment, il m'appartenait, je passais lentement ma main sur son ventre, me redressant pour lui faire face et je l'embrassait de manière presque chaste comparé à tout à l'heure. En me redressant j'avais un sourire aux lèvres, je voulais absolument lui prouver que j'allais bien, que j'avais aimé ça et qu'il n'y avait aucun malaise. Je ne regrette rien. Je ne savais pas si c'était ce qu'il fallait dire, Daryl était mon premier et serait surement le seul à me faire l'amour et je n'avais pas de guide sur comment se comporter après l'amour.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Sam 14 Mar - 19:31


Run ! Run !
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Nous étions montés, moi en tête à l'étage. Si j'avais pris le temps de vérifier rapidement les chambres pour m'assurer qu'aucun rôdeur y était dissimulé, je n'avais pas pris la peine de fouiller ces pièces et pourtant, une bonne surprise nous y attendait. Si quelques étagères semblaient plus pauvres que d'autres, les armoire était globalement pleines de vêtements propres et pratiquement neufs. Beth, trouva rapidement son bonheur et sortit finalement de la pièce me laissant à mes recherches. Le style de l'homme qui avait jadis habité ici était loin d'être semblable au mien, tout respirait une certaine élégance qui était loin de m'aller et surtout, qui était loin d'être adapté à mon rythme de vie. Pourtant, en fouillant plus en profondeur, je finis par dénicher un Jean à ma taille, ainsi qu'un t-shirt et même une vieille chemise de bûcheron que je déposais sur le lit, en attendant que la petite blonde termine avec la douche ; elle prenait son temps malgré l'eau froide et elle avait bien raison. Nous vivions comme des bêtes depuis bien trop longtemps...prendre une douche, même glacée était un luxe rare désormais, aussi je me montrais patient jusqu'à ce qu'elle revienne finalement, propre et changée, les cheveux encore humide. Elle m'invita à prendre possession de la salle de bain, et je ne me fis pas prier, profitant du jet d'eau froide qui apaisait alors mes muscles sûrement bien trop tendus. Je pris une bonne demi-heure pour moi, le temps de bien me laver, de laisser la crasse qui me recouvrait de la tête au pied s'écouler dans les canalisations de la maison. Une fois sécher et en jean, je pris même le temps de me raser. Je ressemblais à un homme de cro-magnon et encore...eux même avaient sûrement un jour été plus présentable que moi. Ce n'était pas vraiment que plaire ou être beau était important pour moi, non, je n'en avais que faire finalement. Mais ainsi, rasé, habillé et propre, je me sentais humain et homme plus qu'a n'importe quel moment depuis le début de l'épidémie.

J'enfilais un t-shirt, alors que je rejoignais Beth. Elle était toujours dans la suite parentale de la maison, elle avait installer une chaise au milieu de la pièce et elle m'invita aussitôt qu'elle me vit à m'y asseoir pour finalement commencer à me couper les cheveux, mèche par mèche. Les touffes de cheveux humides tombaient une par une au sol, la petite blonde s'affairait sur ma tignasse avec attention, tournant autour de moi pour finalement venir se placer devant moi, pour terminer son œuvre. C'est sûrement à ce moment, que tout commença à basculer. Lorsque je me rendis compte, en y regardant sans doute de façon trop appuyée, que le haut qu'elle portait était bien trop grand pour elle, qui laissait entrevoir une bonne partie de son décolleté. Je ne dis rien, sur le moment, je détournais le regard, pour finalement le reposer dans son t-shirt, et ce à plusieurs reprise, jusqu'à ce que finalement son regard capte le mien. Le peigne qu'elle tenait alors entre ses mains, rejoignit mes cheveux au sol, suivit de la paire de ciseau et sans même un mot, ses mains vinrent saisir mon visage juste avant que ses lèvres ne viennent à nouveau capturer les miennes. Tout s’enchaîna alors, car cette fois-ci, il ne me vint même pas à l'idée de la repoussée.

A bout de souffle, je me laissais tomber sur le matelas. Tout avait dégénérer bien trop vite, j'avais perdu le contrôle de moi-même et voilà où nous en étions. Nus, dans le même lit. Mon regard se fixa sur le plafond de la chambre, presque silencieuse maintenant. Je pouvais entendre Beth, respirer à côté de moi et c'est elle qui rompit bien vite le silence. Elle ne regrettais rien, disait-elle et je tournais alors vers elle pour la regarder ou plutôt l'admirer à ce moment. Je ne regrettais pas non plus et pour lui faire comprendre, je m'approchais légèrement d'elle, l'attirant à moi pour qu'elle s'allonge et déposant un baiser sur sa tempe. Les mots était inutiles, et pour lui faire comprendre le fond de pensée, tout ce que je voulais à ce moment c'était passer une bonne nuit de sommeil, avec elle dans mes bras, contre moi.
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Sam 14 Mar - 20:34


“ Run ! Run ! ”
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Mon cœur battait comme un fou et je sentis l'angoisse me prendre à la gorge alors qu'il me regardait fixement, nous venions de partager un moment fort et une première pour moi, si au moment où nous nous sommes unis ils avaient sur me rassurer, sut montrer de la douceur et l'attention, à cet instant il avait le pouvoir de me briser le cœur. Pourtant s'il ne prononça pas un seul mot, il arriva à me démontrer par son regard et par ces gestes que lui non plus ne regrettais pas et qu'il n'avait pas envie de quitter ce lit tout de suite. Je souris doucement quand ces lèvres entrèrent en contact avec ma tempe, s'était la première fois qu'un geste si tendre venait de lui sans que je l'ai chercher. Je n'étais pas loin d'espérer qu'une histoire était possible et qu'elle ne s'arrêterait pas avec le lever du soleil. Je me lovais dans ces bras et soupirais d'aise en les sentant se renfermer autour de moi. Il me tenait chaud, j'étais en sécurité et détendu comme jamais. Bonne nuit Daryl A cet instant, je me voyais déjà dormir d'un sommeil réparateur, me réveiller au creux de ces bras le lendemain matin. Je me sentais prête à affronter le monde, à retrouver les autres et à lutter de nouveau pour trouver un abri ou nous serions tous heureux. Oui ce soir j'étais optimisme, j'avais le sourire aux lèvres et je m'endormis très rapidement.

Nous nous étions endormis très tôt, mais quand je me réveillais en sursaut plusieurs heures plus tard, j'avais l'impression qu'il devait être aux alentour de minuit ou une heure du matin. Je sentis les bras de Daryl se resserrer autour de moi et compris que le bruit au rez de chaussé l'avait lui aussi réveiller. J'aurais pu penser à des rôdeurs, malheureusement, j'avais plus l'impression que l'on tentait d'enfoncer la porte et ça, se n'était que des humains qui pouvaient faire cela. D'ailleurs le bruit recommença et un craquement sinistre se fit entendre, Daryl nous avait bien enfermé et de toute évidence, ils avaient du mal à rentrer. Lève toi ! Habille toi ! Daryl réagit aussitôt, j'en étais encore à me demander ce qui pouvait faire ce bruit et qui pouvait bien vouloir entrer que lui me poussait hors du lit et s'habillait. Sans un mot, je fis ce qu'il me demandait, en deux minutes j'étais prête et j'avais même mon couteau à la main, j'étais heureuse de ne jamais le quitter celui-là. Il ouvrit la porte sans bruit et passa devant dans le couloir sombre, on pouvait entendre les bruits de voix à l'extérieur et j'avais difficilement ma salive. La porte n'avait toujours pas céder et nous nous glissâmes sans bruit dans le salon. Daryl faisait toujours en sortes de se placer entre la porte et moi, il semblait avoir compris quelque chose qui m'échappait encore. Daryl ! On peut fuir par la porte de derrière, retrouver les bois et se cacher. J'avais chuchoter, un simple filet de voix pour lui expliquer que nous pouvions profiter de la nuit pour quitter la maison, nous n'étions pas obliger de les affronter. Il se rapprocha de moi, me forçant à reculer, près de la porte de derrière et pendant un instant, je crus qu'il allait nous faire sortir. Ils savent que nous sommes là, ils savent que tu es là et ils te chercheront aussi longtemps qu'il le faudra. Ne fait pas de bruit et quand je te dirais de courir, tu sors et tu te cache, je saurais te retrouver. Ces paroles me glacèrent le sang, ils nous avaient vu arriver, ils nous avaient observer et cette maison si facile à prendre et aux placards si plein me firent soudain froid dans le dos. C'était un piège, il appâtait les survivants ainsi et en suivant son idée, ils arrivaient pour prendre les femmes et surement tuer les hommes. D'accord J'avais soufflé cette réponse, mais j'étais surtout terrorisée et au bord des larmes, alors que le début de nuit avait été magique, il se transformait maintenant en cauchemar. Je n'eus heureusement pas longtemps à attendre avant que la porte ne cède. Ils étaient cinq, ils entrèrent tous et avec des rires gras et des chuchotements excités ils montèrent les escaliers. Daryl se tourna vers moi et sans un bruit me montra la porte, je compris et reculais d'un pas, je ne voulais pas le laisser seul, je ne voulais pas être séparé de lui, mais je n'avais pas le choix. Après un dernier regard, je fis demi-tour et me glissais en silence à l'extérieur.

Je savais ce qu'il comptait faire, il allait éliminer la menace pour nous garder en sécurité. J'avais peur et pas pour moi, je ne pouvais imaginer ce qui se passerait si Daryl venait à mourir ce soir, rien que l'idée me fit venir les larmes aux yeux alors que je faisais le tour de la maison. Pour gagner les bois, il fallait repasser devant et faire une cinquantaine de mètre, j'allais me cacher là le temps qu'il sorte et me trouve, ensuite nous pourrions quitter cette maison et aller le plus loin possible. J'avais toujours mon couteau à la main et c'est ce qui me sauva la vie, attiré par le raffut que ces hommes avaient fait quatre rôdeurs avançaient lentement mais surement afin de rentrer dans la maison. Je ne pouvais pas laisser faire ça alors que Daryl allait lutter avec cinq hommes. Je m'avançais lentement, le couteau à la main et je choisis celui qui était le plus proche, il me tournait le dos et mon couteau s'enfonça facilement dans son crâne, quand j'enlevais mon arme, je fus aspergée du sang du mort, mais cela ne me dérangea pas, depuis le temps, j'en avais l'habitude. Il s'écroula à mes pieds, mais je l'avais déjà oublié et je me dirigeais vers le second. Je dus faire un peu de bruit car soudain, il se retourna et me vit et Je m'approchais rapidement et quelques secondes après il tombait à mes pieds. C'est alors qu'un bruit attira mon attention, complétement concentré sur ma tâche je n'avais pas vu la fourgonnette garée dans la pénombre, je n'entendis que les portières claquées et je me figeais. Je savais que me cacher était inutile, nous avions pensé qu'ils étaient tous rentré, mais force était de constaté, qu'ils avaient laissé des guetteur. Trois hommes qui ne m'inspirèrent pas confiance s'avancèrent vers moi comme s'ils se baladait. J'étais dans une situation délicate, à ma gauche se trouvait les deux rôdeurs qui attiré par le bruit des portières arrivaient doucement, mais surement vers nous alors que devant moi, ces trois hommes approchaient un sourire malsain aux lèvres. Prise de panique, je tentais le tout pour le tout, je devais retrouver Daryl, je devais me sortir de cette situation, je partis alors en courant vers la droite, malheureusement, je ne fus pas assez rapide, le plus grand du trio me saisit par la taille, me soulevant comme si je ne pesais rien du tout.

Je me débattis en hurlant, j'avais lâcher mon arme et je savais que s'ils arrivaient à me mettre dans la voiture, alors tout serait perdus. Je ne sais pas comment je réussis, mais soudain, lançant ma tête en arrière, je lui mit un coup de tête dans le nez, j'entendis un craquement, m'indiquant que je devais lui avoir fait mal. Je tombais lourdement au sol, sentant une douleur vive dans mes mains, mais je ne pris pas le temps de réfléchir, je me relevais et détalais aussi vite que possible, seulement, deux d'entre eux étaient encore en état et je le pensais maintenant en colère, soudain je tombais au sol, m'égratignant les mains au passage, un homme barbu me retourna sans ménagement, un sourire sans équivoque  sur le visage. T'inquiète ma belle, bientôt on te fera faire plein d'exercice. Il éclata de rire, se qui me donna la nausée, j'élançais ma jambe pour le frapper dans l'espoir de pouvoir fuir définitivement, mais il attrapa ma cheville riant de nouveau et il retourna vers la camion en me trainant derrière lui, je sentis ma peau s'érafler davantage, je me retournais les ongles tentant de me retenir, de ne pas lui facilité la tâche. De l'intérieur de la maison me parvint des bruits, des cris et j'espérais que Daryl n'était pas en mauvaise posture.  Le dernier homme à lunettes, vint nous rejoindre, il avait ramassé une pierre et semblait en colère. Dwain arrête de jouer, on l'endort et on rentre. Les autres nous rejoindrons.  Il me saisit alors par le col et me cogna à la tempe avec la pierre. Soudain, la nuit se fit dans une douleur fuguasse.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Dim 15 Mar - 4:24


Run ! Run !
Beth & Daryl
J'avais rarement aussi bien dormi, que ce soit avant ou après cette épidémie. J'avais toujours eu le sommeil léger, sûrement parce que je n'avais jamais passer dans un endroit où je sentais parfaitement en sécurité. Combien de fois, lorsque je n'étais alors qu'un enfant, n'avais-je pas été réveillé par le bruit d'un vase cassé lorsque mon père rentrait bourré, ou le bruit d'une chute dans l'escalier lorsque ma mère daignait enfin monter se coucher après des heures à cuver ? Combien de fois, n'avais-je pas été réveillé par les pas de Merle qui traversait ma chambre pour entrer et sortir en pleine nuit, par la fenêtre de cette dernière ? Depuis cette époque, je n'avais plus réellement dormi sur mes deux oreilles, toujours à l’affût du moindre bruit, un rien pouvait me réveiller. Pourtant, cette nuit fut différente. Pour la première fois depuis bien longtemps, j'étais plongé dans un profond sommeil depuis plusieurs heures déjà, mes bras enroulant le corps de Beth. J'étais bien, tout simplement et peu importe que cette nuit ai été ou non une bonne idée, je ne le regrettais pas, bien au contraire. Elle m'avait fait me sentir bien, et je lui en étais reconnaissant.

Ce fut un bruit sourd qui me réveilla. La chambre était encore plongée dans la pénombre et je devinais alors bien aisément que nous nous trouvions encore au beau milieu de la nuit, je tendis l'oreille, resserrant mon étreinte sur Beth. Un nouveau retentit et cette fois, je ne fus pas le seul à l'entendre. Beth se redressa subitement alors que je me décidais à bouger, lui ordonna presque de s'habiller et d'en faire de même. J'avais au début penser à un ou deux rôdeurs ayant senti notre présence à l'intérieur, l'intensité des coups et leur fréquence me firent vite changer d'avis. On ne frappait pas cette porte, non, quelqu'un essayait de la défoncer et j'étais prêt à mettre ma main au feu que ce quelqu'un, était loin d'être plein de bonnes intentions. Une fois habillé, je descendis rapidement les escaliers, tentant tout de même de faire le moins de bruit possible. J'avais attraper mon arbalète au passage, pour rejoindre le salon. La porte était bien barricadée, mais il fallait se rendre à l'évidence, ça ne tiendrait plus bien longtemps et la petite blonde s'en rendait sûrement compte autant que moi. Elle proposa de sortir par la porte de derrière, et je me mis alors à reculer lentement, le long du couloir. Je ne voulais pas quitter la porte des yeux, je ne voulais pas non plus lui tourner le dos de peur d'être pris par surprise et alors que nous atteignons l'arrière de la maison, je donnais mes consignes à Beth. Il fallait qu'elle sorte de là, qu'elle court, qu'elle se cache dans les fourrées, dans un buisson, dans un arbre, n’importe où loin du champs de vision de ces types là. Cette maison...de l'eau, des vêtements, de la nourriture, un endroit en bon état. C'était le piège parfait de nos jours et abattus comme nous l'étions, nous nous étions juste jetés dedans. J'enrageais, tout ça c'était de ma faute, uniquement de la mienne ! J'aurais du le voir venir, comprendre que tout ça, ce n'était normal et pourtant, je m'étais laisser endormir par un plat de pâtes, une douche fraîche et une bonne nuit qui finalement, venait de virer au drame. Ils n'étaient pas là pour moi, non, ils avaient du nous surveiller, la voir, attendre la nuit bien patiemment pour nous prendre par surprise...n'anticipant simplement pas le fait que je barricade aussi bien cette porte. Ça nous sauverait peut-être, qui sait ? Mais en attendant il fallait faire vite.

Nous venions d'atteindre la porte de derrière et finalement, celle de devant céda, laissant des hommes s'engouffrer dans la maison ; j'en comptais cinq au premier coup d’œil et j'indiquais alors rapidement à Beth de sortir, espérant qu'elle n'en fasse pas qu'a sa tête, et qu'elle se cache comme je le lui avais demander. J’aperçus une pointe de doute dans sans regard, mais finalement elle sortit en courant alors que je tirais un premier carreau, atteignant l'un des hommes en pleine tête. Ça en faisait un en moins, mais ça ne suffirait pas à me mettre à l'abri des quatre autres. Je ne pouvais cependant pas me permettre de fuir, il fallait que je couvre la petite blonde et surtout, je ne pouvais pas laisser ces gars en vie pour la simple et bonne raison que je savais que désormais, ils ne cesseraient plus de lui courir après. Je n'allais sûrement pas me sortir indemne, une nouvelle fois de cette histoire, ils me surpassaient largement en nombre et même si j'étais du genre à me faire confiance, il aurait été dangereux que je joue les héros. Le premier se jetait d'ailleurs sur moi et même si je parvins à l'éviter de justesse, le second lui ne me loupa pas. A partir de là, une avalanche de coups débuta, j'en lançais, j'en prenais quatre fois plus et j'avais vite fini par perdre l'avantage sur l'un ou l'autre pour retrouver à terre, roué de coups. A un moment donné, il me vint à l'esprit que c'était peut-être la fin. J'allais y passer, moi aussi et finalement Daryl Dixon n'aurait pas survécu à tout ça, malgré sa volonté. Pourtant, je réalisais qu'a présent, je n'étais plus seul. Elle était là, ou plutôt elle était seule, dehors, sûrement terrorisée, paralysée par la peur et je savais que quand ils en auraient fini avec moi, c'est à elle qu'ils allaient s'en prendre. Ils n'allaient pas la tuer, non. C'était une femme et je devais aisément quel genre de sort, ils lui réserverait. C'est pour cette raison que je pris la résolution de me ressaisir une bonne fois pour toute, bloquant un nouveau coup pour le renvoyer. Il fallait que j'y mette toute mes force, tout mon énergie, peu importe les coups que j'allais prendre, le sang que j'allais verser, il fallait que je sorte en vie de cette maison, pas pour moi, pour elle.

En sortant de la maison...je parvenais à peine a tenir debout. Je titubais au lieu de marcher, mes mains étaient couvertes de sang frais, autant que mon visage et les vêtements propre que j'avais enfilés quelques heures auparavant. Le silence était retombé, j'étais à bout et pourtant mon regard se mit à chercher des traces. Je cherchais n'importe quoi qui aurait pu m'indiquer où Beth était cachée...je me mis alors à examiner le sol, à tourner autour de la maison et c'est au bout d'un bon quart d'heure que mon regard se posa sur son couteau, abandonné au sol, non loin du cadavre d'un rôdeur récemment abattu. En continuant mes recherches, je tombais sur d'étranges traces qui me firent froid dans le dos. Il y avait lutte dans le jardin et sur quelques mètres, je pouvais parfaitement observer les traces de quelqu'un que l'on aurait traîner. Je les suivis jusqu'à la route boueuse, il y avait quelques traces de sang frais ici, tout près des traces d'un véhicule qui avait semble t-il démarrer rapidement. Je compris alors que les hommes à l'intérieur, n'étaient pas seul et en envoyant Beth dehors...je la leur avait finalement offerte sur un plateau doré. Je tombais à genoux, le couteau de la jeune femme entre les mains avant de hurler son prénom à plein poumon, attirant à moi plusieurs rôdeurs dont les grognements sonores se mirent à se rapprocher de seconde en seconde.

Ce n'est qu'au bout d'une bonne minute que le premier arriva à ma hauteur, je me relevais alors rapidement, envoyant le couteau que je tenais dans la tête de se dernier avant de le ranger. Je revins près de la porte d'entrée de la maison, réfléchissant un moment … avant de remarquer cette voiture, à peine dissimulée dans les fourrés, en face de la bâtisse. J'étais près mettre ma main au feu, elle n'était pas là à notre arrivée, elle devait donc appartenir à ces pourris. Il fallait que je la fouille, mieux, il fallait que je prenne de cette voiture et que je poursuivent les hommes qui avaient oser me retirer l'étincelle qui avait su rallumer un feu en moi, depuis bien longtemps éteint.
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Dim 15 Mar - 9:20


“ Run ! Run ! ”
Beth & Daryl



Il n'y eut pas de demi-sommeil pour moi, ce moment agréable où l'on sait que l'on dort et que l'on commence à reprendre pied dans la réalité. Non pour moi il y eut le noir puis quelques secondes après mes yeux étaient grand ouverts et la panique menaçait de me terrasser. J'avais un gout horrible dans la bouche et je sentais un côté de ma tête tout poisseux. Soudain les derniers évènements me revinrent en mémoire. La nuit magique que j'avais vécut et l'horreur qui avait suivit, ma bataille pour fuir trois hommes et la pierre qui m'avait maitriser. Je me redressais alors, la douleur dans ma tête fut comme un coup d'électricité, mais au moins je n'avais pas la tête qui tournait, s'était déjà pour moi une bonne nouvelle. J'étais dans une pièce totalement vide, dans le passé, elle avait dut servir de chambre où de salon, mais pour le moment, il n'y avait rien, mis à part le matelas sur lequel je me trouvais, posant mes yeux dessus, je sentis la bile remonter, il était couvert de trace suspect, mais aussi de sang séché et ancien. Je me levais vivement quittant ce lit immonde et me collait contre un mur pour tenter de me reprendre et de réfléchir un instant, la douleur que je ressentis provenant de mon hématome dans le bleu m'y aida, il me rappela Daryl et je savais qu'à cet instant, il était en train de me chercher, j'en étais persuadée tout comme je savais qu'il réussirait. Au final en m'accrochant à cette idée, en respirant lentement, je réussis à repousser la peur qui s'accrochait à mes tripes. Je devais fuir d'ici, je devais retrouver Daryl et rien d'autre ne comptait. Si la pièce était complétement vide et moi désarmé, j'espérais tout de même y arriver. Il y avait une fenêtre et je me précipitait dessus, dans l'idée j'allais l'ouvrir, me retrouver dehors et courir aussi vite que je le pouvais. Malheureusement, des hommes qui avait réussit à créer le piège de la maison, n'allait pas laisser ces proies s'échapper par là, ils l'avaient clouté de l'extérieur, un instant je pensais briser la vitre, mais je risquais de me blessé gravement avec le verre et je ne serais pas plus avancé. Je frappais la battis de fenêtre frustrée avant de faire demi-tour et tenter ma dernière chance, la porte. J'arrivais au milieu de la pièce quand celle-ci s'ouvrit à la voler.

J'avais devant moi le fameux Dwain, il aurait pu passer pour un survivant normal, ne cherchant qu'à survivre comme tout les autres. Pourtant le petit rictus accroché à ces lèvres balayait l'idée qu'il pourrait vous aider en cas de besoin. Je m'étais figé, je me faisais l'effet d'être un petit animal pris dans les phares d'une voiture. Il me semblait bien que j'avais entendu du bruit. Je frissonnais mais ne dit rien, je tentais de calculer mes chances de le bousculer pour pouvoir m'échapper par la porte, ensuite il faudrait que je me repère, que je trouve la porte d'entrée et que je cours suffisamment rapidement pour qu'ils ne me rattrapent pas. Étant donné qu'ils avaient des véhicules, mon idée avait toutes les chances de foiré et de toute façon, il fit un pas dans la chambre, fermant la porte et clôturant par la même occasion toutes mes idées de fuite. Il m’observa, se léchant les lèvres comme s'il avait un bon dessert devant lui. Tu as l'air prête pour le premier round. Je frémis et me demandait comment il était possible de passer qu'un moment si doux et magique à un cauchemar si terrifiant en l'espace de quelques heures, je déglutis, mais ne répondit rien, j'étais bien décidé à ne pas le supplier, à ne pas crier et surtout à ne pas pleurer. Tu as de la chance beauté, c'est quoi qui est gagné le droit de te faire découvrir notre petit paradis. Commence à te déshabiller. Je le regardais surprise, il devait vraiment être con pour penser ne serait-ce qu'un instant que j'allais obtempérer, jamais je ne ferais quoi que se soit pour l'aider à abuser de moi. Va te faire foutre connard. J'étais fière de moi, j'avais réussit à lui répondre, mais surtout je n'avais pas trembler, je n'avais pas hésité, ma voix était claire et déterminée. Si moi j'étais contente, lui par contre ne sembla pas apprécier, la colère traversa ces pupilles et soudain il fonça vers moi. Il me saisit alors à la gorge et me fit rapidement reculer jusqu'à ce que mon dos déjà douloureux butte violemment contre le mur. Sa main sur ma gorge se resserra et il me souleva de quelques centimètre. Je pourrais te tuer salope, je baiserais ton cadavre et cela ne m'empêcherais pas de dormir, alors soit gentille, fait ce que je te demande ou alors je vais vraiment devenir méchant. Je commençais à voir des tâches grises, mes mains griffaient les siennes en espérant le faire relâcher la pression, mais impossible, j'étais au bord de l'évanouissement quand il serra un peu plus fort une seconde avant de me lâcher. Je m’effondrais au sol la respiration sifflante, je pris de grande inspiration qui passèrent douloureusement dans ma gorge, mais qui me permirent de voir de nouveau normalement. Il s'accroupit à côté de moi et alors que je tentais de reprendre mes esprits, d'oublier cette sensation de suffocation, je sentis ces mains se poser sur mon corps. Lentement il la fit glisser, il tâtait le terrain, surement pour s'assurer que j'étais à son gout. Je pourrait faire ça gentiment, rapidement même tu sais, mais si tu ne m'obéis pas, je te promet que tu vas déguster et que ça durera très très longtemps. Je frissonnais, il était on ne peut plus sérieux et je préférais me taire, ne plus laisser le moindre son sortir de ma bouche.

Pourtant, il devait attendre une réponse, car il me saisit soudain par les cheveux pour me faire me redresser, de nouveau la colère déformait ces traits. Il me traina à moitié par les cheveux pour me lancer brutalement sur le matelas et aussitôt il vint s'allonger sur moi. Je vais te montrer ce qu'est la vie ma beauté, tu finiras par en redemander comme toutes les autres. Il sortit alors un couteau et je sentis la panique me prendre, je me débattis sous lui mais il se contenta de couper d'un geste sec le tissus de mon T-shirt, je n'avais rien en dessous, dans la précipitation, je n'avais pas pris le temps de m'habiller complétement. Ce qu'il vit sembla lui plait et il commença alors à jouer avec, ma respiration était haletante non de plaisir, mais de hurlement contenu, si à l'extérieur pas un son ne sortait, s'était totalement différent à l'intérieur ou je hurlais, suppliais et me débattais. Ce silence dut le gêner car il se redressa alors et je détournais la tête, je ne voulais pas le voir. Non, il va falloir y mettre du tient, je veux que tu te débatte, que tu hurle ma chérie. Je restais pourtant statique et silencieuse, fixant le papier peint et je sentis de nouveau ces mains sur mon corps, se baladant jusqu'à arriver à ma main gauche où il saisit deux de mes doigts, il se pencha à mon oreille. Hurle ! Et alors il me brisa les deux doigts d'un geste sec, la douleur était intense et ma gorge laissa échapper un hurlement déchirant. Tu ... Je ne sais ce qu'il allait dire, mais soudain des bruits de bagarre éclatèrent dans les pièces voisine, il râla puis sans un mot, sans un regard, il se releva et quitta la pièce. Je me roulais alors en boule, posant ma main blessée contre ma poitrine pour tenter aussi de la cacher. Je fermais les yeux et restais prostrées en pleurant. Au bout d'un long moment, je me raidis en entendant la porte s'ouvrir de nouveau, pourtant je n'avais pas à m'en faire car mon nom murmurer par une voix que je connaissais si bien me firent ouvrir les yeux et il était là, il m'avait retrouvé.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mar 17 Mar - 14:40


Run ! Run !
Beth & Daryl
Cette saloperie n'avait pas démarrer tout de suite. Les clés étaient restés dessus, les portières ouvertes, le plein était fait et pourtant au moment où j'avais voulu la démarrer, cette fiche caisse s'était montrée réticente et il m'avait fallu insister plus d'un quart d'heure pour finalement entendre le moteur vrombir. Tout ça n'avait fait qu'accentuer ma rage. Quinze minutes, c'était beaucoup, beaucoup de temps perdu et il fallait se rendre à l'évidence, je ne savais même pas où aller. Suivre des traces à pieds et en forêt, je savais le faire...en suivre en voiture, sur une route de goudron c'était autre chose. La route était boueuse, poussiéreuse certes mais comment savoir où ce van avait emmener Beth ?

Claquant la portière, et appuyant plusieurs fois sur l'accélérateur pour faire tourner le moteur, je décidais avant de me mettre à rouler de fouiller le véhicule. Commençant par la boîte à gants, qui ne contenait rien de passionnant et enchaînant avec les vides poches des portières. Il n'y avait rien … rien jusqu'à ce que je passe ma main sous le siège conducteur sur lequel j'étais installé. Là, il y avait une vielle carte, arrachée par endroit et bien abîmée mais où plusieurs points de repères avaient été clairement indiqués. L'un se trouvait dans une ville, en plein milieu et je reconnu clairement le suivant comme la maison dans laquelle nous venions de nous faire piéger, réalisant par la même occasion toute l'horreur du scénario organisé par cette bande de brutes. Je suivis alors la route, passant devant la maison du doigt, jusqu'à rencontrer un autre point de repère, situé à quelques kilomètres d'ici. Celui, avait la particularité d'avoir été dessiné en rouge et c'est ce qui me fit dire qu'il était sûrement le plus important, et qu'il représentait donc probablement l'endroit où ils se cachaient. Ils y avaient emmener Beth, c'était évident et je jetais donc la carte sur le siège passager pour faire une marche arrière rapide et m'engager sur la route, suivant le chemin que j'avais pu repérer sur la carte.

Il me fallut une trentaine de minutes, pour finalement atteindre le point et cinq minutes de plus pour repérer la ferme isolée, enfoncée loin de la route en plein campagne. J'avais garer la voiture discrètement, derrière d'épais buissons, avant de descendre, attrapant l'arbalète et le couteau de Beth que je rangeais dans l'une de mes poches. Il y avait bien un van, ou plutôt une petite camionnette, garée dans la cour de la ferme, un ou deux hommes y étaient aussi installé, appuyés sur un muret ils semblaient occupés à fumer et discuter. J'avais déjà éliminer quatre de ces types … et je devais l'avouer, j'avais eu du mal à m'en sortir vivant. Je ne savais pas combien ils étaient, là-dedans, pourtant je savais que j'allais devoir y entrer et peu importe le prix à payer. Il me fallait toutefois essayer d'être plus malin cette fois et c'est pour cette raison que dans un premier temps, je choisis de m’engouffrer dans la forêt, entourant la propriété...espérant y trouver quelques rôdeurs. C'est pour cette raison qu'une fois à bonne distance de la ferme, au beau milieu des arbres je me mis à faire du bruits, à laisser mon sang traîner un peu partout, tous les moyens étaient bon pour attirer n'importe laquelle de ces créatures et au bout d'une heure, j'eus la satisfaction d'en avoir un peu moins d'une dizaine aux trousses. J'avançais alors lentement, revenant vers la ferme pour finalement accélérer pour me cacher et les laisser pénétrer dans la cours où les deux hommes étaient toujours installés. Les événements ne tardèrent alors pas à s’enchaîner. Surpris, le premier n'eut pas le temps de voir venir la première morsure, puis une autre qui vint lui arracher le visage. Le second, lui abattit quelques rôdeurs, avant d'être dévoré à son tour et lorsque j'atteignis la porte, il ne me resta alors plus qu'a me débarrasser des deux morts-vivants restant. J'entrais ensuite dans la ferme en enfonçant brutalement la porte, deux hommes étaient là et je m'en débarrassais plus ou moins facilement, prenant de nouveaux coups dans la bagarre qui vinrent rouvrir des plaies. Je montais alors à l'étage, et sur le palier croisais un nouvel individu, sortant d'une chambre. Il se jeta sur moi directement, me faisant basculer dans l'escalier alors qu'il chutait avec moi, me faisant perdre mon arbalète. Me relevant alors difficilement, je profitais de son état pour lui envoyer un violent coup de pieds avant d'attraper le couteau de Beth, dans ma poche et de venir en enfoncer la lame dans sa nuque exposée.

Après tout ça … je me laissais finalement glisser le long du mur, pour reprendre mes esprits quelques minutes. Mon corps entier était douloureux, du sang s'écoulait de plusieurs coupures un peu partout et il me fallut un effort considérable pour monter une seconde fois les marches de l'escalier, ramassant mon arbalète par la même occasion. J'ouvris alors la porte de la première chambre, d'où l'homme venait de sortir...et c'est là que je la vis. Roulée en boule, sur un matelas au milieu de la pièce, à moitié nue. « Beth.. » C'est tout ce que je parvins à articuler, avant de m'approcher, me laissant tomber à genoux près d'elle. « Beth, c'est moi. »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mar 17 Mar - 15:05


“ Run ! Run ! ”
Beth & Daryl



Quand j'avais entendu cette porte se rouvrir je savais que si s'était le fameux Dwain qui revenait alors il pourrait obtenir de moi tout ce qu'il voudrait, la douleur dans ma main était encore là et j'avais l'impression d'avoir plongé la main dans une cuve d'acide. Pourtant, ce fut la voix de Daryl qui raisonna dans la pièce, qui me fit ouvrir les yeux et me rendit espoir que ce cauchemar touchait à sa fin. Il s'agenouilla alors près de moi et je me rendis compte alors qu'il était dans un piteux état lui aussi. Daryl ! Ma voix sortit tout érailler de ma gorge et je sentit une brulure fulgurante partir de mes cordes vocales jusqu'en haut de ma gorge. Pendant un quart de seconde j'avais oublié qu'il avait essayer de m'étrangler, puis que j'avais poussé un hurlement venant du plus profond de mes tripes quand il m'avait cassé les doigts. J'avais eut peur, j'avais mal, pourtant ma poitrine se gonfla de joie quand je me rendis compte que s'il était là alors j'étais de nouveau en sécurité. J'avais besoin de lui, besoin de m'assurer que je n'étais pas devenu folle et que je ne rêvais pas sa présence. Je me redressais alors, ma main toujours posé contre ma poitrine, je sentais qu'elle avait déjà doublé de volume et il faudrait immobilisé les doigts pendant quelques temps. Je passais alors mon bras autour de son cou et me serrait contre lui, je sentait mon cœur s'apaiser un peu alors que soudain les vannes lâchèrent, je me mis à pleurer mon visage caché dans son épaule. Tu m'as retrouvé ! Je me serrais le plus possible contre lui et ne bougeais pas pendant un très très long moment, je devais me calmer d'abord et l'idée de quitter ces bras me donnait de violent frisson. J'étais sous le choc et sa présence m'aidait beaucoup à évacuer la peur et le stress.

Se n'est que quand mes yeux furent sec que je me redressais, je levais les yeux vers lui et posais ma main sur sa joue, il allait comme moi avoir besoin de soin et surtout il nous fallait un endroit pour nous reposer pendant un jour ou deux, nous venions de vivre une sale expérience et je ne me revoyais pas repartir sur les routes comme si de rien n'était. Je suis désolée, je voulais me cacher, mais ... il y avait ces rôdeurs, ils allaient entrer dans la maison et je ne voulais pas qu'ils te prennent par surprise. J'avalais ma salive en grimaçant alors que je ne reconnaissais pas ma voix. Je n'ai pas vu le fourgon, ils m'ont pris par surprise et j'ai tout fait pour m'échapper, mais ils m'ont assommée et ... je n'ai rien pu faire Je sentais la panique remonter et je dus me taire, je fermais un instant les yeux ne pensant qu'à la douleur qui semblait prendre tout mon corps. Je voulais me relaver, me changer et m'allonger dans un lit pour pouvoir laisser le temps à mon esprit d'assimiler ce qui venait de se passer, mais surtout, je voulais quitter cette pièce et ce matelas immonde. Je rouvris les yeux et tentais un sourire, mais même moi je ne fus pas convaincu. Sors moi d'ici, s'il te plait.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Ven 20 Mar - 7:44


Run ! Run !
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J'étais bien amoché, je le sentais. Chaque parcelle de mon corps était désormais douloureuse et m'élançait à chacun de mes gestes. Pourtant, en ouvrant la porte...j'oubliais immédiatement la douleur. Beth était là et je fis quelques pas vers elle avant de me laisser tomber à genoux à ses côtés, tentant de la rassurer de ma voix rauque. Il lui fallut quelques secondes pour réagir, pour se redresser, pour me regarder enfin et pour finalement s'approcher à son tour, passant son bras derrière ma nuque pour se blottir contre moi. Elle était en vie, et devais bien avouer en avoir douter un moment, lorsque je m'étais rendu compte qu'ils avaient finalement réussi à l'emmener avec eux. J'avais douter de la revoir, douter de pouvoir la retrouver et pourtant, elle était là. Mes bras s'enroulèrent autour d'elle et je la serrais un peu plus contre moi, déposant un baiser sur ses cheveux. Elle pleurait, je pouvait sentir ses sanglots autant que les entendre ce qui ne fit qu'accentuer ma colère et ma rage. J'avais déjà massacrer ses hommes et pourtant, rien n'avait apaiser ma colère. Elle resta ainsi un moment, contre moi, dans mes bras, et finalement ses larmes finirent à se tarir.

Elle se redressa alors légèrement et sa main vint se poser sur ma joue alors que son regard se plongeait dans le mien. Sa voix s'éleva alors faiblement et elle se mit à me donner des explications, à s'excuser de n'avoir rien vu, de ne pas avoir réussi à se cacher et d'avoir été prise. « C'est pas ta faute … j'aurais du rester avec toi. » Ça avait été mon erreur. Ne pas anticiper. L'envoyer dehors, seule, sans penser aux rôdeurs ou à d’éventuels hommes supplémentaires dehors. Ils l'avaient emmener, et c'était uniquement ma faute. Je baissais alors les yeux...il fallait quitter cet endroit, d'ailleurs elle me supplia presque de l'emmener loin de cet endroit. Je jetais alors un œil autour de nous, la pièce était vide et je pris donc l'initiative, et ce malgré mes blessures et mon état de la porter. Je passais mon bras dans son dos, l'autre sous ses genoux avant de me relever avec elle dans les bras et je sortis alors rapidement de la pièce avant de descendre l'escalier doucement. Une fois en bas, je la déposais sur le sol un moment, pour fouiller très rapidement la pièce principale. J'emportais une trousse de soin pleine, et attrapais un t-shirt masculin dans un coffre pour le tendre à Beth. « Tiens met ça...on te trouvera autre chose plus tard. » J'attendis alors qu'elle enfile le vêtement, avant de l’entraîner dehors pour la faire monter dans la camionnette dans la cour. Les clés avaient été abandonnées sur le tableau de bord et elle démarra au premier coup de clé. Je n'avais qu'une hâte, mettre de la distance entre nous et cet endroit maintenant. Mais je savais que je n'allais pas pouvoir rouler bien longtemps, j'étais en piteux état et la main de Beth que je venais de remarquer n'en menait pas large non plus. Il nous fallait un endroit pour se poser un moment, pour se reposer, pour panser nos blessures désormais et c'est dans cette optique que j'appuyais alors fermement sur l'accélérateur.

Nous avions rouler deux heures, avant que je ne décide de faire halte dans une petite ville. Je ne supportais plus la position assise, et je manquais de sommeil, mes paupières me semblaient lourdes désormais et je ressentais le besoin irrépressible de dormir un peu. Pourtant, avant de faire quoi que ce soit, il me fallut trouver un endroit calme pour garer la voiture ainsi qu'une maison suffisamment vide pour que l'on puisse s'y installer. Malheureusement, j'avais tout de même du m'occuper de quelques rôdeurs à l'intérieur avant que l'on puisse finalement se poser dans le salon. Je fis s'asseoir la petite blonde dans le canapé, avant de me laisser tomber à ses côté, soupirant d'aise en sentant le moelleux des coussins s'affaisser sous mon poids.
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Ven 20 Mar - 22:44


“ Run ! Run ! ”
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Ces bras me calmèrent sa présence me fit réalisé l'horreur de ce que j'avais vécut, mais surtout de ce à quoi j'échappais. Nous en étions réduit à nous rejeter la faute, nous voulions tout les deux être fautif, alors que les réels coupables étaient maintenant morts et ne feraient jamais plus de mal à qui que ce soit, voilà une idée qui me fit chaud au cœur. Même si je ne me sentais pas capable de réellement tenir debout, je voulais partir d'ici, je me sentais oppressé et peu importe l'endroit où je posais les yeux, j'avais les images de ce qui m'était arrivé. Pourtant quand je lui dit vouloir partir, il ne dit rien, se contentant de me prendre dans ces bras et malgré la douleur que je vis passer dans ces yeux, il me porta pour enfin me faire passer le seuil de la porte. Je m'accrochais à lui de ma main valide, de l'autre je cachais ma nudité et quand il passa dans le couloir je sentis la morsure du froid et je me mis à trembler, mais je ne savais pas si s'était réellement de froid ou bien à cause de l'état de choc. Rapidement nous nous retrouvâmes dans le salon, il me posa à terre et j'eus alors tout le loisir de regarder autour de moi et de voir qu'il avait du se battre contre plusieurs personnes dans l'autre maison, mais qu'ici aussi il avait du recevoir un certain nombre de coup. J'avais envie de m'assurer qu'il n'avait rien de grave, qu'il était entier et qu'il ne souffrait pas trop, mais il revint avec un T-shirt et je fus trop heureuse de pouvoir me couvrir. Merci Je réussit cette fois à lui faire un sourire plus franc, qui me ressemblait plus et cela était surement du au faite que je n'étais plus à moitié nue, que je voyais qu'il avait éliminer le danger et que nous allions reprendre la route pour nous éloigner d'ici le plus rapidement possible. Il me reprit dans ces bras et enfin il nous sortis de là, je respirais profondément l'air pur, fermais les yeux un instant pour sentir l'air frais sur mes joues et ce fut surement la première fois en deux ans que j'étais heureuse d'être ainsi hors d'un abri potentiel. Pourtant quand je rouvris les yeux, je me sentis me crisper alors qu'il nous entrainait vers le fourgon, s'était ridicule, je le savais, ce n'était qu'un véhicule et avec Daryl derrière le volant, je ne me retrouverais pas dans une autre chambre glauque à me faire passer à tabac. Je respirais profondément et le laissais ouvrir la porte passager avant de m'installer sur la banquette,il me lâcha alors, pourtant je le retins quelques seconde, me penchais vers lui et déposait un baiser sur sa joue, mon regard croisa le sien et je n'eus pas besoin de grand discours pour qu'il comprenne mon geste, je le remerciais de nouveau. Après je n'étais pas sur qu'il puisse remarquer l'amour que je ressentais pour lui à cet instant. C'est alors en silence, qu'il partit rejoindre le côté conducteur et qu'en silence il nous fit quitter cette maison des horreurs. Le trajet se passa également dans le silence, il roula pendant près de deux heures, mais je ne vis pas tout en effet, épuisé physiquement et psychologiquement, je me retrouvais à plusieurs repris à somnoler, réveiller par la douleur ou par une image dans ma tête. J'étais recroqueviller sur moi-même, sursautant parfois pour rien, mais me retrouvant prise de gros frisson et toute tremblotante le reste du temps. La coupure que j'avais au front me picotait alors que ma gorge me brulait et je devais surement avoir de beaux bleus en forme de doigts sur la peau et le pire restait quand même ma mains, elle était toute enflée et bleue, je pouvais à peine bouger les doigts et des éclairs de douleur me faisaient régulièrement grimacer. Je n'allais pas pouvoir me défendre correctement durant plusieurs semaines, ce qui voulait dire plus de boulot pour Daryl aussi. En parlant de lui, je jetais régulièrement de petit coup d'oeil vers lui, son visage était amoché et il semblait lui aussi en proie à la douleur, je voulais lui dire de s'arrêter, il fallait qu'il dorme, qu'il se soigne et qu'ensemble nous nous reposions. Pourtant, je ne dis rien, il roulait le regard fixer sur la route et je me dis que quelque par il exorcisait peut être lui aussi ce qui venait de se passer.

Il finit pourtant par ralentir et se garer devant une maison, cette fois-ci, elle n'était pas isolée, elle se trouvait dans une rue de banlieue et elle était entourée de maison lui ressemblant comme deux gouttes d'eau. Il descendit de la voiture en sortant son couteau et je ne pris même pas la peine de bouger, je ne pourrais pas l'aider bien au contraire, je serais pour lui un risque et je ne pouvais pas me le permettre. Son absence dura une dizaine de minutes et pourtant je me sentis paniquer, j'avais peur de voir soudain apparaitre Dwain et j'étais surement au bord de la crise de panique quand il se montra soudain, encore plus épuisé que tout à l'heure. Cela ne l'empêcha pas de me porter de nouveau, de me poser dans le canapé avec une douceur incroyable. Il barricada les portes rapidement, nous assurant je l'espérais une sécurité pour ces prochains jours. Il s'installa à côté de moi et ferma les yeux alors que je voyais son corps se détendre. Sans réfléchir, je posais ma tête contre son épaule me collant à lui pour savourer sa présence et sa chaleur et je me sentis dériver vers le sommeil, j'aurais sans doute pu m'endormir sans aucun soucis ici, dormir d'un sommeil sans rêve je l'espérais durant de longues heures, mais non, nous n'avions pas terminé, nous étions sales et surtout blessés, il fallait nettoyer et panser tout cela, de plus j'avais l'odeur du t-shirt qui me ramenait à l'autre maison et qui me ramenait sans cesse à ce qui s'était passé, chaque fois je sentait les hauts de cœur me menacer quand j'inspirais trop fort. J'ouvris alors les yeux, soupirais, l'idée de devoir bouger le moindre de mes muscles maintenant était un supplice, mais Daryl nous avait sortis de là, il m'avait porté et avait conduit des heures sans rechigner, s'était maintenant à moi de prendre les choses en main. Je me relevais donc lentement. Daryl, viens ! On va dans la salle de bain, voit s'il y a de l'eau. On soigne nos blessures et si c'est possible on se met au lit d'accord. Je lui tendis la main afin de l'aider à se relever et je réussis à rire très légèrement quand je basculais à moitié sur lui, je n'étais pas épaisse et lui une force de la nature. Finalement, après ce rire, je me sentis le cœur un peu plus léger et c'est en entrelaçant mes doigts au sien, que je me dirigeais vers l'étage, vers la salle de bain. Je croisais les doigts, et faillit pleurer quand l'eau s'écoula par le robinet et encore plus quand je la sentis chauffer. L'eau est chaude. Je fronçais un instant les sourcils, il n'y avait plus de gaz et d'électricité et la seule explication à cette eau chaude était selon moi les panneaux solaire qui devaient assurer le réchauffement de l'eau. Daryl avait choisit la bonne maison, certes nous nous étions douchés plus tôt, pourtant, je me sentais plus sale encore et puis une douche froide n'était rien comparé à une douche bien chaude. Je souris et me dirigeais vers la douche que j'allumais pour laisser le temps à l'eau de chauffer, je voulais me glisser sous l'eau chaude, savourer ce moment, mais je ne voulais pas rester seule, je ne voulais pas qu'il s'éloigne de moi. Je me tournais alors vers Daryl. Douche toi avec moi. Je savais que ma proposition après ce qui venait de se passer pouvait être étrange, pourtant, il n'y avait rien de sexuel dans ma proposition, je voulais juste qu'il me prenne dans ces bras, qu'il reste près de moi et me rassure. Je lui proposais cette douche, tout comme je lui demanderais à ce qu'il dorme en me tenant contre lui.

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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mer 25 Mar - 15:12


Run ! Run !
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J'avais rouler, encore et encore, endurant la douleur de mes muscles et de mes blessures sans un mot rien que pour le plaisir de m'éloigner de tout ça le plus possible. Pourtant, à un moment donné, il avait bien fallu s'arrêter et ce n'est que lorsque le jour avait commencer à décliner que j'avais choisi une maison, la débarrassant de ses occupants déjà morts avant de nous y installer. J'étais exténué, et le simple fait de m'installer dans le canapé pour profiter d'un peu de confort provoquant un long soupire de contentement. Je n'avais qu'une envie, maintenant, dormir ici durant des heures et j'espérais vraiment ne plus être dérangé. Pourtant, il était hors de question de dormir dans cet état. Nous étions sales tous les deux, blessés aussi et ce fut Beth qui réagit en premier, proposant de visiter un peu la maison pour à nouveau se trouver de quoi se soigner, se laver et s'habiller avant d'aller dormir. Elle se leva, me tendant une main que je saisis aussi vite et m’entraîna à sa suite jusqu'à la salle de bain de l'étage ou elle alluma de suite un robinet qui laissa s'écouler de l'eau chaude...c'était à peine croyable et pourtant, tout cela me paru bien réelle lorsque je passais mes doigts sous le filet d'eau. Une bonne douche, chaude cette fois allait nous faire du bien et c'est à ce moment que Beth me surprit une fois encore avec sa demande. J'étais resté planté devant elle, sans même oser répondre...pourtant, je finis par hocher la tête pour accepter et bien vite, nous nous retrouvions sous la douche à profiter de la chaleur et des bien fait de l'eau.

La douche terminée...nous avions trouver de quoi nous habiller, et pour dormir confortablement et pour le lendemain et à nos tailles respectives cette fois-ci. Mais avant de nous allonger, il fallait que je m'occupe des doigts de Beth. J'avais bien remarquer leur état, ils étaient désormais violets et bien enflés et c'est pour cette raison que, vidant l'armoire à pharmacie à demi pleine, je la fis s'asseoir sur le lit de la grande chambre pour m'occuper de ça en lui passant un peu de crème, pour finalement envelopper sa main entière dans un bandage bien serré au niveau des doigts blessés. « Il … il va falloir que tu évites de trop les bouger un moment. C'est casser. » Je reposais ensuite le matériel de soin dans un coin de la chambre, avant de revenir vers elle et de m'allonger...pour finalement décider de l'attirer de moi-même vers moi sans un mot. Nous avions besoin de sommeil, maintenant et même si je doutais de réussir à me plonger dans un sommeil profond et réparateur après tout ça, je savais que Beth au moins en avait besoin et que ma présence pourrait peut-être l'aider à dormir plus sereinement. Il était hors de question que je lui fasse revivre ce cauchemar. Malgré ma fatigue, j'allais veiller. Veiller sur elle...et j'allais sans doute le faire chaque jour, chaque heure et chaque minute désormais. « Tu peux dormir … il ne t'arrivera plus rien, maintenant. »
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MessageSujet: Re: Run ! Run ! (Daryl) Mer 25 Mar - 22:55


“ Run ! Run ! ”
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Je retrouvais là mon Daryl, je lui avait peut être fait une proposition gênante pour lui, et c'est un simple hochement de tête qui me répondit, je le reconnaissais tellement bien là, j'avais tellement eut peur de ne plus jamais revoir cette manière de faire que je retrouvais un sourire tendre et presque soulagée. Je me déshabillais lentement, grimaçant parfois, mais me rendant compte que j'avais sacrément eut de la chance finalement, j'avais le front abimé, le cou en compote et qui allait surement être en partie bleue demain, mes doigts étaient brisées, mais il ne m'avait pas touché, il ne m'avait pas souillé et cela me fit un bien fou de m'en rendre compte. Tout comme l'eau chaude s'écoulant sur ma peau délassa mes muscles endoloris. Daryl me rejoins rapidement et sans attendre je me serrait contre lui fermant les yeux je savourais sa proximité, sa force et surtout ma tête contre son torse d'entendre son cœur battre si rapidement alors que nous étions nus l'un contre l'autre. Je serais bien resté là des heures, juste à sentir l'eau chaude laver mon corps alors que Daryl m'enserrait dans ces bras, m'offrant une sécurité qui me faisait tant de bien. Pourtant, la fatigue nous obligea à raccourcir ce moment et c'est aussi rapidement que nos corps épuisé nous le permirent que nous enfilâmes des habits propres et je me notais quelques part de brûler demain ceux que j'avais porter dans cette maison. Nous étions resté totalement silencieux pendant tout ce temps, savourant le calme de la maison, mais aussi de la présence de l'autre qui était des plus agréable et qui ne nécessitait aucune parole.

Je m'asseyais au bord du lit, ma main n'était pas très belle à voir et Daryl après avoir fouiller dans l'armoire à pharmacie, revint avec ce qu'il fallait pour immobiliser ma main. Je grimaçais de douleur quand il appliqua la crème et sentit même à un moment mes yeux devenir humide, mais je ne pleurais pas réellement. Je sentis un réel soulagement quand il banda ma main, certes une aspirine aurait été plus efficace, mais là au moins je soufflais un peu. Je relevais la tête quand il parla de ne pas me servir de ma main pendant un certain temps et je soupirais. Je ne pourrais pas affronter de rôdeur pendant ce temps. Je vais être un poids pour toi. Je restais assise au bord du lit pensive, la survie n'était pas facile quand on avait ces deux mains, mais là, j'allais devoir m'appuyer encore plus sur lui, se n'était pas juste et je m'en voulais de me retrouver dans cet état là alors que je savais très bien que je n'étais pas fautive. J'aurais pu rester là à retourner le problème dans ma tête, mais Daryl m'attira à lui et je me fis un plaisir de me lover dans ces bras, posant délicatement ma main blessée sur son torse, je cachais un instant mon visage au creux de son cou respirant profondément son parfum je me sentais sereine et détendue. Sa voix s'éleva de nouveau dans la chambre et je relevais la tête, il me rassurait comme il pouvait et je vis à son regard qu'il comptait rester éveiller, il avait besoin de dormir, mais il faisait passer mon bien-être avant le sien. Je m'appuyais sur mon coude et me positionnais pour lui faire face. Tu dois dormir aussi Daryl. Je vais bien, grâce à toi je vais bien et ... j'ai besoin que tu sois en forme, alors dors. Bon j'avoue j'aurais été plus rassurer si toutes les portes avaient été barricader et les fenêtre condamné, mais il les avait tué, nous étions en sécurité pour le reste de la nuit et demain nous devions être en forme tout les deux pour savoir ce que nous allions faire. Je me penchais alors l'embrassant avec tendresse, mais surtout avec amour. Ces lèvres douces sur les miennes, finirent d'effacer les derniers lambeaux de peur. Je ne savais pas où cette relation nous mènerais, mais pour le moment, ces baisers, ces bras autour de moi et sa chaleur me suffisait. Je reculais doucement quittant sa bouche et je lui souris. Repose toi, j'ai confiance. Je reposais alors ma tête sur le lit, j'étais au chaud dans ces bras et je sentis rapidement le sommeil me gagner. Un sommeil sans rêve et réparateur, mais j'étais certaine que les cauchemars viendrait bien un jour ou l'autre.

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