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Please Don't Hurt Me (Jeremiah)

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Ozalee Mc Carthy
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MessageSujet: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:35

Please Don't Hurt Me
Jeremiah & Philaé

Je ne pourrais pas dire depuis combien de temps j'avais rencontré Jeremiah et Lilas, plusieurs jours s'étaient certains, mais j'étais incapable de le dire avec précision. Il faut dire je ne dormais pas où très peu, j'en étais incapable sauf quand Lilas était là pour le surveiller. Car oui, il était bien le plus gros de mes problèmes actuellement, comment me reposer alors que lui risquais d'en profiter pour me faire du mal. Je savais que Lilas lui vouais une confiance sans borne, mais moi, j'en étais complètement incapable. Des hommes m'avaient détruite et je n'étais pas prête à faire confiance au premier venu, même si une gentille pipelette tentait de m'assurer du contraire. Le plus dur avait été de rester dans la même voiture que lui, s'était proche, bien trop proche, pour dire j'étais rester rouler en boulot sur le siège arrière, coller contre la vitre du côté passager. Je n'avais pas ouvert la bouche et ne pouvait parler qu'à Lilas. La veille, ça je m'en rappelais, nous nous étions arrêter dans une petite ville, tout comme le temps, j'étais incapable d'évaluer la distance, je ne pouvais rien dire non plus sur le nom de la ville, je n'avais pas fait attention. toujours est-il que je les avait entendu parler du manque d'essence et de vivre, ils devaient en trouver et nous allions nous installer quelques jours. Ils avaient fouillé la maison et quand ils l'avaient déclaré sur, je m'étais réfugiée dans une des chambres de l'étage.

Je n'en avais plus bougé depuis, j'étais un poids mort, une coquille vide et je ne comprenais toujours pas pourquoi ils avaient voulu m'emmener et je m'attendait presque à ce qu'à un moment donné, ils partent sans moi, je ne leur en voudrait même pas, pourquoi me garder alors que j'étais incapable de faire quoi que se soit pour les aider, je n'arrivais déjà pas à lui parler à lui alors élaboré un plan où ma survie ne dépendait que de lui m'était intolérable. Le silence s'était installé dans la maison, moi j'étais roulé en boule sur le lit, je tentait par cette position de me garder entière, de ne pas laisser les morceaux brisés s'échapper au risque de les perdre et de ne plus jamais pouvoir guérir. Car même si j'étais terrifier depuis plusieurs jours, la présence de Lilas n'était pas négative bien au contraire, je l'écoutais parler, me donnant l'espoir qu'un jour je pourrais me retrouver et même si je ne redevenais pas totalement la même qu'avant, au moins je pourrais de nouveau avoir confiance. Toujours est-il que pour le moment, le temps des rires étaient encore loin, pour le moment je me contentais d'être là et de me faire le plus discrète possible.

C'est alors que j'entendis la porte s'ouvrir, je sursautais malgré la lenteur du geste, je me redressais et me collais contre les barreaux du lit tentant si s'était possible de rentrer dans le mur derrière. Je ne pouvais empêcher les souvenirs de resurgir à la surface et avant qu'il n'entre dans la pièce s'était comme si j'était encore enfermé dans cette cave puante. Ma respiration s'était faite courte et rapide, j'avais peur, je me sentais comme une sourie prise dans un piège. C'est alors qu'il se tourna vers moi, il ne semblait pas méchant, ne voulant pas me faire du mal, seulement voilà c'était un homme et les choses s'arrêtaient là. Aussitôt je me dis qu'il en avait assez que je sois inutile et qu'il venait de me trouver une occupation qui lui donnerais une satisfaction personnelle, il voulait que je sois son jouet et je préférais encore mourir plutôt que d'être de nouveau abusée. J'aurais voulu me levée en colère, me montrer forte et sans pitié, malheureusement, se n'est qu'un pauvre filet de voix hésitant qui sortir de ma bouche. Je vous en pris, ne me faite pas de mal. Je réalisais alors que s'était la première fois que je m'adressais à lui directement et s'était pour le supplier de ne pas me blesser.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:38


Please Don't Hurt Me
Philaé & Jeremiah
Une semaine s'était écoulée depuis la fouille de Greensville. Ça n'avait pas été inutile, pour autant je devais avouer qu'avais espérer trouver plus de vivres et potentiellement quelques armes. La pharmacie avait été vidée ou presque, l'épicerie était vide et les quelques maisons fouillées ne nous avait permis que de trouver quelques couvertures ainsi que deux ou trois couteaux de cuisine que j'avais tout de même conservés, juste au cas où. J'avais siphonner quelques réservoir, mais pas de quoi faire un plein, et en bonus...il y avait cette fille. Une pauvre petite chose totalement tétanisée qui refusait que je l'approche à moins de cinq mètres et qui se cachait derrière Lilas, en la regardant presque suppliante. Nous l'avions trouvée toute seule, amaigrie et faible et bien entendu il avait été impensable de la laisser sur place.

Depuis une semaine, elle ne m'avait pas dit un seul mot. Elle restait toujours le plus loin possible de moi et ne daignait s'adresser qu'à Lilas. Je n'avais pas insister. Pour moi, il n'avait pas été bien difficile de deviner la raison de sa peur. La seule raison pour laquelle elle avait peur était que j'étais un homme. Ce comportement je l'avais déjà observé chez des victimes de viols, à chaque fois, j'avais passer le relais à une de mes collègues féminines et aujourd'hui, j'en faisais de même en laissant Lilas s'occuper d'elle. En général, ça ne posait pas de soucis. Je les laissais, dans leur coin, je m'éloignais rien que pour la laisser respirer. Je m'occupais à autre chose, tout simplement. Mais aujourd'hui, il allait sûrement en être autrement. Deux jours auparavant, j'avais eu la judicieuse idée de me prendre pour un chasseur. J'avais bidouiller un outils un peu étrange, avec un long bâton auquel j'avais fixé une lame de couteau. J'avais eu dans l'idée de tuer quelque chose, afin que l'on puisse manger autre chose que des boîtes périmées. D'ailleurs, j'avais croiser une biche et c'est en me lançant à sa poursuite, totalement obnubilé par l'idée de manger un bon morceau de viande que j'avais chuter comme une merde, glissant en bas d'un dénivelé. Rien de grave. Juste une belle entaille à la jambe qui avait du mal à arrêter de saigner, faute de soin. Je ne m'en plaignais pas. Certes, cette coupure me faisait un peu souffrir, mais je parvenais à marcher sans trop de problèmes et à conduire...en revanche, il en était autrement quand il s'agissait de courir. Et c'était ça, le sujet de la nouvelle prise de bec avec Lilas. La nourriture diminuait. Maintenant, nous étions trois. Nous n'avions pas encore pris le temps de fouiller cette ville, et lorsque j'avais voulu le faire, la petite brune m'en avait empêcher en élevant la voix comme a son habitude. « Tu peux pas courir ! Comment tu vas faire si tu dois fuir ? » avait-elle avancer. J'avais bien tenter de lui répondre un truc comme « Je m'en sortirais ! » mais elle n'avait pas eu l'air d'y croire. En fait, elle s'était contenter de soupirer en attrapant son arme et un sac. « Je vais y aller moi. » J'avais refuser. Elle avait insister, encore et encore. En réalité, nous nous étions lancer des piques pendant plus d'un quart d'heure, avant que je ne la laisse finalement y aller. « Tu devrais monter à manger à Philaë, elle n'a rien avaler depuis hier. » et puis elle était sortie. Comme ça. Sans rien dire de plus. Monter à manger à Philaë, elle était marrante. Comme si cette pauvre fille allait accepter de manger ce que j'allais lui apporter. Dans le meilleur des cas, elle balancerait l'assiette à la figure en pensant que j'avais droguer sa nourriture. Pourtant, il était hors de question de la laisser s'affaiblir encore plus qu'elle ne l'était. J'avais donc ouvert l'une de nos dernière boîte de nourriture, pour en verser le contenu dans une casserole et le faire chauffer sur le petit réchaud, que nous avions dénicher. Lorsque ce fut chaud, j'en avais verser une partie dans une assiette, posée dans un plateau. J'y avais aussi balancer un cuillère et une petite bouteille à moitié pleine d'eau.

Lorsque j'avais ouvert la porte de la chambre, je l'avais trouvée recroquevillée sur le lit. Roulée en boule, elle s'était collée contre les barreaux du lit dés que j'avais mis un pied dans la pièce. C'était une réaction prévisible de sa part. En réalité, je m'étais presque attendue à ce qu'elle se jette dans un coin de la chambre en tremblant. Je ne pouvais cependant pas m'empêcher d'éprouver de la peine lorsque je la regardais. Elle donnait l'impression d'être brisée à jamais et moi, je ne pouvais rien faire de plus pour l'aider. Je la terroriser. Je ne pouvais rien arranger. J'avais donc déposer simplement le plateau sur le buffet, près de la porte, sans chercher à aller plus en avant..et c'est à ce moment que sa voix résonna dans la pièce, me faisant me trouver vers elle. C'était bien la première fois que j'entendais sa voix, ou du moins la première fois que ses paroles m'étaient destinées. Elle me suppliait de ne pas lui faire de mal et mon cœur se serra. Comme si j'allais lui faire le moindre mal. « Je compte pas te faire de mal. » Un soupire s'échappa de mes lèvres. « Tu m'entends ? T'as pas avoir peur. Je te le promet. » Si j'étais convaincant ? Aucune idée. Pourtant, j'espérais l'être. Si elle ne se laisserait pas subitement convaincre de mes bonnes intentions, j'aurais souhaiter qu'au moins, elle commence à y réfléchir. « Tu devrais manger...je te laisse là. »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:46

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J'avais à peine vu le plateau qu'il avait déposé sur le buffet, quand il était entré, la tension s'était avéré si forte pour moi, que je ne le voyais plus que lui et toute les choses horribles qu'il pourraient faire si jamais il le voulait. Sa réponse ne se fit pas attendre et ces mots, dit avec un timbre si doux et simple me firent presque le croire, mais non, je ne pouvais pas, je ne devais pas me faire avoir, il allait attendre que je baisse ma garde pour passer à l'action. Il poussa soudain un soupire et je sursautais, il était en colère maintenant ou bien triste, désappointer, je ne savais pas en faite, j'étais devenue complètement incapable de comprendre les émotions des autres, j'avais déjà tellement de mal à comprendre les miennes. Je fis l'effort de croiser son regard, moi qui passait mon temps à constamment l'éviter, je finis par lever les yeux et je ne vis pas une once de méchanceté dans ces yeux, ce qui me troubla sérieusement, surtout quand il insista sur le faite que je ne devais pas avoir peur de lui. Il me le promettait en plus, je respirais profondément, car mon stupide petit coeur lui n'était pas loin de vouloir le croire, s'était idiot, mais je n'y pouvais rien, j'étais brisée, j'avais peur, j'étais inutile et pourtant il semblait réellement inquiet pour moi. Les promesses sont faite pour être brisée. Je ne sais plus ce qu'est la confiance, cela fait trop longtemps. Je toussais discrètement pour m'éclaircir la gorge, j'avais l'impression que s'était le plus long discours que j'avais prononcé depuis tellement longtemps, s'était surement le cas d'ailleurs, mais j'étais encore plus surprise que se soit envers un homme. Mes propos pour quelqu'un qui ne connaissait pas mon histoire, n'était pas très clair et pourtant, pour moi se n'était que la réalité.

Il aurait pu attaquer à cet instant, j'avais baisser ma garde, même si j'étais toujours contre le lit, me tenant le plus éloigner de lui, je n'aurais rien pu faire et pourtant, il n'en fit rien une fois de plus. Je savais que je ne pourrais pas rester avec eux, si chaque fois que Jeremiah entrait dans une pièce, je ne calculais que les moments où il risquait de me sauter dessus, de me faire mal et de montrer sa vrai nature. Depuis des jours, Lilas tentait de me faire comprendre qu'il n'était pas eux, les monstres qui m'avaient fait vivre l'enfer, lui était un homme normal, respectueux et qui me protégerais au risque de sa vie. D'ailleurs, il me dit de manger, il laissait le plateau à l'entrée de ma chambre sans chercher à s'approcher, soudain, quand je vis la manière dont il me traitait et la manière dont moi je le recevais, je me sentis coupable. Merci. Il fit un pas en arrière et je fronçais alors les sourcils, non pas que le fait qu'il parte me dérange, car même si accepter sa présence commençait à me trotter dans la tête, l'avoir près de moi, me rendait encore mal à l'aise. Pourtant, je l'avais vu boiter, j'avais vu son visage se crisper de douleur et en y regardant bien, la tâche de sang sur son pantalon n'était pas sèche. Hors depuis le temps, il ne devrait pas être dans cet état. J'avalais ma salive, s'était bien cela le soucis, c'est que quand on commençais à regarder, alors on ne pouvait plus fermer les yeux. Avoir peur oui, être une lâche certainement pas. Attend ! Je fus surprise par ma propre autorité, ma voix avait soudain retrouver le ton professoral qui faisait que mes élèves m'écoutaient sans trop de problème. Je me levais lentement, quittant la sécurité relative du lit pour aller contre le mur le plus éloigné. Je ne le quittais pas des yeux. Vas sur le lit, montre moi ta jambe. Ma voix de nouveau et inconsciemment, un sourire pâle se montra sur mes lèvres à cet instant, j'étais de nouveau moi.

Il aurait pu refuser, s'en aller ou tenter de négocier pourtant, il m'obéit, tout dans nos manières d'être, de bouger, de nous regarder montrait bien que le moindre faux pas pourrait être fatal à cet échange. Finalement, il enleva le morceau de tissus qui lui servait de pansement et ce fus à moi de jouer, je fermais les yeux, respirait profondément pour prendre mon courage à deux mains. Ne ... ne bouge pas s'il te plait. Avec une lenteur étudier, sans jamais le quitter un instant des yeux je m'avançais vers le lit, prête à fuir au moindre mouvement de sa part. J'arrivais alors à une trentaine de centimètre de sa jambe, j'aurais pu m'approcher plus pour mieux voir, mais non, je ne pouvais pas, je devais déjà lutter contre l'envie de reculer. Je respirais profondément une nouvelle fois et me concentrait sur sa plaie, qui était loin d'être jolie, je restais un long moment à la regarder, à analyser et enfin je me redressais et reculais précipitamment de trois pas. Tu as un petit morceau de bois dans la plaie, c'est pour ça que tu saignes et ... il faut recoudre. Mes ravisseurs n'étaient pas des tendres, ils revenaient souvent blessé et au fils des années, j'étais en plus de leur jouet devenu leur infirmière personnelle. Je pourrais enlever la saleté de sa jambe et même faire quelque point s'il ne bougeait pas.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:47


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Philaé & Jeremiah
Pauvre fille. Je n'arrêtais pas de me le répéter. Ce n'était pas de la pitié, j'avais de la peine pour elle. Le monde avait basculé en enfer, vivre était difficile et pourtant, des gens comme moi ou Lias s'en sortait plutôt pas mal. Elle n'avait pas eu cette chance, elle avait vécu l'horreur et milieu de ce désastre et elle n'était plus qu'une ombre. Je la voyais là, allongée, recroquevillée, et je ne pouvais m'empêcher de me demander comment elle avait fait pour survivre seule plusieurs semaines. Elle semblait avoir perdu toute volonté, toute combativité. Pourtant, voilà qu'elle ouvrait enfin la bouche en ma présence, qu'elle s'adressait à moi. Certes, elle m'avait supplier de ne pas l'approcher, mais pour moi c'était un début.

J'en avais profiter pour lui assurer que mes intentions envers elle, étaient loin d'être mauvaises. Je n'étais pas parfait, j'étais sans doute loin d'être un ange, mais je n'étais pas non plus le salop qu'elle semblait penser que j'étais. Elle était avec nous, maintenant, et pour moi il était évident que je devais la protéger au même titre que Lilas. Je ne souhaitais pas l'effrayer d'avantage, alors une fois mes paroles prononcées, j'avais fais un pas en arrière prenant appui sur ma jambe entaillée, une grimace de douleur était passée sur mon visage. Cette saleté me faisait souffrir. C'était une évidence, il me tardait que ça cicatrise enfin, je détestais le fait d'être handicapé. Je lui avais lancer un dernier regard. Elle ne croyait pas en mes promesses et je ne lui en tenais pas rigueur. Pourtant, alors que je rejoignais le couloir de la vieille maison, sa voix s'éleva encore une fois. Plus fort et sur un ton presque autoritaire, elle m'ordonna presque d'attendre, ce qui me fit froncer les sourcils. Pas par colère, par surprise en réalité. Je la regardais, cherchant à la comprendre alors qu'elle quittait le confort du lit, lentement, pour aller se réfugier contre le mur à l'opposé de ma position.  « Vas sur le lit, montre moi ta jambe » J'allais de surprise en surprise. Elle me craignait. Finalement, me parlait, et maintenant, elle s'intéressait à ma jambe blessée. J'aurais pu refuser. Lui dire que ce n'était rien, qu'elle ferait mieux de manger, de se reposer et de songer à sa santé à elle avant la mienne, pourtant...je fis un pas en avant, puis un autre et je vins finalement m'asseoir sur lit. Mon regard ne la quitta que pour regarder ma jambe alors que je soulevais mon jean pour dévoiler le pansement poisseux, couvert de mon sang que j'enlevais lui aussi. Je restais immobile, tentant d'éviter le moindre geste brusque, elle finit par s'avancer le plus lentement du monde, un pas après l'autre, les yeux fermés, elle s'arrêta à quelques centimètres et je la fixais, elle, alors qu'elle examinait sans la toucher mais avec grande attention l'entaille qui barrait ma jambe. Son manège dura quelques longues minutes. Elle examinait, tournait parfois la tête, puis elle se redressa et s'éloigna rapidement. Elle donna ensuite son diagnostic. Une écharde, et il fallait recoudre. Je penchais la tête vers ma jambe qui continuait de saigner. « Je vais me lever, sortir...et puis je vais revenir, d'accord ? » Et joignant le geste à la parole, je reposais pied à terre, me levant pour finalement sortir de la chambre. J'étais redescendu au rez de chaussé pour fouiller dans un sac, j'y récupérais alors la petite trousse de premier secours que j'avais remplie avec les dernières choses qui traînaient à la pharmacie de la ville précédente. J'étais ensuite remonter, ralentissant le pas en entrant dans la chambre. « Je retourne m'asseoir, d'accord ? » Annoncer chacun de mes gestes, me paraissait une bonne idée pour la rassurer, du coup, une nouvelle fois alors que je parlais, je revins m'asseoir sur le lit, déposant la trousse près de ma jambe tendue. Je fouillais ensuite dans la poche de mon jean. « Je prends mon couteau...tu vois. Je le sors. » Je sortis alors mon couteau. Le mien. Mon couteau papillon. « Je vais te le poser là. » Ce que je fis immédiatement. « Tu veux bien...t'occuper de ça ? De ma jambe. Je te laisse mon couteau...prends le. Si je fais le moindre geste suspect, si jamais je te fais peur, tu auras le droit de me planter avec. » Je prenais un gros risque. Au moindre geste brusque, même si je tenterais rien...elle n'aurait qu'à me planter. Pourtant, j'avais envie de lui faire confiance. Elle avait fait un pas vers moi, autant continuer sur cette lancée. Et puis je me voyais mal m'occuper de cette jambe seul et Lilas était loin d'être un modèle de douceur, surtout quand il s'agissait de moi.
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:48

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Jeremiah & Philaé

Il ne bougea pas d'un cil comme je lui avait demander alors que je regardais sa blessure je lui en fus reconnaissante, il me prouvait ainsi que je pouvais avoir confiance en lui, même si j'étais loin de lui rester prêt de lui et de dormir dans la même pièce que lui, je savais qu'il ne mentait pas, il ne me voulait pas de mal. Je sentais son regard sur moi pendant les longues minutes où sans le toucher je faisais mon diagnostique. Il ne sembla pas se vexer aussi que je recule aussi vivement ensuite, resté proche de lui trop longtemps me mettait mal à l'aise, mon cœur s’accélérait et le moindre geste de ma part m'aurait fait hurler. D'ailleurs même s'il m'avait prévenu qu'il allait bouger et aller dans une autre pièce, j'eus de nouveau un mouvement de recul, je restais ensuite immobile, fixant la porte alors que je l'entendait fouiller dans ces affaires au rez de chaussé. Je croisais les bras, me demandant ce qu'il voulait et ce qu'il attendait de moi. Je fus fixé rapidement, quand il revient en ralentissant l'allure au fur et à mesure qu'il arrivait vers moi, il se mit aussi à parler, à décrire tout ce qu'il allait faire avant de le mettre en pratique, dans des gestes mesurés. Même s'il m'avait prévenu, je blanchis quand il sortis son couteau et encore plus quand il m'expliqua que s'était pour le planter si jamais il me faisait peur. Je le regardais un instant avant ... de rire, oui ce son me surpris moi-même, je ne pensais pas l'entendre de nouveau, d'ailleurs, je ne pensais pas l'entendre encore. Je m'arrêtais en me mordillant la lèvre, levant les yeux pour croiser son regard. Je m'occupe de ta jambe, mais il est hors de question que je te blesse encore plus. Je secouais doucement la tête avant de m'avancer lentement, je me rendis compte que mes mains tremblaient et je les serraient l'une contre l'autre.

Je m'approchais comme un peu plus tôt, mais je me rendis vite compte que je devais aller tout contre lui pour pouvoir le soigner correctement et je sentis les larmes me monter aux yeux. Ok ... Je ... Je suis terrifiée. Je respirais doucement et fis un pas en avant, à ce rythme là, il aurait le temps de se vider de son sang, mais je devais faire un gros travail sur moi-même. Pourtant réussir à lui parler, à lui expliquer qu'être si proche de lui m'aida en quelque sortes. Je me retrouvais coller au lit, au niveau de sa jambe et j'ouvris le sac qu'il avait remonter, je lui jetais un coup d’œil rapide. Tu ... tu veux bien me parler, s'il te plait. Je m'étais rendus compte grâce à Lilas qu'écouter les autres parler, m'aidait à me concentrer, à me détendre et là j'en avais grandement besoin alors que je sortais la pince à épiler, je pris une grande inspiration, car maintenant j'allais devoir le toucher. Je posais ma main sur son mollet et la retirait aussitôt, comme si le contact m'avait brûler. Je le regardais alors gênée par ma propre réaction et murmurais. Désolée D'une main plus ferme et sure, je reposais ma main sur lui et me mis alors au travail, dans un premier temps et surement le plus douloureux pour lui, lentement et méthodiquement, je fouillais sa plaie pour enlever tout les petits morceaux de bois et de saleté que je pouvais trouver. Cela dura de longue minutes avant qu'enfin je trouve la plaie propre. Je levais les yeux vers lui et souris, à cet instant, j'avais oublié mon passé, mes peurs, j'étais juste moi. Tu t'en es tiré comme un chef. Je pris alors le petit flacon de désinfectant pour commencer le nettoyage de la plaie, une infection par dessus était hors de question.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:50


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Philaé & Jeremiah
Que ce soit clair, jouer avec ma vie je n'aimais pas ça. Remettre ma vie, entre les mains des autres, encore moins. Pourtant, c'était un peu ce que je venais de faire. Après tout, cette fille je ne la connaissait pas, elle avait vécu des trucs dégueulasses et moi j'étais un mec, je ne pouvais pas la comprendre, me mettre à sa place. Je ne savais pas à quel point, elle était atteinte et perturbée. Peut-être qu'elle était juste en état de choc, déprimée, ou alors peut-être qu'elle avait tout simplement virée folle. Mais même avec ça dans la tête, je venais quand même de lui confier la seule arme que je gardais toujours sur moi. Une arme à laquelle je tenais, offerte par mon ex-femme. Une arme qui ne me quittait jamais. D'ailleurs, je lui avais même donner l'idée de me le planter quelque part, si j'en venais à être trop brusque avec elle...et elle avait répondu à ça avec un éclat de rire qui m'avait laissé sans voix. Il y avait du progrès, de gros progrès et un sourire s'étira sur mes lèvres alors qu'elle acceptait de s'occuper de ma pauvre jambe malade, sans l'intention de m'entailler ailleurs. J'avais pourtant laisser le couteau là où je venais de le poser, au cas où et elle s'était mise à s'approcher, doucement, très doucement. Ce n'était pas pressant. Cette blessure était dans cet état depuis deux jours, elle saignait, mais elle ne saignait pas assez abondement pour qu'elle me pose trop de soucis. Ça faisait mal. Ça m'empêcher de me déplacer aisément, et c'était là mon principal problème. Plus moyen de bouger tranquillement, plus moyen de courir pour fuir, et j'avais en plus de ça un mal fou à conduire correctement pendant un trop long moment.

Il lui fallut quelques minutes pour arriver à la hauteur de ma jambe . Cette fois, elle s'approcha plus près, avant de s'arrêter et de laisser échapper quelques mots. Elle était terrifiée, sa voix était noué et je voyais bien à ses yeux que les larmes menaçaient de s’échapper. « T'es pas obligée... » lui fis-je alors remarquer. Elle pouvait bien faire demi-tour et refuser. Je n'allais pas la forcer, loin de moi cette idée. Pourtant, elle sembla rassembler son courage et continua d'avancer. Bientôt, elle fut proche, toute proche et sa main vint se poser sur mon mollet, main qu'elle retira aussitôt d'un geste vif, s'excusant rapidement. Je secouais alors la tête, pour lui faire comprendre que ce n'était rien et elle réitéra son geste, me demandant de lui parler pendant qu'elle s'occupait de chercher quelque chose. Lui parler. Qu'est-ce que je pouvais bien lui raconter, maintenant ? « Euh...je suis franchement pas quelqu'un de très bavard, tu sais ? » Elle avait attraper une pince, dans la trousse de soin et bientôt, elle se mit à trifouiller dans l'entaille, retirant tout ce qui pouvait y traîner. Si au début, la douleur restait supportable, elle fut bien vite beaucoup plus vive et il me fallut faire des efforts considérables pour ne pas bouger. Pourtant, je m’efforcer d'essayer de parler. Tout en fixant le couteau, je lui avais parler de sa provenance, j'en étais venu à mon ex-femme, mon divorce. Bien sur j'avais survoler, j'avais résumer. Cela faisait une éternité que je n'avais pas évoquer le passé, mais le passé me semblait être un sujet moins effrayant que le présent, ou le futur.

J'avais attraper la couverture que je serrais dans l'une de mes mains de toutes mes forces. Quelques plaintes durent tout de même s'échapper de mes lèvres et il lui fallut des minutes entières, qui me parurent une éternité pour nettoyer correctement la plaie. Enfin, elle posa cette maudite pince et alors que je l'observais, elle leva les yeux vers, elle souriait. Je soufflais, soulagé que ça se termine. « J'ai gagner un sourire, ça en valait la peine. » Elle termina alors ses soins, désinfectant d'abord le tout avec soin, avant d’appliquer délicatement un nouveau pansement. Lorsqu'elle eut enfin terminer, je n'osais toujours pas bouger. Je n'avais pas envie qu'elle retourne se terrer contre son mur, pas plus que je n'avais envie de la laisser là, toute seule dans cette chambre poussiéreuse à ruminer son passé douloureux. Pourtant, je ne comptais pas non plus lui imposer ma présence, ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs. « Merci. Je vais retourner en bas, je pense. Tu devrais vraiment, manger quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:52

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Jeremiah & Philaé

Il se montrait d'une patience infinie, j'avais du mal à réalisé qu'il ne cherchait rien de plus, qu'il n'allait pas me demander de faire des choses ignoble, régulièrement, je devais éloigner ces idées pour me rendre compte que depuis plusieurs jours, j'étais avec un homme normal, avec un homme qui semblait se soucier de moi, de mes réactions sans rien attendre en échange et même si sa présence me faisait peur, je sentais les muscles de mon dos se relâche au fur et à mesure que sans m'en rendre compte je lui accordais ma confiance. Il était même prêt à garder sa jambe blessée pour ne pas me brusquer, à cet instant j'eus un élancement douloureux dans la poitrine quand je me pris à rêver à ce qu'aurais été ces trois dernières années si quelqu'un comme Jeremiah était rentré dans le lycée. Mauvaise idée évidemment et je la mis rapidement dans un coin de ma tête bien caché car ce genre d'idée pouvait vous rendre folle. Je lui avais demandé de ma parler, de me faire oublier ma peur, alors que de toute évidence, j'aurais du moi le distraire de la douleur que je lui infligeais. Il m'assura ne pas être un grand bavard et pourtant, tout au long de l'opération, il me parla de son passé, de sa femme, de son boulot et de ce couteau qui m'avait permis de rire. Je me sentis aussi coupable de le voir souffrir, de le voir agripper la couverture, tout en tentant de bouger le moins possible, je le trouvais admirable.

Sa petite phrase me fit rougir, je le sentis car soudain mes joues devinrent brûlante. Dans la bouche d'un autre, j'aurais surement hurler, je me serais sauver en courant et je lui aurais surement planté ce couteau à porté de main dans la main. Là mon sourire s'agrandit davantage et je me dépêchais de me remettre au travail, je pris grand soin à la désinfection de la plaie, je n'avais rien pour recoudre, il faudrait que l'on trouve un cabinet médical rapidement, pour cela. Je trouvais un bandage et je trouvais que je ne m'étais pas trop mal débrouillé. Je suis contente d'avoir pu t'aider. Si je ne me sauvais pas dans mon coin, je reculais tout de même de plusieurs pas après avoir terminé, de nouveau les anciens sentiments de gêne et de peur me reprenait au ventre maintenant que je n'avais plus rien pour m'occuper l'esprit. Je m'essuyais rapidement les mains sur mon pantalon. Il faudra vraiment te recoudre et le mieux serait de trouver des antibiotiques. Je remis une mèche de cheveux derrière mon oreille, je réfléchissais à ce que je voulais faire maintenant et je me rendis compte que nous nous étions tout les deux transformé en statue. Il fut pourtant le plus rapide pour reprendre ces esprits, comme d'habitude, j'avais deux trains de retard. Il allait redescendre, il allait me laisser seule et je n'en avais pas envie. Quand il était monté peut être une demi-heure plus tôt, j'aurais tout fait pour qu'il s'en aille et me laisse rouler en boule, mais j'avais l'impression que je ne pourrais plus faire ça. Il avait éveiller quelque chose en moi, un souffle de vie et d'espoir qui refuserait surement de se faire étouffer par de la déprime. On pourrais aller manger dans la cuisine, je ... pourrais te raconter qui j'étais avant, te rendre la pareil. Je n'étais pas sur d'arriver à vraiment lui parler d'avant, mais je voulais essayer. Et je meurt d'envie de boire un thé. Je sais, s'était une envie plutôt bête, mais pendant trois ans je n'avais eut que de l'eau croupis et depuis que j'étais sortie, je n'arrêtais pas de boire du thé.

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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:52


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Philaé & Jeremiah
J'avais rapidement remis pied à terre et alors qu'elle s'était éloignée du lit de quelques pas, j'avais récupérer le couteau et la trousse de soin. J'allais redescendre. Je l'avais remerciée, mais je doutais réellement qu'il faille aller plus loin. Elle m'avait déjà surprit en acceptant de m'approcher pour s'occuper de ma blessure et alors que je remettais debout, je songeais que tout irait sûrement en s'améliorant maintenant. Elle resterait sûrement toujours à une distance respectable, mais j'espérais qu'elle avait compris que je n'étais pas là pour me servir d'elle comme d'un jouet. Ma jambe était toujours douloureuse, il fallait recoudre selon elle, elle l'avait d'ailleurs répéter en terminant de mettre le pansement, mais pour le moment nous n'avions rien en notre possession qui aurait permis de le faire. Il allait falloir que je patiente pour ça et à vrai dire ce n'était pas tellement ma priorité. J'étais plus préoccupé par les questions de nourriture et d'essence qui devenaient des denrées de plus en plus rares et qui nous étaient pourtant nécessaire si nous voulions continuer.

Je lui conseiller d'avaler ce que je lui avais apporter, mais alors que je m'éloignais pour la laisser tranquille, elle proposa de manger à la cuisine et même de discuter, de me parler d'elle...à moi. J'avais de nouveau poser le regard sur elle, un peu perplexe, puis elle avait ajouter avoir envie d'un thé. Un thé. Un nouveau sourire s'étira sur mes lèvres, finalement, c'était bien plus agréable comme ça. Du coup, j'attrapais le plateau de nourriture sur le buffet. « Du thé. On doit pouvoir te trouver ça. » Puis j'étais sorti, la laissant me suivre d'elle-même. J'étais redescendu, j'avais déposer le plateau sur la table de la cuisine, jetant un œil à l'extérieur par la fenêtre avant de fouiner dans les placards. J'y avais vu une boîte de thé la veille que j'avais laissée en place parce que j'avais une sainte horreur de ça. Autant que le café d'ailleurs. Philaé avait un peu tarder à descendre. Elle avait fini par apparaître presque timidement dans l'encadrement de la porte de la cuisine au moment, je lui chauffait un peu d'eau clair pour son thé. « Tu peux t'asseoir... » J'avais désignée la chaise qui se trouvait la plus proche d'elle et j'avais ensuite pris place sur celle qui se trouvait à son opposé. Je devais l'avouer, faire autant attention à chacun de mes gestes me demandait des efforts considérables. Je n'étais pas une brute en puissance, néanmoins, j'étais un fonceur. Je ne calculais jamais rien avant d'agir ou même de parler, c'était sans doute l'un de mes plus gros défaut, un défaut que je luttais pour laisser de côté pour elle, le temps qu'elle s'habitue à moi et qu'elle cesse de me craindre. Je n'aimais pas être crains. Je me faisais l'effet d'un pervers obsédé psychopathe que j'étais loin d'être en réalité. Je n'étais pas non plus l'homme le plus gentleman de la terre cela dit, j'avais toujours eu tendance à me montrer un peu rustre avec les femmes. Offrir des fleurs, être romantique, doux et attentionné c'était loin d'être mon truc. J'avais été marié pendant plusieurs années et pourtant, j'avais toujours eu du mal à parler de mes sentiments, même dire un simple « Je t'aime. » à ma femme de l'époque avait toujours été une épreuve. Avec Lilas, c'était différent. Je faisais le rustre, ça allait très bien. Elle m'envoyait sur les roses, j'en faisais de même, je ne ressentais pas le besoin d'être … délicat. Mais si j'en croyais Lilas, Philaé avait côtoyer des monstres, des sauvages, alors de la délicatesse elle en avait grand besoin.

L'eau se mit à bouillir et le son qu'elle produisit me fit sursauter. Je me levais aussitôt, attrapant une tasse et préparant en silence le thé que je vins déposer sur la table, près du plateau. « Fais attention, il est bouillant. » Je vins finalement reprendre place sur ma chaise, promenant mon regard un peu partout dans la pièce, évitant de la fixer toujours dans le soucis de ne pas la mettre mal à l'aise. Qu'est-ce qui passait dans la tête de certains pour faire subir l'enfer à une femme comme ça ? Ces gars là l'avait laissé presque sans âme, rien que pour leur satisfaction personnelle, ça me dépassait. Ça me mettait en colère aussi. Dans une colère noire. « Plus personne ne te toucheras maintenant...pas tant que je serais là. Je voulais que tu le saches. » dis-je finalement, presque subitement.
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:53

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Jeremiah & Philaé

Quand il s'était levé, j'avais reculé d'un pas, ça avait été plus fort que moi, je n'avais pas réussit à rester immobile, alors qu'il se rapprochait de moi, même si je le comprenais maintenant, il ne me ferait aucun mal. Je me sentais tellement bête de l'avoir mis dans le même panier que les autres et pourtant, je savais que si un autre homme rentrait alors j'aurais exactement la même réaction qu'avec Jeremiah au début. Ma proposition était toute bête et il aurait eut toute les raisons de refuser, après tout, je n'étais pas la fille la plus joyeuse du monde, il semblait bien mieux avec Lilas qui le laissait s'approcher, qui n'avait pas peur d'être en sa compagnie. Pourtant, le sourire qu'il fit à ma proposition, me fit rosir de nouveau, surtout qu'il se dépêcha de prendre le plateau et de quitter la chambre en me disant qu'il m'attendait en bas, il ne voulait pas que je change d'avis. Je trouvais ça mignon de sa part et surtout mes réactions me perturbais énormément, comment j'avais pu passé de la petite chose fragile à cette fille qui allait rejoindre ce garçon dans la cuisine. D'accord, c'était pour partager un repas, mais quand même, je savais que s'était risqué, que... je me stoppais aussitôt, pas avec Jeremiah, je pouvais lui faire confiance, et je devais me rentrer ça dans le crâne, je ne devais plus le regarder comme un potentiel violeur, mais comme un homme bon. Difficile quand les seuls hommes que vous aviez côtoyer ces dernières années étaient des pervers. Je me rendis alors compte qu'il était descendu depuis plusieurs minutes et que moi j'étais toujours immobile au milieu de la pièce complètement perdu dans mes pensées et que j'aurais largement le temps de débattre sur mon changement de comportement et Jeremiah quand le sommeil me fuirait ce soir.

Je descendis rapidement les escaliers avant de ralentir en arrivant à la cuisine, j'étais timide tout à coup et s'il s'attendait à ce que je sois différente de tout à l'heure, qu'il se méprenne sur mes intentions et pense que je n'ai plus peur. Je passais donc la porte en ayant plus envie de retourner me terrer en haut plutôt que d'être là. Une fois de plus je m'étais trompée, il me désigna une chaise sur laquelle je m'installais rapidement avant de prendre place à celle la plus loin de moi. Le silence s'installa entre nous, mais cela n'était pas pour me déplaire, je n'étais plus une grande bavarde, bien au contraire, passer des jours sans ouvrir la bouche ne me gênait pas le moins du monde. Lentement, je commençais à manger, la nourriture n'avait pas de gout, elle était insipide, mais je me rendis compte qu'en faite j'étais morte de faim et je n'arrivais pas à me souvenir de mon dernier repas. La bouilloire me fis sursauter, tout autant que lui et il fallut quelques secondes à mon cœur pour retrouver un rythme normal, le temps en faite qu'il me serve le thé que je lui avait dit avoir envie de boire. Il s'approcha de moi pour me déposer la tasse et cette fois-ci je réussis à ne pas avoir de mouvement de recul, j'étais plutôt fière de moi. Merci. Mon assiette était vide et je pris la tasse entre mes mains, je sentis alors un gros frisson me parcourir quand mes doigts glacés entrèrent en contact avec la chaleur de la tasse. Le silence était de nouveau retombé, moi qui lui avait promis de faire la conversation s'était plutôt raté, mais c'est alors qu'il éclata et ces propos au lieu de m'effrayer me firent l'effet d'un baume pour le cœur. Je le regardais un instant fixement, sans trop réagir, le temps pour mon cerveau d'analyser le sens de ces mots et alors les larmes que je retenais depuis trop longtemps firent leur apparition, je baissais rapidement la tête pour cacher cette faiblesse avant de me rappeler que maintenant j'avais le droit d'être faible. Ces larmes furent un grand soulagement pour moi et je les laissais couler librement le long de mes joues. J'attendis d'être sur de pouvoir contrôler ma voix avant de lui répondre.

Si Lilas connaissait certains détails de son histoire sordide, elle s'était toujours tus en présence de Jeremiah, mais cette réaction, cette phrase lui prouvait définitivement qu'il n'était pas eux, qu'elle pouvait lui faire confiance et que son histoire si elle l'horrifierait, ne le ferait pas fuir. Je pris une profonde inspiration pour me donner le courage qui me faisait si souvent défaut. J'étais au travail quand l'épidémie à commencé, j'enseignais à des lycéens, on travaillait sur l'oeuvre de Roméo et Juliette. Pendant neuf mois nous sommes resté enfermé à l'intérieur du self, malgré toute nos précautions, nous en avons perdu beaucoup. J'eus un sourire triste en repensant à cette période, à ces personnes et à ces enfants que nous avions perdu, dans le fond, je les enviais toujours de ne pas avoir connus le reste et d'être en paix maintenant. Un matin, quatre homme ont fait irruption dans la pièce, ils étaient armés et nous affaiblie. Ils nous ont aligné alors qu'il vidait le peu de réserve qui nous restait. C'est alors que leur chef à fait le tri, il a tiré une balle dans la tête des hommes et des femmes qui n'était pas compatible avec eux selon ces dires. Comme toujours me rappeler de ce moment était difficile, j'avalais une gorgée de thé brûlant et fermait un instant les yeux, me souvenant que je n'avais pas vraiment réalisé, que j'avais remercier le ciel d'être encore en vie, pour pouvoir mieux le maudire par le suite. Je levais les yeux vers lui, je ne savais pas si j'arriverais à continuer ou si lui serait capable de m'entendre alors que le pire était à venir.

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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:54


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Je n'avais tellement de conversation. Pour dire les choses autrement, j'étais loin d'être quelqu'un de très loquace, même avec Lilas, en fait avec cette dernière il s'agissait plus de disputes, de prises de becs, que de véritables conversations. Ça nous était arrivé, bien entendu. Mais rarement en réalité. Elle parlait souvent, je lui répondais peu trop peu d'ailleurs peut-être. Pourtant, alors que Philaé entrait dans la cuisine timidement, qu'elle s'installait à table entamant son assiette encore tiède, je m'avouais volontiers préférer le son de sa petite voix au silence. Elle parlait peu. Me parlait peu, surtout et maintenant qu'elle avait commencer, j'appréciais de l'entendre ce qui était plutôt rare avec moi. Pour autant, je n'allais pas chercher de moi même la discussion. En réalité, je la laissais faire. Elle me parlerait d'elle-même si elle en avait envie.

Elle me remercia, lorsque je vins lui déposer une tasse thé sur la table, mais le silence s'installa à nouveau par la suite, jusqu'à ce que je me mette à lui sortir un discours de héros des temps modernes à base de « tant que je serais là, il t'arrivera rien ». Je me serais presque fait rire moi-même...mais c'était avant de voir l'effet de mes paroles. Mon regard était resté fixé sur elle, en réalité, depuis qu'elle était entrée dans cette cuisine, j'avais du mal à regarder ailleurs que dans sa direction. Je luttais pour regarder ailleurs, histoire d'éviter de la mettre mal à l'aise. Et voilà qu'elle pleurait en silence. Les larmes roulaient le long de ses joues légèrement rosées, et moi j'étais là comme un idiot, assis en face d'elle et totalement impuissant face à ça. Ma seule idée pour rassurer une femme qui pleure, c'était de la prendre dans mes bras mais dans son cas, je doutais que ce soit l'idée du siècle. Du coup, je ne fis rien. Je n'ajoutais rien. Je me contenter de la laisser pleurer, de la laisser évacuer ce qu'elle avait à évacuer. Cela dura plusieurs minutes, des minutes qui me parurent des heures d'ailleurs. J'étais loin d'être un modèle de douceur, de fragilité ou de délicatesse, mais j'avais une sainte horreur de voir une femme pleurer. Ça me fichait le cafard.

Finalement, les larmes cessèrent. Je n'avais toujours pas eu le cran de sortir un seul mot et ce fut elle qui se mit à me parler. Elle commença à raconter son histoire. Elle était enseignante. Elle raconta le début de l'épidémie qu'elle avait vécue dans un lycée, avec ses élèves, les mois enfermée dans une cafétéria, les pertes humaines...puis ces types qui avaient un jour débarqués, qui avait tuer et qui avait sélectionner. Elle s'était arrêtait là, et rien qu'en disant cela je n'avais aucun mal à m'imaginer pourquoi ils n'avaient emmener que des femmes. Les hommes avaient sembler régresser, alors que l'épidémie s'était étendue. Certains, s'étaient remis à considérer les femmes comme des jouets utiles à leurs plaisir personnel, des défouloirs pour assouvir leur pulsions les plus dégueulasses. Et voilà le résultat. Une jeune enseignante, respectable qui aujourd'hui même si elle était encore en vie était brisée en mille morceaux et refusait catégoriquement qu'un homme l'approche. Il était où son avenir dans ce cas là ? Si un jour cette épidémie s'effaçait. Pas de mariage ? Pas de famille ? C'était d'une tristesse affreuse. Elle avala alors une gorgée de sa tasse de thé, puis ses yeux vinrent se reposer sur moi. J'avais attraper un morceau de carton qui traînait sur la table, je le tortillais entre mes doigts, mais finalement je finis par le rejeter à sa place initiale. « T'es pas obligée de me raconter la suite. Je suis un mec, si ça te met mal à l'aise le fait pas. Je ne te demande rien. »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:59

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J'avais pleuré, comme bien souvent d'ailleurs, mais c'est la première fois que je le faisais devant un homme, que je lavais ces trois années d'horreur et peut être parce que justement, j'étais en compagnie d'un homme que de pleurer sur mon sort, sur mon passé, me fit tant de bien. Je pleurais un long moment, je me doutais que je ne devais pas le mettre à l'aise, pourtant, je ne pouvais rien faire pour m'arrêter et il ne fit rien pour me consoler se dont je lui fut reconnaissante, car même si j'arrivais à être en sa compagnie, l'idée qu'il me touche m'était encore intolérable. Quand finalement je me calmais, je me sentis obligé, non j'eus envie de parler, de raconter mon histoire à cet homme qui ne me connaissais pas, mais qui déjà se préoccupais de moi. Parler d'avant l'enlèvement fut facile, je fus surprise de trouver les mots si aisément, pourtant quand j'en arrivais à cet épisode, je m'arrêtais un instant, respirant profondément. C'est lui cette fois-ci qui rompit le silence. Cette fois sa remarque bien que touchante ne me fit pas pleurer, elle me fit sourire, elle m'attendrit. Ce que je trouvais surprenant, je ne m'étais pas attendu à un jour ressentir de telle émotion. Mes doigts jouaient lentement avec la tasse et je finis par relever les yeux pour croiser son regard, je tressaillis, mais à peine cette fois quand je le vis m'observer, j'étais en train de m'habituer à lui. Tu as le droit de savoir, si ... je veux rester avec vous, je ne peux pas avoir peur de toi, mais tu dois savoir pourquoi je ne peux pas t'approcher. Pour le moment.

Je venais de me surprendre moi-même, ce "pour le moment" était étrange dans ma bouche. Cela sous-entendait qu'au fond, j'avais envie de me rapprocher de lui, de ne pas avoir envie de hurler et de fuir si jamais il devant me prendre la main. Cette idée me fit rosir et je m’empressais de l'enfouir profondément dans ma tête. Je pris alors une profonde inspiration. Ces hommes, ils nous ont emmener dans une immense villa à Yulee, mais ils nous ont parquer dans la cave. J'y ai vécu pendant trois ans, enfin, j'ai essayer de survivre surtout Je bus une longue gorgé de thé, ma gorge soudain sèche, je tentais de m'éloigner le plus possible de ce que je racontais, ne pas me laisser toucher par mes propres souvenirs. Tu peux très bien imaginer ce que j'ai vécu dans cette cave, j'ai été violé, parfois plusieurs fois par jour, j'ai été torturé, battue et .... Je fermais brusquement la bouche, j'avais été à deux doigts d'évoquer ma fille, ce petit être que j'avais porté et appris à aimé et que ces monstres avait jeter aux rôdeurs. J'en avais vaguement parler à Lilas, mais ça, je n'étais pas encore prête à en parler à lui. Je décidais de complètement dévier mon propre monologue. Je suis là seule à avoir survécut si longtemps, je suis en quelques sorte devenu leur mascotte, j'étais leur jouet, leur infirmière, leur oreille et leur punching-ball quand ils étaient en colère. Petit à petit pourtant, j'ai finis par lâcher, combien de temps peut-on souffrir avant de perdre la tête. Je relevais un peu la tête, croisant son regard avant de détourner les yeux de nouveau, j'avais peur d'y lire le dégoût que soudain il se rende compte combien j'étais sale et qu'il décide que je n'en valait pas la peine.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 17:59


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Philaé & Jeremiah
Elle était libre de garder son histoire pour elle. Après tout, nous avions tous nos secrets, nos croix, nos souvenirs, tous nos petits moments sombres. Je me doutais que son histoire à elle, n'était pas facile à entendre, mais ça ne me rebutait pas. J'en avais vu des choses alors que j'étais encore à la criminelle, des choses insoupçonnables que j'avais eu du mal à croire même lorsque je les avais sous les yeux. Les morts se relevaient, mais l'homme n'avait pas changé. Alors que nous en étions à nous battre pour faire perdurer l'espèce humaine sur Terre, certains continuaient de ne penser qu'à eux même. A agir comme de vulgaires animaux, des bêtes sauvages immondes et tout, sauf civilisés. Je ne comprenais pas ça. Je ne comprenais pas ces idiots qui pensaient encore à se vider, à se faire plaisir, qui était-il pour en être à ne penser qu'à ça lorsqu'ils croisaient une femme ?

Un sourire apparu presque furtivement sur ses lèvres, sa voix s'éleva à nouveau dans l'air pour affirmer sa volonté de me parler, de me raconter, de me faire partager son passé. Sans doute pensait-elle qu'elle me le devait. Que pour rester, il me fallait la connaître. Pourtant, elle était loin du compte, si je n'étais pas un héros il me restait l'âme d'un flic. Protéger, servir, assister, ça avait été mon quotidien à une époque et force et de constater que c'était rester. C'est la raison pour laquelle, presque contre sa volonté j'avais entraîner Lilas avec moi, cette espèce de tarée que j'avais trouver au beau milieu d'un appartement vide en train de hurler à pleins poumons. Elle s'était mise en danger pratiquement volontairement, pleine de désespoir et sans réfléchir je l'avais simplement sortie de là. Depuis, je ne l'avais plus quittée. Il fallait l'avouer je ne le pouvais plus désormais, je savais pertinemment que si un jour, je devais en venir à la laisser quelque part, je deviendrais probablement fou tant l'inquiétude dévorerait mes journées. Alors il en serait sûrement de même pour Philaé. Les choses étaient différentes avec elle, cela dit. Contrairement à Lilas, elle apparaissait comme cette petite chose fragile qui ne demande qu'à être protégée malgré sa tendance à me fuir. Dés les premiers instants, j'avais lu la détresse dans son regard et aujourd'hui, peux importe qu'elle continue de me fuir ou pas, j'étais convaincu que je ne parviendrais plus non plus à la laisser sur le côté.

Elle reprit alors calmement, ou presque son récit. Je m'attendais à la suite, pourtant alors que ses mots franchirent la barrière de ses lèvres mes poings se serrèrent. Supposer et savoir était bien différent, elle venait de me mettre face à la réalité de son histoire et il me fallut faire preuve de beaucoup de sang-froid pour ne pas me lever ou jeter un truc dans un mur. Le truc cliché de l'homme qui ne maîtrise pas ou peu ses sentiments. Finalement, je n'étais pas un type bien difficile à comprendre ou à cerner, j'étais un véritable livre ouvert pour qui veux bien tenter de s'y mettre. Les viols, les coups, comment avait-elle pu endurer ça et être encore là pour le raconter aujourd'hui ? Finalement, elle n'était pas si fragile que ça au fond. Cette femme avait une force de caractère impressionnante, c'est cette réflexion qui me traversa l'esprit alors que sa voix s'éteignit à nouveau. Elle qui m'avait regarder pendant un long moment, tout en me parlant détourna alors subitement le regard. Moi, je continuais de la fixer parce que mon regard n'avait pas envie de la fuir. Je me redressais alors, j'étais resté jusqu'alors avachi sur ma chaise, je me posais donc mes coudes sur la table, rapprochant ma chaise de celle-ci. Me raclant la gorge. « Ne détourne pas le regard comme ça...si quelqu'un doit ressentir de la honte, ce n'est sûrement pas toi. Toi tu es là, tu es en vie et tu va le rester. Arrête de baisser tes jolis yeux. Soit forte, même si c'est difficile, ça finira par s'arranger...au moins un peu. »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:03

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Il semblait être resté calme, silencieux et serein, même si je me doutais que mon histoire était loin de lui faire éprouver tout cela, mais au moins il resta assit à m'écouter sans péter un câble ce que j'appréciais beaucoup. Pourtant ce qui lui déplut se fut quand à la fin de mon histoire je baissais les yeux honteuse. Il parla alors d'une voix claire et ces propos une fois de plus raisonnèrent en moi et réveillèrent des sentiments que je pensais mort depuis bien longtemps. Je souris alors me rendant compte que depuis que je l'avais accepter, depuis que je lui avait parlé, je ne cessais de sourire. Je ne voulais pas encore pensé que peut être, cet homme était en train de m'aider à guérir de mon passé tout comme Lilas le faisait à sa manière. Je trouve que ça s'arrange déjà un peu. Je passais mes mains sur mon visage avant de replacer vivement une mèche de cheveux. Je posais mon regard sur la fenêtre, la journée était encore jeune et Lilas ne reviendrait pas avant plusieurs heures, sans cesse mon esprit revenait à la blessure qu'il avait au mollet et je m'inquiétais pour sa santé. En arrivant deux jours plus tôt, j'avais vu un cabinet de médecin un peu plus haut dans la rue, s'était le genre de cabinet qui avait plusieurs médecins, qui soignait de tout pour éviter aux patients de faire des dizaines de kilomètre pour aller à l'hôpital, et je pensais sérieusement trouver ce dont j'aurais besoin pour le soigner. Laisse moi te montrer combien je peut être forte, il y a un cabinet à environ 600 mètres où je pourrais trouver de quoi te soigner. Emmène moi là-bas. Il aurait eut toute les raisons de refuser, après tout je ne savais pas me défendre et je refusais de porter une arme, nous allions surement croisé des rôdeurs et il devrait seul s'assurer de notre sécurité à tout les deux. Pourtant, il se leva, prit ces affaires et me guida, me protégea jusqu'au fameux cabinet.

Je ne me sentais plus aussi courageuse en dehors de notre abri, pourtant, je fis bonne figure, je le suivais au plus près, c'est à dire qu'il y avait au moins un mètre entre nous, même si je savais qu'il fallait faire vite et que plus j'étais proche plus je serais en sécurité. Il fit sauter la serrure du cabinet et entra le premier en faisant le tour pour s'assurer que la voie était libre. Pendant ce temps, moi j'étais restée en retrait totalement inutile, mais à aucun moment il ne sembla s'en plaindre. Le cabinet comme je le pensais s'ouvrait sur un secrétariat et une salle d'attente, à gauche et à droite du bureau se trouvait deux portes, surement celle des médecins et derrière le bureau une autre porte qui devait être la réserve. Même si je m'étais montré courageuse, je ne voulais pas rester à découvert trop longtemps, je voulais faire vite et c'est pourquoi contre toute attente je proposais que l'on se sépare. Je prend la salle à gauche et toi à droite, le premier qui trouve un kit de suture appelle l'autre ok. Je souris et me dirigeais vers ma salle qui comme je l'avais prévu était une salle d’auscultation, Je me dirigeais vers les placards, j'avais du mal à croire que s'était moi qui avait proposer une expédition alors que quelques heures plus tôt, je me pensais incapable de mettre ma vie entre ces mains, là à cet instant, je l'aurais fait les yeux fermés. Je tournais le dos à la porte que j'avais laissé entrouverte pour l'entendre, si bien que je n'entendis pas la personne qui s'introduit dans la salle, le plus silencieusement possible, si je l'avais vu, j'aurais surement pousser le hurlement le plus fort du monde, de quoi rameuter tout les rôdeurs du quartier, seulement voilà, avant que je ne puisse réaliser quoi que se soit, sa main se posa sur ma bouche me réduisant au silence.

J'eus un instant la mauvaise pensée que ça y est, Jeremiah se montrait sous son vrai jour, pourtant je repoussais aussitôt cette idée, car l'odeur m'était familière et je sentis bien vite un haut de cœur me saisir quand je compris avant même qu'il ne parle que j'avais affaire à Leeroy, l'un de mes monstres. Ma petite poupée rousse. Ma petite pute, comme tu m'as manqué. Mes yeux s'écarquillèrent, mon pouls s’accéléra et je sentis la sueur couler le long de mon dos alors que déjà la main qui ne m'empêchait pas de parler se baladait sur mon corps. Je me ruais brutalement, tentant d'échapper à sa poigne, chose que je n'avais pas fait depuis des années et il me le rendit bien en me coinçant entre la table d'auscultation et lui, me cognant la hanche au passage, ce qui me promettait un beau bleu. Mon remplaçant ne t'a pas bien dresser à ce que je vois, je vais te chevaucher et te montrer comment tu dois te comporter avec un homme. C'est alors qu'il saisit mon t-shirt élimé et tira violemment dessus, le déchirant, je me retrouvait en soutient gorge contre lui et c'est alors que quelque chose craqua en moi. Je lui mordis la main jusqu'au sang lui faisant pousser un grognement de douleur, je n'eus pas le résultat escompté, en effet, j’espérais qu'il me lâcherait ou pousserait un cri attirant Jeremiah à mon secours. Au lieu de cela, il me retourna et me frappa violemment avec son poing au coin de l’œil droit. Je tombais sous la force de l'impact et vit trente-six chandelle, heureusement, j'eus le réflexe de pousser le plus bel hurlement de ma vie. Ta gueule salope, je vais te faire passer l'envie de mordre moi, je vais t'arracher les dents une par une. Il avait parler d'une voix tellement forte et en colère qu'il était sur que Jeremiah l'entendrait, mais pour le moment j'avais perdu le peu de combativité qu'il me restait, j'étais allongé au sol le t-shirt gisant à côté de moi, mon œil me faisait souffrir et je m'attendais à tout instant à recevoir une volée de coup. Seulement rien mis à part la porte s'ouvrant à la volée ne se produisit.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:04


Please Don't Hurt Me
Philaé & Jeremiah
Elle avait sourit et j'avais fait de même. Si d'autres l'avaient un jour brisée, je me voyais bien la réparer, du moins juste assez pour qu'elle continue de sourire comme elle le faisait en ce moment. Elle ajouta que les choses s'arranger, j'étais plutôt satisfait. J'avais redouter de passer une  journée entière avec elle. J'avais tout imaginer, lorsque Lilas avait quitter la maison, me demandant de lui monter à manger. Je la voyais déjà hurler, pleurer, voir même sortir en courant de la maison ce qui m'aurait forcé à la rattraper...pourtant nous en étions bien loin. Ce début de journée était plus ou moins agréable, si on mettait de côté le récit de son histoire. Cette femme était pleine de surprise, d'ailleurs elle continua dans sa lancée lorsqu'elle proposa de sortir pour rejoindre un cabinet médical, qui se trouvait pas très loin d'ici afin d'y trouver de quoi recoudre ma jambe. A sa proposition, j'avais jeter un œil à la fenêtre, sans bouger. Lilas ne serait pas là avant la fin d'après-midi, elle avait emmener la jeep pour fouiller les environs. D'après mes premiers repérages, l'endroit était plutôt sûr. J'avais éliminer quelques rôdeurs en arrivant, mais rien de bien effrayant. Du cou, je repoussais lentement la chaise, me levant. Mon couteau était dans ma poche, il ne me fallait que mon arme que j'avais poser sur le plan de travail, non loin de l'évier. Je m'étais contenter de l'attraper, de la vérifier et de la glisser dans mon dos. Un sourire au lèvre, je l'avais donc inviter à se lever, à me suivre. « Tu restes derrière moi. » Ma consigne habituelle. Celle-là même que je répétais à Lilas à chaque sortie, chaque fouille.

Ce qui était agréable avec Philaé, c'est qu'elle parlait certes, mais elle parlait peu. Moins que Lilas, beaucoup moins. Ainsi, alors que nous progressions lentement mais sûrement dans la rue, je n’eus pas besoin de m'arrêter, pas besoin de soupirer, de lever les yeux au ciel ou de jurer. Elle se contentait de me suivre, à une distance sûrement sécuritaire à ses yeux, prêtant attention à mes gestes, au bruits, au mouvements alentours. Le chemin se fit sans encombre. J'avais bien entendu un rôdeur, ou deux, mais ces derniers devaient sûrement être bloqués dans un bâtiment. Je n'eus aucun mal à faire sauter la serrure du cabinet, la porte s'ouvrit ensuite lentement et j'étais passé devant, comme toujours. Mes yeux se mirent à se promener un peu partout, alors que j'avançais dans l'entrée du cabinet. Ce n'était pas tellement grand, mais il y avait tout de même pas mal de pièces et de recoins. Spontanément, Philaé proposa de se séparer. L'idée ne me plaisait guère, elle n'était pas armée...pourtant, le fait que la porte fut verrouillée lorsque nous étions entrés eu raison de moi. « Au moindre soucis, tu cris. » Elle avait sourit. Puis, elle s'était dirigée de son côté, je l'avais suivie du regard avant de partir du mien.

La pièce dans laquelle je venais d'entrer était en réalité un bureau, une salle d'auscultation, d'ailleurs je soupçonnais les deux pièces que nous étions en train de fouiller, d'être en réalité identiques. Sur un côté, se tenais un bureau devant lequel était installé deux chaises, le pan de mur opposé était occupé par une immense armoire et au centre, se tenait la table d'auscultation. Tout ici, était resté parfaitement en ordre. Comme si simplement, un soir le cabinet avait fermer ses portes pour ne plus jamais ouvrir. Seule une épaisse couche de poussière, témoignait du temps écoulé. Je m'étais dans un premier temps diriger vers le bureau, attrapant un cadre qui était posé là. Sur la photo, se tenait une famille. Une famille modèle, la famille d'un médecin. Tous souriant, accompagnés du chien de la famille. Ces gens étaient probablement morts à l'heure qui l'est, ou transformés en l'un de ces monstres dévoreurs de chair humaine. J'avais négligemment rejeter le cadre sur le bureau, avant de me diriger vers l'armoire pour y dégotter mon fameux kit de suture et pourquoi pas, deux ou trois bricoles utiles en plus. Pourtant, un bruit sourd attira mon attention alors que ma main se posait sur la porte du meuble. Mon regard se dirigea rapidement vers la porte, je tendis l'oreille un moment. Plus rien. Je fis tout de même un pas en arrière, avançant vers la porte. Elle avait fait tomber quelque chose ? C'était possible. Mais bien vite, mes questionnement furent balayés d'un revers. Un cri déchira le silence. C'était une voix de femme, c'était Philaé. Rapidement, je fonçais en direction de la sortie, traversant le secrétariat raidement, j'ouvris la porte de la salle dans laquelle elle était entrée. Mon regard se figea. Mon corps se raidit. Je m'étais attendu à un rôdeur, ce n'était qu'un homme. Un espèce de vieux barbu bidonnant et sale, se tenait debout au dessus de Philaé qui elle, allongée au sol en soutien-gorge, le t-shirt arraché était totalement terrorisée. Il prononça quelques mots alors que j'entrais et mon sang ne fit qu'un tour. J'en avais en réalité oublié que j'étais armé. Ma voix résonna pour un « Hé ! » et sans même attendre une réaction de sa part, je me jetais littéralement sur lui, lui envoyant un premier coup. Surprit, sonné, il ne réagit pas tout de suite ce qui me laissa le temps de lui envoyer un deuxième coup au visage. A ce moment pourtant, il avait totalement conscience de ma présence. Son attention passa de Philaé, à moi et bientôt il se mit à son tour à envoyer des coups. Le premier vint atteindre ma mâchoire, le second frappa mon estomac. Je vacillais. Je n'avais pas tarder à me remettre d'aplomb, j'avais ensuite attraper la première chose qui m'était tomber sous la main, lui envoyant dans la tête. Il avait chuter ce qui m'avait laisser le temps de venir me poser à califourchon sur lui, lui envoyant des coups de poings, encore, encore, encore et encore. Rarement j'avais éprouver tant de dégoût, mais surtout tant de rage. Mes coups pleuvaient, mes poings étaient douloureux, j'avais sûrement brisées plusieurs de mes phalanges, mais je continuais. Sous moi, l'homme ne bougeait plus. Son sang avait rougit mes mains, éclabousser mon visage, mais je continuais. Plusieurs minutes s'écoulèrent. Sûrement. C'est le temps qu'il me fallut pour comprendre qu'il était mort. Depuis un moment déjà, d'ailleurs. Les coups cessèrent de pleuvoir. Lentement, je me redressais, me remettant péniblement sur mes jambes, je me retournais pour la regardais. Quelques minutes de plus, il aurait recommencer. Cet enfoiré avait sûrement ruiner tous mes efforts qu'avait fait ces dernières heures. « Philaé... » J'étais à bout de forces. A bout de souffle. Je fis un pas en avant, puis je tombais à genoux, devant elle. « C'est fini...d'accord ? C'est fini. »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:05

Please Don't Hurt Me
Jeremiah & Philaé

J'avais attendue la volée de coup qui allait surement se produire incessamment sous peu. Pourtant, rien ne vint, le bruit de la porte et la voix de Jeremiah me fit relever la tête, il était là, il avait promis de me protégée et il tenait sa promesse. Je me redressais tentant de me faire toute petite pour ne pas attirer l'attention. J'avais peur pour Jeremiah, d'ailleurs Leeroy lui mit une paire de coup bien placé qui à chaque fois me firent grimacer et sursauter. Je savais que Leeroy frappait très très fort, pourtant bien vite mon ange gardien prit le dessus et j'assistais à la mise à mort de mon bourreau, j'aurais du être dans un sale état, pleurer toute les larmes de mon corps et avoir peur de cet homme qui venait de tuer mon agresseur avec ces poings. Il n'en n'était rien, je me sentait horrifié par ce qu'il venait de se passer, mais je n'avais pas peur de Jeremiah. J'étais assise au sol, une main contre mon œil douloureux et je n'arrivais pas à quitter le cadavre du regard, son visage était une bouillie sanguinolente et je serais surement resté des heures ainsi si la voix de Jeremiah de ne sortie pas de ma transe. Je levais les yeux vers lui, il était à genoux devant moi, la peur dans son regard me fit frissonner, à cet instant, je ne réalisais pas encore que j'étais en soutient gorge, ma peau était consteller de cicatrice en tout genre, mais je m'en fichais royalement, je ne voyais que lui qui était couvert du sang de mon bourreau et qui ne semblait que s'inquiéter pour moi alors qu'un hématome était en train de naître sur sa mâchoire. J'avalais ma salive et sans un mot, je m'approchais de lui, je ne le quittais pas des yeux. J'aurais du avoir peur, mais non, il ne m'effrayait plus et c'est sans aucune peur dans les yeux que je passais mes bras autour de son cou et me serrais contre lui. Je fermais les yeux alors que mon cœur battait à un rythme affolant, je n'avais jamais été aussi proche d'un homme de mon plein gré depuis très longtemps et je fus surprise d'en éprouver du bien être. Merci. Je restais un long moment dans ces bras immobile au sol et je n'avais pas envie de bouger, pourtant, nous ne pouvions pas rester indéfiniment là, il fallait trouver de quoi se soigner et surtout la bagarre risquait d'avoir attiré des rôdeurs dans la rue. Je me reculais fixant le jeune homme, il avait plein d'éclaboussure de sang sur lui, mais je ne m'en formalisais pas, je posais ma main sur sa mâchoire, il allait avoir mal durant quelques jours après cela, je lui souris en coin et me surprenant moi même, je déposais un baiser sur l'hématome. Il ne devait pas comprendre mon calme olympien, alors qu'un homme avait tenter d'abuser de moi, je devais lui expliquer. Il s'appelait Leeroy, j'étais sa préférée et ... il a dut nous suivre depuis Yulee.

Je me relevais lentement et cette fois je me rendis compte que mon T-shirt était en lambeau au sol, je me sentis rougir et je croisais les bras devant moi, pour tenter de cacher mon corps qui portait les stigmate de mon passé. Je me rendis compte aussi que bien que je me sois reculée, j'étais encore très proche de lui et je rougis encore plus, sans bouger pour autant, je remis une mèche de cheveux derrière mon oreille. Il me faut de quoi me couvrir, ensuite il faudra finir de fouiller pour trouver de quoi nous soigner. J'espérais aussi trouver des antalgiques pour soulager la douleur de mon œil, qui je le sentais se fermait plus le temps passait, j'allais avoir un beau coquard, mais je ne me plaignais pas, car tout aurait pu se finir de manière bien pire pour nous.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:05


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Philaé & Jeremiah
Mon corps entier tremblait. J'avais l'impression de sortir d'une espèce de transe, une transe meurtrière. Mes accès de rage étaient rares, je ne laissais presque jamais la colère prendre le dessus et m'aveugler. J'avais déjà tuer des hommes, avant cette épidémie, pendant aussi lorsque la situation l'avait exiger. C'était tuer, ou être tué, j'avais toujours fais ce qu'il fallait mais je restait humain. A chaque fois, j'avais éprouver des remords. Là, pourtant tout était différent. J'avais déjà arrêter de me soucier de ce porc, maintenant réduit au silence pour ne me focaliser que sur elle, sur Philaé. Elle était restée là, assise à terre et lorsque mon regard s'était posé sur elle j'avais immédiatement remarquer ce coup, ce bleu qui commençait à apparaître sur son visage et qui n'allait sûrement pas aller en s'améliorant. Ce gars là, n'y allait pas de main morte quand il cognait, j'en avais fais les frais. J'avais tout de suite tenter de la rassurer. Maintenant, je craignais qu'elle ne se mette à hurler, à me fuir à nouveau surtout que je ne devais pas être agréable à regarder, je devais en fait être assez effrayant dans cet état. Elle ne dit pas un mot pourtant, ne bougea pas dans un premier temps non plus, elle se contenta de lever les yeux vers moi et de me fixer un moment. Puis, elle s'approcher de moi, très doucement pour finalement passer ses bras derrière ma nuque et se coller tout contre moi. J'étais resté immobile, parfaitement statique, mon regard fixé droit devant, je n'osais pas faire un mouvement de peur qu'elle ne fuit à nouveau sa position. Pourtant alors qu'un « Merci. » me parvint aux oreille, je ne pu m'empêcher de refermer mes bras sur elle. De la serrer encore un peu plus contre moi.

A un moment pourtant, alors que je la sentis bouger, je relâchais mon étreinte la laissant s'éloigner lentement. Elle se mit à me fixer, puis sa main vint se poser sur ma mâchoire douloureuse, un sourire se dessina alors sur ses lèvres, et elle s’approcha finalement de nouveau afin de déposer un baiser sur l'hématome naissant. J'étais stupéfait, de la voir si calme. Je m'attendais après ça à le retrouvée en pleine de crise de panique et pourtant, pour la première fois elle fit un geste vers moi, même bien plus que cela. Mon regard était un peu interrogatoire sûrement, car elle en vint à parler à nouveau. Ce gars était l'un de ceux qui avait fait de sa vie un enfer ces dernières années et alors qu'elle parlait, je fus soulager. Il avait mériter son sort, il le méritait même dix fois encore en vérité. Elle se leva alors, et péniblement j'en fis de même. Le coup à la mâchoire était douloureux, celui à l'estomac avait aussi laisser des traces. Mon corps entier semblait être sur le point de se briser, mes mains elles étaient sûrement en miettes. Elle était toujours en soutien-gorge, son haut était fichu et elle croisa immédiatement les bras autour de sa poitrine. Elle voulait quelque chose pour se couvrir maintenant, et il fallait que nous quittions cet endroit. Cet idiot avait fait un boucan monstre, si des rôdeurs traînaient dans le coin nous n'allions sûrement pas tarder à les croisés. Je retirais donc ma veste, elle était pleine de sang mais en attendant, elle lui servirait afin de se couvrir un minimum. « Prends ça. » dis-je alors. « On va prendre un peu de matériel en vitesse, il y a des vêtements qu'on à récupérer à Yulee...à la maison. » La maison oui. Ou plutôt celle où nous avions élu domicile provisoirement. Je déposais lentement ma veste sur ses épaules, avant de m'éloigner pour me diriger vers l'armoire déjà ouverte. Attrapant un sac poubelle, qui traînait, j'y engouffrais deux kits de suture, du désinfectant ainsi que quelques bandages et pansements et anti-douleur. Très vite, je me retournais alors vers Philaé. « Faut qu'on rentre, des rôdeurs ont sûrement entendu ça.. » Je tenais à éviter l'affrontement. J'étais loin d'être en état, pourtant au cas où il allait bien falloir que j'assure. Je sortit mon couteau de ma poche, l'ouvrant rapidement j'en attrapais la lame pour le tendre à Philaé. « Je veux que tu sois armée...s'il te plaît. » Moi, il me restait mon arme. Mon 9mm. Je n'aimais pas gaspiller mes balles sur des rôdeurs isolés, de plus tirer faisait du bruit ça n'arrangeait rien...pourtant, la crosse me serait amplement suffisante pour éclater des crânes.
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:08

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Jeremiah & Philaé

Je ne fus pas la seule à être surprise par mon geste, je l'avais pris dans mes bras sans réfléchir, sans penser à ce qu'il pourrait faire, mais en ne pensait qu'à ce qu'il avait fait, soudain, j'avais ressentit le besoin presque viscéral d'être contre lui. Si au début, il ne me rendit pas mon étreinte, il finit tout de même par enrouler ces bras autour de mon corps, je le sentais tout aussi tremblant que moi. Le baiser était une manière pour moi de le remercier, d'effacer la douleur par ce contact physique car comme je le lui avait expliquer, je connaissais bien la force de monstre que nous venions de rencontrer. D'ailleurs, je me rendis vraiment compte de son état quand il tenta de se redresser, la douleur traverser son regard et je me sentis coupable qu'il est à souffrir par ma faute, je ne dis pourtant rien pour le moment, je comprenais l'urgence de la situation. Pourtant alors qu'il enlevait sa veste pour me la donner, je notais mentalement tous ce qui semblait aller mal pour lui, sa mâchoire qui avait un hématome, son estomac et peut être un ou deux côtes cassé et surtout ce qui m'inquiétais le plus, ces doigts qu'il s'était surement cassé. J'enfilais rapidement sa veste alors qu'il me faisais sourire en parlant de la maison, à cet instant pourtant, je la voyais vraiment comme notre maison, notre abri et j'avais hâte d'y retourner. Merci. La veste était beaucoup trop grande pour moi, mais au moins mon corps était caché. Il se dirigea vers une armoire et je fis de même, je pris tous ce que je pouvais mettre dans le sac que j'avais trouvé et qui j'en étais sur pourrait nous servir.

J'avalais difficilement quand il parla des rôdeurs, il était évident que nous n'étions pas en état de nous battre contre des zombies après cette mauvaise rencontre, pourtant, nous ne pouvions pas rester ici non plus et courir le risque d'être pris au piège dans le cabinet médical. Je te suis. J'allais lui emboîter le pas quand il m'arrêta en me tendant le couteau, je restais un instant interdite, j'aurais pu refusé, d'ailleurs, j'étais à deux doigts de leur faire quand je vis sa mine fermer par la douleur et je hochais lentement la tête. D'accord Je pris le manche du couteau la main tremblante et pris une profonde inspiration avant de le suivre la rue semblait calme pourtant j'entendais les grognements annonçant l'arrivée des rôdeurs juste au coin de la rue. Notre retour fut beaucoup plus rapide que l'allée, courant à moitié, je le suivrais de beaucoup plus près. Heureusement d'ailleurs, car le coup dans l'estomac l'avait bien affaiblie et alors que nous étions à environs 50 mètres de la maison, il vacilla, sans réfléchir je passais mon bras autour de sa taille et son bras autour de mes épaules. Laisse moi t'aider. Nous avions été silencieux pourtant avant d'arriver dans l'allée de la maison, je tournais la tête vers le haut de la rue et blanchis en voyant environ 10 rôdeurs se presser contre l'entrée du cabinet. Nous entrâmes dans la maison sombre et silencieuse et je me sentis soudain en complète sécurité.

Une fois la porte fermé, nous nous dirigeâmes vers le salon où j'aidais Jeremiah à s'allonger sur le lit. Je suis désolée que tu sois encore plus blessée à cause de moi, tu aurais du attendre Lilas. S'il y était allé avec la jeune femme alors il serait revenu en pleine santé, d'un autre côté, s'ils m'avaient laissé seule ici, alors Leeroy m'aurait trouvé seule dans la maison et il m'aurait surement tuée. Je voulais tout de même m'excusé, car si je ne regrettais pas la mort de cet homme, le faite que Jeremiah ait été blessé m'était je m'en rendis compte intolérable. Ne bouge pas, je vais m'occuper de toi. Je me levais sans lui laisser le choix et partit rapidement dans la cuisine où je remplit une bassine d'eau fraîche, je pris des chiffon et une bouteille d'eau et retournait vers le salon. Je posais tout sur la table basse et lui souris ce qui déclencha une douleur au niveau de mon œil. Je vais regarder tes nouvelles blessures, je te ferais les points de suture après. Je commençais par sa machoire, lui faisant ouvrir la bouche et la refermer afin de m'assurer que rien n'était cassé, mais heureusement, non, il aurait juste un bleu énorme durant plusieurs jours. J'étais complètement silencieuse me concentrant sur ma tâche, je pris alors un premier chiffon que j'humidifiais et avec douceur, je lui nettoyais les mains, une fois le sang retiré, j'observais ces doigts et soupirais. Tu as deux doigts d’abîmer à la main gauche et un à la main droite, je ne peux pas te dire si c'est cassé, fêlée ou une simple entorse, mais tu vas devoir les laisser immobilisé un certain temps. Soulève ton T-Shirt maintenant. Je rougis alors, car son visage et ces doigts n'étaient pas trop difficile, mais là toucher à son ventre, le toucher, je me sentais mal à l'aise, mais je ne le montrait rien. Je vis tout de suite un bleu en train de se former comme j'en avais eut peur, il avait été frapper près des côtes et là aussi j'avais peur qu'il est une côte d’abîmer. Je fis glisser mes doigts le long de sa peau et je ne saurais expliquer ce que je ressentis à cet instant, mais la peur était très loin de mon esprit à ce moment. Je ne sais pas si tu as les côtes cassées, mais en tout cas, il a dut frapper très fort à cet endroit. Je vais essayer de te soigner au mieux. Je lui souris presque avec tendresse, ce qui avait été inimaginable plus tôt, je m'étais ouverte à lui si rapidement que j'en avait le vertige. Je me rendis alors compte que mes mains étaient toujours posé sur sa peau et ceci depuis plusieurs minutes alors que j'avais finis d'observer ces blessures, je les retirais vivement en rougissant de plus belle.

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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:08


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Philaé & Jeremiah
Je n'avais plus qu'une idée en tête, quitter cet endroit, m'éloigner de ce cadavre à la tête démolie et rentrer me poser en presque sécurité. Je mentirais, si j'avançais que j'étais en parfaite condition et d'attaque pour abattre du rôdeur. J'étais cassé. Je le ressentais de minute en minute. Il m'avait envoyer peu de coups, mais il y avait mit toute sa force et je l'avais senti passé. J'étais sonné ; Il n'y avait pas d'autre mot, j'avais mal à l'estomac, mal aux côtes, j'avais un mal fou à tenir sur mes jambes et j'avais tellement mal au crâne que j'avais du mal à garder les yeux parfaitement ouverts. Du coup, il était inutile que je perde trop de temps.  J'avais ouvert la porte du cabinet, jeter un œil à l'extérieur, puis j'étais sorti en vérifiant bien derrière moi que Philaé m'avait suivi. Si à l'aller, j'avais pris mon temps pour des questions de discrétion, au retour j'avais pressé le pas, oubliant même de regarder partout et de tendre l'oreille. Je me sentais partir, mes jambes me portaient à peine, je tenais bon pourtant … jusqu'à apercevoir enfin la maison dans laquelle nous nous étions installés. C'est là que mes jambes décidèrent de se la jouer capricieuses, refusant de me porter plus loin. Ma vue se troubla, et je serais sans doute tomber à genoux au milieu de cette fichue rue si elle ne m'avait pas rattrapé. L'un de ses bras passa autour de ma taille, alors qu'elle passait l'un des miens sur ses épaules. Elle m'aida ainsi à rejoindre la maison, me fit entrer avant de me laisser m'installer au salon, sur le canapé transformé en lit que j'occupais habituellement. Un soupir s'échappa de mes lèvres alors qu'elle me lâchait. « Merci... » dis-je avant de tousser. Elle s'éloigna alors de quelques centimètres, puis se mit à s'excuser avançant que si Lilas avait été à sa place, rien ne serait arriver. Elle s'en voulait, je le lisais parfaitement dans son regard. Je me redressais alors, en grimaçant pour la regarder. « Ne dis pas de bêtises. C'est pas de ta faute...cet enfoiré nous à suivi. Il aurait fini par tenter un truc de toute façon. » Puis, je laissais pas tête retombée contre le matelas alors qu'elle me demander de ne pas bouger. Elle quitta la pièce, je n'eus même pas la force de regarder par où elle étais parti. Je pouvais bien jouer le mec solide, ce con m'avait amoché. J'étais en miettes. La douleur était tellement intense, que j'aurais très bien pu passer des heures à m'en plaindre...mais je restais silencieux. Question de fierté. J'avais jouer les héros, il fallait assumer.

Les pas de Philaé se firent de nouveau entendre sur le plancher du salon. Je tournais la tête alors qu'elle déposait tout un tas de trucs sur la table basse. Elle revint moi, en souriant, expliquant qu'elle allait s'occuper d'abord de mes nouvelles blessures avant de recoudre ma jambe. L'entaille oui...je l'avais presque oubliée celle là. Elle débuta avec la mâchoire, me faisant ouvrir puis refermer la bouche plusieurs fois, observant le bleu qui devait sûrement s'y étaler. Elle appliqua ensuite un chiffon imbibé d'eau froide sur mes mains, pour en enlever le sang qui avait séché. Elle ne disait rien, en réalité elle semblait totalement absorbée par sa tâche, me laissant tout le loisir de l'observer alors qu'elle se trouvait à quelques centimètres de moi à peine. Finalement, alors qu'elle eu terminer de nettoyer et d'examiner, elle parla de nouveau, me demandant de retirer mon t-shirt. Je me redressais alors lentement afin de retirer mon vêtement qui de toute manière était lui aussi plein de sang. Ses doigts se posèrent alors sur ma peau, je n'avais pris le temps de regarder dans quel état j'étais, je ne regardais qu'elle en réalité. Peut être un peu trop intensément d'ailleurs. Sa voix résonna à nouveau, mais à vrai dire j'étais loin d'être assez attentif pour tout comprendre à ce moment là. Sa main, n'avait toujours pas quitter mon ventre, elle ne la retira qu'après quelques minutes, vivement, et comme par réflexe je la rattrapais de ma main la plus proche, serrant ses doigts entre les miens. « Ne t'en fais pas pour moi...je m'en remettrais...ton œil. Ça te fais mal ? »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:09

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Je sentais le regard de Jeremiah sur moi, peut-être un peut trop insistant, mais je ne réussis pas à m'en formalisé, la petite chose apeuré par cet homme avait complètement disparut, je sentais aussi que s'était lui, juste lui et que je ne serais pas aussi à l'aise avec d'autres hommes. Je lui fis le détail de ces blessures, il était bien amoché et je ne pouvais pas m'empêché de m’inquiéter pour lui, pourtant lui semblait plus inquiet à propos de mon œil. Bon il est vrai que la douleur était intense, que je ne voyais rien de cet œil là et que le gonflement devait être important, mais je ne me plaignait pas, car finalement, se n'était pas grand chose. J'ai mal, mais se n'est rien par rapport à ce que cela aurait été si tu n'étais pas intervenue. Et comme tu dis, ça guérira, toi par contre, tu vas avoir besoin d'un petit coup de pouce. Je pris alors les sacs que nous avions laissé tombé au pied du canapé lit et en fit un rapide inventaire. Je trouvais presque tous ce dont jamais besoin. En premier lieu, de quoi soulager la douleurs, les antalgiques étaient périmés depuis près de six mois, mais j'avais vu mes monstres en prendre par dizaine des bien plus vieux sans jamais avoir de problème. Je sortis deux cachets de leur emballage et pris la bouteille d'eau avant de m'asseoir à côté de lui pour l'aider à le redresser. Prend déjà ça, ça va atténuer la douleur. Je le laissais boire et l'aidait à se rallonger doucement. J'étais aux petits soin pour lui et pas seulement parce qu'il avait tué Leeroy, mais aussi parce qu'aujourd'hui il m'avait rendu espoir, il m'avait donner envie de me battre pour ne plus être la victime des monstres, mais juste pour être moi. Je fouillais de nouveau jusqu'à trouvé une crème anti-hématome, je regardais la date et fut heureuse de constaté qu'elle n'était périmée que depuis peu. Ne bouge pas, cette crème devrait éviter que les bleus ne s'étendent trop. Je lui tartinais alors la mâchoire d'une couche généreuse de crème, j'en mettais surement beaucoup trop et je gâchais peut être pour une autre occasion, mais sous le coup de l'émotion, je voulais juste qu'il guérisse au plus vite. De nouveau, j'en arrivais au ventre, le bleu me paraissait plus étendu que tout à l'heure et je pris mon temps pour bien le soigner, c'était étrange pour moi, déjà avant l'épidémie je n'avais jamais trop eut de relation amoureuse où charnelle, ensuite j'avais subit et je m'étais complètement désintéresser de tout cela. A cet instant pourtant, je profitais de le toucher, je n'avais aucune idée derrière la tête, juste ce contact à ce moment me plaisait. Je revins pourtant rapidement à la réalité, lorsque l'image de Lilas me vint en tête, je m'éclaircis la gorge et évitais son regard durant un petit moment, je devais être toute rouge et je m'occupais alors pour trouver comment immobiliser ces doigts. ça ne va pas te plaire, mais tu ne pourras pas conduire pendant quelques jours j'en ai bien peur, je vais devoir immobiliser tes doigts Je finis par trouver deux bandages et une petite cuillère qui traînait sur la table. Je mis de la crème pour les bleus sur ces doigts, je ne savais pas si ça aiderai à guérir plus vite, mais dans tout les cas ça ne pouvait pas faire de mal. Je bandais les deux doigts de la main gauche ensemble, ceux qui étaient les moins abîmés. Pour la main droite par contre, je du me résoudre à faire une petite atèle avec la cuillère, la coinçant sous son doigt avant de mettre le bandage. Il était calme et silencieux, j'avais compris qu'il n'était pas très bavard, mais j’espérais sincèrement que le coup au visage ne lui avait pas provoqué une commotion ou quelque chose du genre. J'avais pour ainsi dire fait le plus facile, le moins douloureux, j'aurais pu le laisser souffler, mais comme ont dit il faut battre le fer tant qu'il est chaud et tant que j'avais le courage, car mon œil, me faisait de plus en plus mal finalement et sans le dire je me demandais s'il ne m'avait pas fêler la pommette. Je sortis le kit de suture qu'il avait trouvé, préparait tout le matériel et le regardait alors pour la première fois depuis longtemps. Prêt ? Je te préviens, il ne faudra pas que tu bouge, ça va faire mal, mais je vais aller le plus vite possible d'accord. Et sans attendre, j'enfonçais mes aiguilles dans la chair de son mollet pour commencer à recoudre la plaie.

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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:10


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Elle se formalisait même pas de son œil, je le voyais bien pourtant, qu'elle avait un mal fou à le tenir ouvrir rien qu'un petit peu. Mais elle continua de ne s'occuper que de moi, sans même prendre le temps de s'arrêter pour se soigner elle même. Elle se retourna pour attraper le sac, laissé à l'abandon à terre et elle fouilla un moment afin de trouver diverses choses. Elle commença par des anti-douleurs, m'en donnant deux comprimés et m'aidant même à me redresser pour boire et les avalés et à me rallonger ensuite. Elle se remit à fouiller, pour sortir du sac un tube de crème qu'elle ouvrit aussitôt. Une crème pour les hématomes avait-elle dit, avant de m'en mettre sur la mâchoire. Elle passa ensuite au bleu qui s'étalait sur mon ventre, et un frisson me parcouru alors que ses doigts étalaient la crème froide sur ma peau, il me sembla même laisser échapper un léger soupir. Elle s'attarda un moment sur ce bleu là, puis s'arrêta presque brusquement. Elle vint alors s'occuper de mes doigts, son teint avait rosi et encore une fois, je ne pu m'empêcher de la regarder, souriant même à un moment donné. Son diagnostic était clair, je ne pouvais plus conduire pour le moment. « Et bah j'en connais une que ça va arranger. » dis-je simplement. En réalité, ça me mettait en rage. J'aimais pas position de conducteur, je m'étais attaché à cet jeep et j'avais horreur d'en laisser le volant à quelqu'un...surtout pas à Lilas que je trouvais trop nerveuse et donc la conduite avait tendance à m'agacer tant elle était différente de la mienne. Une conduite de femme, en somme.

Elle continua ses soins. Emprisonnant mes doigts blessés que je ne sentais en réalité même plus, puis elle attrapa un kit de suture et s’approcha alors de ma jambe. Je n'allais pas apprécier la suite, j'en étais persuadé. Je doutais que les anti-douleurs qu'elle m'avait donner suffisent, mon mal de crâne passerait sans doute avec ça...mais pour le reste. Elle releva mon jean, laissant apparaître le pansement qu'elle avait mis quelques heures auparavant. Elle le déposa sur la table et je vis immédiatement qu'il était tâché de sang. Cette saleté avait donc continuer de saigner et pas qu'un peu, d'ailleurs, je la sentis éponger légèrement. Ne pas bouger, c'est ce qu'elle avait dit et il allait falloir qu'une nouvelle fois, je fasse un gros travail sur moi-même pour ça. Une plainte s'échappa de ma bouche, lorsqu'elle planta l'aiguille dans la chair déjà à vif et abîmée de ma jambe. Une si petite aiguille et du fil et pourtant, la douleur était abominable. J'étais sans doute arrivé à ma limite. Je supportais de moins en moins la douleurs, ou plutôt les douleurs qui avaient pris possession de mon corps. Elle répéta l'opération une fois de plus, puis une autre...et finalement, j'arrêtais de compter les fois ou l'aiguille vint pénétrer ma chair. Je serrais les dents, m'efforçant de ne pas simplement tirer sur ma jambe afin de l'éloigner cet outil de torture que représentait ce petit bout de métal à cet instant à mes yeux.

Lorsqu'elle eut terminé, je soufflais longuement. En réalité, j'évacuais avant de hurler tant la douleur était insupportable à ce moment. Mes yeux pleuraient seuls. Et je fus soulagé lorsqu'elle annonça la fin de ce calvaire. Elle déposa le reste du kit sur la table, remit un pansement sur la plaie désormais suturé, et nettoya un peu ses mains. « Merci...pour tout ça...t'étais pas obligée de t'occuper de moi comme tu viens de le faire. » Ma voix était différente de d'habitude. Peut-être un plus rauque, saccadée. J'étais à bout. Pourtant, je me redressais afin de m'asseoir. Elle était toujours là proche de moi et ma main vint se poser sur son visage, la faisant tourner légèrement la tête j'examinais alors son œil. Cet enfoiré ne l'avais pas raté, c'était enflé, l'hématome était conséquent mon poing libre se serra à nouveau. « Je suis désolé, j'aurais pas du te laisser toute seule. J'avais promis de te protéger pourtant... » C'était étrange, mais le fait de repenser à ce type qui avait réussi à reposer la main sur elle me mettait à cet instant encore atrocement en colère.
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:11

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J'avais donc commencé à recoudre sa jambe, se fut pour moi à cet instant la chose la plus difficile qu'il m'ai été donné de faire. Recoudre les monstres étaient plaisant, parfois j'en rajoutais juste pour le plaisir de leur faire mal de cette manière, alors que là, non. Je le sentais se crisper, je voyais la sueur couler le long de son visage et sont teint devenir presque translucide. Il aurait une cicatrice, ça s'était certain, mais au moins maintenant la plaie allait guérir. Je nettoyais rapidement, lui remis un pansement et m'occupais de ranger mon chantier, j'avais les mains qui tremblaient et surtout je voulais lui laisser le temps de se remettre de ce faire recoudre une longue balafre à vif. Il finit par prendre la parole, la voix rauque me prouvant qu'il avait souffert sous mes doigts et le souffle court. Je relevais les yeux et souris avant de m'asseoir près de lui. Je devais le faire ... j'en avais envie et puis tu as tué mon cauchemar et à cause de cela, tu as été tout amoché, je ne pouvais pas te laisser comme ça. Il fut rapide à mettre sa main sur mon visage et je sursautais, une fois de plus, se n'était pas à cause de lui, je n'en avais plus peur, mais à cause de la rapidité de son geste qui m'avait surprise, car aussitôt que sa main toucha la peau de ma joue je me détendis. Il voulu regarder mon œil de plus prêt et je le laissais faire. Je mettrais peut être de la crème plus tard, quand j'en aurais le courage, pour le moment je m’inquiétais plus pour lui que pour ma pommette peut être en miette. Voilà que maintenant il se sentait coupable, il pensait que tout était de ma faute, je posais alors mon doigt sur sa bouche pour le faire taire. Comme tu as su me le dire tout à l'heure, il aurait réussit à m'atteindre et dans un autre lieu, un autre moment tu n'aurais pas été là pour l'arrêter. Je ne pouvais pas dire le tuer, pour moi, il n'avait pas commis un meurtre ce soir, il avait éloigner la peur un peu plus, car ce soir, je savais que sur mes quatre bourreau seul un était peut être encore en vie et rien que je penser cela, je sentis mon cœur s'alléger un peu plus.

Le calme était revenu dans la maison et dans la rue, je me doutais que le cabinet médical devait être plein de rôdeur à l'heure actuelle, c'était dommage, nous aurions pu faire des réserves pour les semaines à venir avec tout ce qui se trouvait à l'intérieur. Jeremiah avait toujours la main sur ma joue et je penchais ma tête pour appuyer dessus en fermant les yeux un instant, j'inspirais profondément et laissait le sentiment de bien-être m'envahir peu à peu. Il était incroyable de ressentir tout cela à nouveau, j'avais l'impression de le vivre pour la première et s'était une sensation étrange. Je soupirais et ouvrais les yeux lentement pour croiser son regard. Je ne pensais pas ressentir cela de nouveau un jour. Etre juste en confiance avec un homme, me sentir bien près de lui sans avoir peur pour ma vie.Je ne voulais pas tomber dans le mélodramatique et le mielleux, mais le dire était aussi tout agréable. Je relevais les yeux vers lui, il était encore blanc et avait de toute évidence besoin de se reposer. J'appuyais alors lentement sur son épaule pour le faire se rallonger. Tu dois te reposer maintenant, tu dois dormir autant que possible pour pouvoir te remettre le plus rapidement possible. Je le sentis se crisper à cette idée, il ne devait pas vouloir me laisser seule, je le comprenais, il ne voulais pas que quelques chose m'arrive alors que lui dormais, pourtant, il n'allait pas avoir le choix. Je vis alors son couteau, celui qu'il m'avait prêter et que j'avais laisser là en arrivant. Lentement, d'une main timide, je le pris et le posais sur mes genoux tentant de mettre une mine décidée sur mon visage sans être sur d'y parvenir. Maintenant c'est à moi de veiller sur toi.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:11


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C'était passé. Enfin, tout était terminé. Je sentais bien entendu toujours mes blessures et mes hématomes, mais j'avais l'impression que le plus difficile était derrière moi. Philaé avait pris soin de moi tout le long. Elle s'était occuper de chaque bleu présent sur mon corps avec douceur, sans un mot, sans se plaindre. Elle n'avait même pas prit le temps de prendre soin d'elle même, de mettre un peu de crème sur son œil blessé. Rien. Elle ne m'avait pas lâcher, et c'est sans doute ce qui faisait que je m'en voulais encore davantage . Qu'est-ce qui m'avait pris de la laisser partir fouiner cette salle toute seule ? Pourquoi est-ce que je n'avais tout simplement pas dis non ? On aurait fouiller la même salle, on aurait pris plus de temps, ce type nous aurait sûrement pris par surprise mais elle au moins, s'en serait tiré sans ce bleu au visage.

Je m'étais excuser. J'en avais ressenti le besoin. Pourtant, elle mit vite fin à ce que je racontais. Son doigts vint se poser sur mes lèvres, m'obligeant à me taire et une nouvelle fois je me mis simplement à le regarder fixement. Ma main était toujours sur son visage quand elle se mit à parler. Elle n'avait pas tort. Et si je n'avais pas été là ? Qu'est-ce qui lui aurait fait ? Il l'aurait tuée...sans doute, mais avant ça ? Je préférais éviter d'y penser. J'avais ressenti assez de colère, de rage et de dégoût pour aujourd'hui. Je n'avais rien à répondre à ça. Je préférais me taire en fait, j'en étais presque à savourer ce contact que j'avais avec elle, chose que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps. Elle pencha d'ailleurs la tête, appuyant davantage sa joue sur la paume de ma main, ses yeux se fermèrent alors que les miens restaient grands ouvert rien que pour l'admirer, car c'est bien ce que j'étais en train de faire. L'admirer. Mon doigt se mit à bouger légèrement, caressant sa peau. Je n'aurais su dire combien dura ce moment, toujours est-il qu'elle rouvrit finalement doucement les yeux et qu'un soupire s'échappa de ses lèvres. A ce moment, je ne pu m'empêcher de me pencher un peu plus en avant pour m'approcher encore un peu plus d'elle. Je me souvenais encore de cette sensation, lorsqu'elle s'était accrochée à moi au cabinet, de son baiser sur ma mâchoire endolorie et c'est presque naturellement que mes lèvres vinrent se poser sur son front, puis une seconde fois sur l'hématome de sa pommette. Je m'éloignais alors, croisant un instant son regard, puis sa main vint se poser sur mon épaule, exerçant une légère pressions afin que je m'allonge. Mon corps s'était crispé, l'espace d'une seconde il me vint en tête que j'avais été trop loin avec ces deux baisers. Pourtant, elle voulait simplement que je m'allonge. Que je me repose. Elle continuait de prendre soin de moi, même alors qu'elle venait de donner son maximum. Elle voulait que je dorme, pourtant je n'en avais pas vraiment l'intention, il était hors de question pour moi de la laisser seule encore une fois...mais elle se saisit de mon couteau, celui que je lui avais confié en sortant du cabinet. Elle semblait décidée, sûre d'elle. « Maintenant c'est à moi de veiller sur toi. » Cette simple phrase me fit sourire, c'était mon rôle à moi d'habitude de les protégées, elle comme Lilas. C'était une habitude, depuis cinq ans d'épidémie, c'était comme ça. C'était bien la première fois qu'on se mettrait à vouloir inverser les rôles. « Tu devrais te reposer, Philaé...vraiment... »
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:12

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Jeremiah & Philaé

Se fut un instant de grâce pour moi, sa main sur ma joue diffusais une douce chaleur et apaisait quelques peur la souffrance de mon œil. D'ailleurs j'avais fermé les yeux essayant de m'imaginer un instant être différente, être ailleurs, un autre jour dans une autre vie et je devais bien m'avouer que Jeremiah m'aurait beaucoup attiré, non rectification, il m'attirait tout court. Ce n'était pas nouveau, en faite, je m'en rendait un peu compte à cet instant, mais je l'avais beaucoup observer, avec suspicion au début, puis avec autre chose au fur et à mesure de le temps passait et ceci, même si je me voilais la face. Depuis quelques jours, même s'il m’effrayait toujours, je me surprenais à chercher ces sourires plutôt que sa possible trahison, je me l'étais cachée avant aujourd'hui, pourtant mon cœur battait toujours un peu plus vite quand il me regardait et c'était agréable. Bien évidemment s'était tout bonnement impossible, déjà il était avec Lilas et je ne pourrais jamais trahir celle qui m'avait offert son soutient et son amitié. De plus, qui voudrait d'une femme comme moi, brisée et ayant une peur panique de l'intimité. Je rouvris les yeux en soupirant, un soupir étrange mêlant bien-être et frustration, mon regard se posa sur lui et je fus surprise de constater qu'il me regardait fixement avec un petit quelque chose dans le regard qui remua mon estomac. Je souris, jusqu'au moment où il s'approcha, un court instant, mon réflexe fut de me lever et m'éloigner, mais je luttais contre cela, je restais immobile alors que ces lèvres se posaient sur mon front dans un baiser que je me forçait de qualifier d'amical, je ne devais pas imaginer quoi que ce soit. Enfin ça s'était avant qu'il ne m'embrasse une seconde fois, pas sur la bouche comme je me surpris à espérer une demi-seconde quand il s'approcha de nouveau de moi pour embrasser l'endroit que Leeroy avait frapper. Il resta peut être un peu plus longtemps les lèvres ainsi poser sur ma peau et je sentis ma peau se couvrir de frisson. Il finit par se reculer et un combat intérieur fit rage, entre l'envie qu'il m'embrasse et la peur qu'il le fasse.

Nos yeux s'accrochèrent et je souris doucement, tendrement. Lui semblait inquiet, que je me fâche pour ce qu'il venait de faire alors que je l'avais moi-même embrassé plus tôt dans la journée. Je poussais sur ces épaules, non pas pour l'éloigner de moi, mais pour qu'il se repose, ce qu'il sembla finalement comprendre. J'avais jouer les braves pourtant l'idée qu'il s'endorme, qu'il me laisse seule éveillé me terrifiais, mais il avait besoin de se reposer, Je m'installais à ces côtés, un couteau à la main et je le rassurais, ce qui eut le dont de le faire sourire. Je souris avec lui, il avait les yeux grands ouvert, ne me quittant pas des yeux et il me dit que j'avais tout autant besoin de lui de me reposer. Il n'avait pas tord, j'étais épuisée, je voulais me rouler en boule et dormir de longues heures, mais lui en avait plus besoin de moi, il avait été blessé, il s'était battu et je n'étais pas sur qu'il ai réellement fait de bonne nuit ces dernières années. Je peux tenir jusqu'à ce que Lilas revienne, je t'assure. Bon je n'en était pas réellement sur, mais le tout était que lui en soit persuadé. Il ne cherchait pas à se rasseoir pour le moment s'était déjà cela, et sans réfléchir, je remis une mèche de cheveux sur son front à sa place, me surprenant moi-même de la facilité avec laquelle j'allais vers lui, comment à chaque instant j'appréciais ce contact doux entre lui et moi, contact qui je m'en rendais compte, m'avait terriblement manqué depuis trois ans. C'était une relation normal entre un homme et une femme. Bien sur, il avait du remarquer que les gestes brusque de sa part m'effrayait toujours, mais même cela je restais persuadé qu'avec le temps ça disparaîtrais. Je me demandais s'il s'en rendait compte, s'il avait comprit, il devait dormir et pourtant, je continuais à lui faire la conversation. Je n'ai plus peur de toi tu sais, je ... j'ai compris que tu ne me ferais jamais de mal intentionnellement. J'étais assise en tailleur à côté de lui, le couteau posé à côté de moi, j'avais baissé la tête en parlant de cela, je n'avais plus l'habitude de parler de moi, de ce que je ressentais, je me rendis compte alors que j'aurais voulu qu'il connaisse celle que j'étais avant que tout ce merdier commence.

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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:12


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Ce que je ressentais avec Philaé en ce moment était étrange. Je me sentais bien, j'appréciais le moindre de ses gestes, je craignais chaque seconde qu'elle ne s'éloigne de moi à nouveau, je perdais sûrement un peu trop souvent dans son regard et je ne faisais que la regarder. Je ne regardais qu'elle aujourd'hui. Si nous n'étions pas au beau milieu d'un enfer, je crois que j'aurais pu m'imaginer tout un tas de choses avec elle. Pourtant, je me l'interdisais. Comme je l'avais toujours fais. Je m'attachais aux gens, mais je savais qu'avoir des sentiments trop forts pour une personne, au milieu des morts vivant, avec ce danger, cette épée au dessus de nos tête représentait un risque trop grand pour moi. A quoi bon apprendre à aimer une personne, si c'était pour la voir disparaître un jour sous vos yeux ? Pourtant, je me rendais compte que j'avais déjà mis les pieds dans le plat avec Philaé. Il suffisait que je me repasse le flot de sentiments et de rage qui avait traversé mon corps quand j'avais vu ce type la frapper, tenter de lui faire du mal. Aussi, je me l'interdisais. Il fallait que j'arrête de penser à tout ça. Et il fallait sûrement aussi que j'arrête de la regarder, elle et son faux air déterminé. Son regard trahissait trop bien ses craintes. Elle affirmait pouvoir tenir jusqu'à l'arrivée de Lilas, ça signifiait encore une ou deux heures, mais je me doutais bien que le sentiment dominant pour elle, à l'idée de restée seule ici à la merci du premier venu était terrifiante. Je n'étais pas non plus rassuré d'ailleurs. Je m'étais imaginer des tonnes de scénarios, je me demandais si ce type était seul, finalement ? S'il ne faisait pas parti d'un groupe plus grand, si ses amis ne traînaient pas dans le coin. Si les bourreaux de Philaé n'étaient pas tout simplement là, dehors cherchant à la récupérer.

Sa voix me parvint aux oreilles. Elle n'avait plus peur, plus peur de moi. Elle ne craignait plus mes intentions vis à vis d'elle. Je m'en étais rendu compte, du moins en partie bien sur, il y avait de ça quelque jours je ne parvenais pas à rester dans la même pièce qu'elle sans éveiller la peur en elle, les trajet en voiture, elle les passait roulée en boule à l'arrière tentant par tous les moyens possible de gagner quelques centimètres, quelques millimètres même pour s'éloigner de moi. Aujourd'hui, elle avait réussi à me prendre dans ses bras, m'avait laissé embrasser son visage et s'était occupé de moi pendant une bonne heure, le tout sans se mettre à hurler ou à trembler de peur. J'étais satisfait, très satisfait. Sans doute même encore un peu plus que ça.

Je ne pu m'empêcher de me redresser à nouveau, pour m'asseoir près d'elle. La douleur était toujours présente, mais je ne m'en formalisait même plus. Maintenant, c'était clair. Je n'allais pas la laisser seule éveillée au milieu de ce sombre salon. Je me penchais alors en avant, attrapant la crème sur la table, je la fis alors se tourner vers moi afin qu'elle se place bien face de moi. Et remit ses cheveux derrière ses oreilles afin de bien dégager son visage. J'entrepris alors de mettre un peu de crème sur son hématome. « Ce serait dommage...si ce bleu devait resté trop longtemps sur ton visage. »  Je pris mon temps ? Étalant de la crème partout sur le bleu, mes doigts s’attardaient sur son visage. « Je vais pas te laisser seule. J'ai déjà fais cette erreur une fois, je ne vais pas recommencer. Si tu veux que je me repose, que je dorme...il va falloir que tu te dormes toi aussi. » Je rebouchais le tube de crème, le rejetant sur la table. Elle avait sans doute autant besoin de se reposer que moi, plus sans doute. J'étais blessé, mais après ce qu'elle avait vécu en compagnie de ce salaud, le revoir avait du être éprouvant.
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MessageSujet: Re: Please Don't Hurt Me (Jeremiah) Mar 24 Fév - 18:13

Please Don't Hurt Me
Jeremiah & Philaé

Il ne dit rien quand je lui certifiais ne plus avoir peur, mais après tout, il devait bien s'en douter, pourtant j'avais ressentit le besoin de lui dire, de le dire à haute voix que lui avait ma confiance. Il ne répondit pas, mais il ne s'endormit pas non plus, car alors que j'avais tenter de le rassurer afin qu'il prenne un peu de repos, il se redressa de nouveau, je levais les yeux au ciel et grimaçais aussitôt de douleur. Heureusement pour moi, il pris la crème et commença à en appliquer sur le bleu. Je frémis un peu sous la douleur et sans m'en rendre compte je posais ma main sur sa cuisse, mais s'il avait réussit à se faire recoudre à vif sans rameuter tout les rôdeurs du coin, alors je pouvais très bien assurer alors qu'il passait de la crème sur mon visage. Il prit son temps, il fut doux et troublant également quand ces doigts effleuraient ma peau. Merci Ma voix n'étais qu'un murmure étrangler et je dus prendre une profonde inspiration pour me maitriser, je remarquais alors que ma main était posé sur sa cuisse, j'hésitais quelques secondes entre l'enlever ou pas et finalement je ne la bougeais pas.

Pourtant mon trouble fit vite place à l’hilarité, il n'avait pas forcément été drôle, mais lui qui se plaignait de Lilas d'être une tête de mule, il était en faite exactement pareil. Je n'avais pas ris ainsi depuis longtemps, les larmes aux yeux me vinrent, mais c'était tellement bon que j'eus du mal à retrouver mon calme. Tu te plaint souvent de Lilas et de sa manière de ne jamais lâcher les choses. Tu es exactement pareil. Je souris alors et me penchais vers lui, sans réfléchir je l'embrassais sur la joue, enfin plus précisément au coin des lèvres puisqu'il avait bouger à ce moment là. Je frissonnais en me demandant comment j'aurais réagis s'il avait un peu trop tourné la tête et que nos lèvres étaient entrés en contact.

Je soupirais doucement, j'étais trop fatiguée pour y réfléchir, pour analyser ce que j'aurais ressentit, si j'en avais inconsciemment envie, cela demandait trop d'énergie. J'aurais pu remonter au premier étage, mais ça aussi je ne le voulais pas. Sans le quitter des yeux, je m'allongeais sur le côté lui faisant face, j'attendis qu'il se rallonge pour parler. Tu as gagné, je me repose aussi. Satisfait ? En faite il avait parfaitement raison, j'étais épuisée, il y avait eut beaucoup trop d'émotion pour moi ces dernières heures et je m'en rendis compte une fois que ma tête entra en contact avec le coussin. Je respirais profondément et mes yeux papillonnèrent. Je lui souris une dernière fois. Repose toi, promet le moi. J'aurais fait une piètre surveillante, car j'entendis à peine sa réponse que je sombrais dans un sommeil profond.

Emi Burton
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