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Jeremiah + I'm talking loud, not saying much

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Lilas Holden
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MessageSujet: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 24 Fév - 17:30


Jeremiah & Lilas
    I'm talking loud, not saying much


Encore une fois, elle avait jouer sa grande sans réfléchir. D'un autre côté, elle n'avait pas non plus énormément le choix. Leurs vivres se réduisaient de jour en jour, surtout maintenant qu'ils étaient trois. Et là, avec sa bête blessure à la jambe, Jeremiah n'était plus en état de faire quoi que ce soit. Du moins pas pour le moment. Il allait falloir qu'il repose sa jambe avant de redevenir le chef autoritaire de leur petit groupe dysfonctionnel. Elle n'avait pas hésité donc à prendre un sac et à s’engouffrer dans la Jeep, seule. Elle s'était enfoncé dans la ville où ils étaient depuis quelques jours maintenant. Ils n'avait pas pu encore l'explorer entièrement. Il fallait procéder par étape. Mais le besoin de nourriture les obligeaient à accélérer un peu dans leurs explorations. Elle traversa la ville au pas, tentant de faire le moins de bruit possible. Une nouveauté pour elle, quand s'était Jeremiah qui dirigeait toujours tout. Et surtout, elle était seule face à son silence. Quand elle stoppa sa voiture, son trouillomètre était au maximum. Elle se fit violence pour ne pas toucher son glock. Elle avait emporter un des couteaux de cuisine qu'ils avaient trouver à Yulee. Elle savait que sur ce coup-là, elle ne pouvait compté que sur elle même aujourd'hui et au vu de son dégoût des rôdeurs autant éviter de les attirer. Elle laissait toujours le plus dur à Jeremiah. Là, elle n'avait plus de raccourci. Elle sortit de la voiture, et se dirigea vers une première maison.

C'était déjà la fin de la journée quand elle se dirigea de nouveau vers la jeep. Elle avait pu fouiller quatre maisons. Sans vraiment énormément de succès. Elle avait fini par tirer son arme de la ceinture de son pantalon. Mais par miracle, elle n'avait pas tirer. Elle avait utiliser la crosse comme arme. Après avoir fait tomber son couteau. Et douée comme elle était, elle avait réussi à se faire une longue coupure sur la paume de la main. Une longue estafilade plus douloureuse que vraiment méchante. Elle avait arraché une longue bande de son t-shirt déjà bien amoché pour se faire un bandage de fortune. Coup de chance, elle put trouver un chemisier pour remplacer ses t-shirts. Et d'autres vêtements féminins qu'elle embarqua en pensant à Philaé. Lilas n'avait jamais hésité à partager les pauvres vêtements qu'elle avait avec elle. Mais à deux, elles finiraient par tout abîmé bien plus vite. Elle avait réussi à mettre la main sur deux livres. Et là encore, elle pourrait partager avec leur nouvelle camarade. Avec tout ça, elle avait quand même réussi à trouver un peu de quoi manger. Pas grand chose, des boites de conserves, de toute façon, c'était tout ce qu'ils trouvaient par les temps qui courent. Pour ce coup-ci, ils allaient devoir aimer le poisson. Ce qu'elle avait trouvé le plus, c'est le thon. Au moins, elle pouvait entrer satisfaite, avec quelques affaires dans le coffre. Elle éviterait de raconter comment son couteau lui avait échappé des mains en la coupant. Mais au moins, elle avait réussi à avoir le dessus sur le peu de rôdeurs qu'elle avait croisé. Mais elle détestait ça, elle ne voulait plus partir comme ça seule. Cela lui rappelait trop la période après la mort de son père, avant qu'elle ne rencontre Jeremiah. Une période qu'elle ne voulait plus revivre. Encore une fois elle traversa la ville au pas, en sens inverse. Elle arriva bientôt à la maison où ils vivaient pour l'instant. Et elle coupa le moteur de la Jeep. Elle regretterait quand même ça des escapades en solitaire, pouvoir conduire. Jeremiah refusait toujours. Pouvoir tenir un volant dans ses mains, c'était vraiment quelque chose qui manquait. Elle devrait peut-être se mettre à batailler de nouveau pour avoir le volant. Elle attrapa son sac à dos en sortant de la voiture, avec toutes ses trouvailles de la journée. La maison semblait bien silencieuse. Elle ne vit qu'un peu de lumière en direction du salon. Heureuse de rentrer, elle se dirigea alors vers cette pièce, espérant trouver Jeremiah là. Philaé devait très certainement être dans l'une des chambres de l'étage. Comme d'habitude. Mais finalement, c'était tout a fait autre chose qu'elle trouva sur le canapé.

Elle reste plusieurs secondes là, sans bouger, tenant l'une des hanses du sac sur épaule. Elle n'en croyait tout simplement pas ses yeux. Philaé était loin d'être dans sa chambre. Elle était là sur le canapé, endormie, la tête sur les genoux de Jeremiah. Et lui, il dormait également comme un bien heureux. Lilas ressentit une pointe douloureuse dans son cœur, sans savoir d'où cela venait. Elle était agacée et ne savait foutrement pas pourquoi. C'est vrai, elle devrait se réjouir que Philaé se sente plus à l'aise avec lui. Mais en fait non. Elle n'aimait pas ça. Surtout, comment en une journée elle aurait pu passer de se planquer dans un coin totalement effrayé à dormir sur Jeremiah. Elle-même n'avait jamais dormi de cette manière avec lui. Ils se touchaient à peine en temps normal. Il lui fallut encore quelques secondes supplémentaires pour remarquer les petits détails. Le coquart de Philaé par exemple. Sans compter la tête de Jeremiah. Et ses mains. Bon sang, mais qu'est ce qui c'était passé ? La trousse à pharmacie était encore sur la table basse. Elle posa doucement son sac au sol et s'installa à même le sol, sur le tapis poussiéreux, face à eux. Elle laissa échapper un soupir avant de tirer la trousse vers elle. Elle entreprit de décoller le morceau de t-shirt qui lui servait de bandage. Le sang avait coagulé, collant le tissu à la plaie. Elle tira à peine d'un côté et retint une grimace de douleur. Elle releva de nouveau le regard vers eux. Bon sang, ça l'agaçait de les voir endormi comme ça. Répondant à son impulsion, du bout du pied, elle poussa la jambe de Jeremiah, voulant le voir se réveiller.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 24 Fév - 17:35


I'm talking loud, not saying much
Lilas & Jeremiah
Je ne me rappelais plus à quel moment, je m'étais endormi. J'étais à bout de force, le sommeil était venu tout seul, foudroyant. En journée, habituellement je ne dormais jamais. C'était une habitude que j'avais garder de ma vie d'avant l'épidémie. D'ailleurs, depuis que le monde était infesté de rôdeur, qui pouvait bien passer son temps à dormir ? Pourtant, voilà que je retrouvais dans ce canapé-lit, allongée à dormir. Depuis que Philaé m'avait aider à m'y installé, qu'elle m'y avait soigné, je n'en avais pas bouger. Je n'avais même pas songer à passer un autre t-shirt, l'autre étant à terre imbibé de sang. Ce qui me réveilla ce fut la sensation d'être touché, poussé au niveau de la jambe, celle qui balançait presque dans le vide. J'avais sursauter, comme par réflexe et en ouvrant les yeux je m'étais senti comme perdu l'espace d'un instant. Je n'avais plus aucune notion du temps. Quelle heure était-il ? Aucune idée. Je m'étais redressé rapidement, avant de me rendre compte que Philaé, était elle aussi toujours là. Elle dormait à point fermé, appuyé sur moi et je l'avais regarder quelques seconde ainsi, avant de lever les yeux. Lilas était là, elle était rentrée. L'après-midi devait donc toucher à sa fin. Sans un mot, je jetais un œil autour de moi. Le jour déclinais déjà, j'étais toujours torse nu, Philaé portait toujours ma veste sur elle...et brusquement les événements me revinrent. Je soupirais, tenter de bouger un minimum pour ne pas réveiller Philaé, puis passait l'une de mes mains sur mon front. J'avais une sainte horreur d'être réveillé comme ça. « T'es rentrée... » Simple constatation. Je reposais les yeux sur la jeune femme, assise à même le sol. Elle était occupée avec sa main et la trousse à pharmacie. Un vent de panique souffla à mes oreilles. « Lilas, t'es blessée ? T'as été mordue ? » C'était bien là ma plus grande crainte et si ça avait été le cas je m'en serais sûrement voulu ma vie entière. Mon regard dévia sur Philaé, il fallait que je me lève mais je n'avais aucune envie de la réveillée maintenant. Elle avait bien besoin de sommeil après tout ça, je posais donc mes mains sur elle pour la faire bouger, lentement, délicatement. Péniblement, je levais alors, terminant d'installer la jeune femme qui épuisée ne se réveilla même pas. Enfin sur mes jambes je fis quelques pas, chancelant jusqu'à me retrouver à la hauteur de Lilas et je vins m'asseoir à côté d'elle, lui prenant la main. Ce n'était qu'une coupure et je poussais un soupire de soulagement avant de froncer légèrement les sourcils. « Comment t'as fais pour te couper comme ça ? Et puis avec quoi tu t'es coupée en plus ? T'as eu des ennuis ? » Je le savais ça, que j'aurais pas du la laisser. Elle s'était mise en danger, rien que parce que je n'y étais pas allé moi-même pour une coupure. Foutue blessure ! Ne lâchant toujours pas sa main, j'attrapais le désinfectant dans la trousse près de ses pieds et en appliquait généreusement. « C'est des coups à chopper une infection... » Je marmonnais. Plus pour moi que pour elle, en réalité. Je râlais. C'était à moi que j'en voulais. Pourtant, comme ça je devais donner l'impression de lui passer un savon. « Comme si on a que ça à faire de courir après les médicaments. » Bla, bla, bla. Encore et toujours, mon foutu caractère, mon incapacité à exprimer clairement mes sentiments, ce genre de truc. Ça ne changerait sûrement jamais. « Et c'est plus la peine de compter sur le cabinet médical en plus maintenant. » Et bah oui, forcément. Hors de question d'y retourner. Ça devait grouiller de rôdeurs attirés par l'odeur du sang de l'homme que j'avais massacré. Et alors que j'enroulais une bande autour de la main de Lilas, la réalité me revint en pleine face. J'étais encore plus amoché qu'avant, parce que dans un accès de colère incontrôlée et incontrôlable, j'avais sauter sur ce gros type sans me soucier du reste. J'avais pris des coups, il m'avait mis dans un état déplorable et moi...moi je l'avais tué. Rien qu'en utilisant mes poings, je lui avais démoli le visage, éclater la tête. Et pourquoi ? Parce qu'il avait toucher Philaé, parce qu'il avait eu des mots envers elle qui m'avait fait rempli de rage. J'aurais pu m'en débarrasser plus proprement. Tirer. Me servir de mon couteau...mais à la place, je m'étais simplement défouler sur lui et ce avant même de savoir qui il était en réalité.

Je lâchais la main de Lilas, puis lançait un regard vers Philaé avant de me relever pour quitter le salon et rejoindre la cuisine. Je marchais lentement. Offrant sur un plateau l'occasion à Lilas de m'appeler une nouvelle fois Papy. J'entrais à la cuisine, attrapant une bouteille d'eau posée sur la table pour en boire quelques gorgées. Je me laissais ensuite tombé sur un chaise, examinant mes doigts dont certains étaient bandés, attelés, tentant de les faire bouger au mieux.
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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 24 Fév - 17:35


Jeremiah & Lilas
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Cet agacement grandissant l'énervait encore plus. Sérieusement, il venait d'où ? C'était d'ailleurs lui qui la poussait à réveiller Jeremiah. Elle n'avait pas besoin d'en faire trop. Il avait le sommeil léger en général. C'était d'ailleurs étonnant qu'il ne soit pas réveillé quand elle était rentrée. Ça aussi ça l'agaçait, en réalité. Ne devrait-il pas être en train de l'attendre et de s'inquiéter de ne pas l'avoir vu déjà rentré ? Voilà que tout la dérangeait. Au moins, il ouvrit les yeux. Pour regarder Philaé. Génial ! Voilà que Lilas se sentait délaissée maintenant. Elle ferait sans doute mieux de se concentrer sur sa blessure pour retourner et aller dormir. Plutôt que d'être là à ronger son frein. « T'es rentrée... » Ah bah enfin, il se rendait compte de sa présence ! Elle baissa son regard sur sa main, enlevant le morceau de t-shirt qui avait servi de pansement jusque là. Elle ne voulait pas qu'il se rende compte du combat qui se déroulait dans sa tête. Elle même ne le comprenait pas vraiment. Elle n'en parlerait que quand elle saurait exactement ce qui se passait chez elle. « Lilas, t'es blessée ? T'as été mordue ? » Une bouffée de contentement l'envahit en entendant qu'il s'inquiétait quand même pour elle. C'était bien la première fois qu'elle réagissait comme ça aux émotions de Jeremiah. Partir seule l'avait à ce point retourner pour qu'elle soit dans cet état ? Elle ne lui répondit même pas, au prise par ses sentiments conflictuels. Elle ne se rendit même pas compte qu'en temps normal elle aurait lancé une remarque bien cinglante. Si elle avait été mordue, elle ne serait jamais revenu ici. Elle n'était pas aussi inconsciente. Mais elle semblait avoir perdue toute fougue pour l'envoyer bouler. D'autant plus que son agacement -voir sa colère- redoubla en le voyant bouger doucement la tête de Philaé. Si ça avait été elle, il n'aurait jamais été aussi doux, elle en était sure. Dans tout les cas, si ça avait été là, elle, elle n'aurait jamais pu s'endormir comme ça sur lui. Oh bon sang, elle se détestait d'être comme ça. Il lui arrivait quoi ? Du coup, elle fuyait le regard de Jeremiah alors qu'il venait s'installer à côté d'elle. Elle le laissa prendre sa main, gardant sa bouche hermétiquement clause. Si elle parlait, elle risquait de dire une bêtise. Autant ne rien dire du coup. Pour une fois, ça la changeait. « Comment t'as fais pour te couper comme ça ? Et puis avec quoi tu t'es coupée en plus ? T'as eu des ennuis ? » Même se faire engueuler ne l'aidait pas à sortir de cette état. « Avec le couteau que j'ai pris. C'est rien de grave. C'est superficiel mais ça saigne beaucoup. » Murmura-t-elle, oubliant de prendre un ton défensif comme elle le faisait d'habitude. Il ne lâcha pas sa main en attrapant le désinfectant. Quand à elle, elle ne levait toujours pas la tête, gardant son regard porté sur sa coupure, et sur la main de Jeremiah qui tenait toujours la sienne. « C'est des coups à chopper une infection... » Elle se contenta de hocher les épaules, ne cherchant toujours pas à répondre. Il pouvait râler, elle était ailleurs elle. « Comme si on a que ça à faire de courir après les médicaments. » Elle avait sérieusement l'impression qu'il lui faisait des reproches, mais elle se contenta de grimacer quand le désinfectant lui picota la main. C'était pas grand chose, mais ça faisait mal bon sang. « Et c'est plus la peine de compter sur le cabinet médical en plus maintenant. » Cette fois-ci elle releva la tête en fronçant les sourcils. C'était là bas qu'il s'était autant abîmé. Elle attendit qu'il s'explique, mais il ne disait plus rien, se contentant de bander la main de la jeune femme. Elle n'aimait d'ailleurs pas l'expression qu'elle lisait sur son visage. Il c'était passé quoi pendant son absence ? Lilas guettait sur son visage quelque chose qui puisse lui expliquer ce qui c'était passée. Et ce qui se passait dans sa tête à elle par la même occasion. Mais au lieu de ça, il lui lâchait la main, la plongeant dans la confusion et une étrange solitude alors qu'il se levait et marchait lentement en direction de la cuisine. Elle ne prit même pas la peine de le traiter une nouvelle fois de papy, alors qu'elle ne s'en privait pas le matin même. Il devait bien douiller pour marcher si lentement. Elle regarda s'éloigner, tenant ses mains l'une contre l'autre. Puis finalement, avec un soupir, elle se leva à son tour. Elle attrapa son sac à dos avant de le rejoindre dans la cuisine.

Il était assis sur un tabouret, regardant sa main blessé. Elle posa son sac sur le comptoir de la cuisine et sortit les boite en conserve qu'elle avait pu trouver, tentant d'ignorer le tiraillement de sa coupure dans sa paume. Ce n'était pas grand chose, mais cette coupure était foutrement mal placée. Elle se mordilla la lèvre inférieur. Il lui tardait de demander ce qui se passait. Et maintenant que Philaé n'était plus dans la pièce elle avait l'impression de se sentir mieux, plus elle même. Même si elle se posait des milliers de questions. « J'espère que t'aimes le thon. » Dit-elle en reprenant un ton plus normal. Plus elle-même. Elle posait la dernière boite sur sa pile. Puis releva la tête vers Jeremiah. Elle laissa échapper un soupir. « Il s'est passé quoi pendant que j'étais pas là ? Comment ça se fait que tu sois dans cet état ? » Elle se retint de faire un commentaire sur la soudaine arrivée de Philaé dans la même pièce que lui. Ou devrait-elle dire collée à lui. Cela l'agaçait toujours d'y penser. « Et pourquoi on peut plus aller dans cabinet médical ? »

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 24 Fév - 17:40


I'm talking loud, not saying much
Lilas & Jeremiah
J'avais conscience d'être plutôt silencieux. Ou plutôt silencieux sur un sujet bien particulier. Elle n'était pas idiote, loin de là. Elle avait sans doute remarquer au premier regard en entrant dans cette maison qu'il s'était passé quelque chose d'inhabituel. Après tout, elle m'avait trouvé endormi en fin d'après midi, Philaé, appuyée sur moi, et elle avait du sans aucune difficulté voir l'état de mes doigts, l'hématome sur mes côtes et ma mâchoire, ma façon de marcher. Pourtant, je ne m'étais pas senti tout lui raconter directement. A vrai dire, je me doutais bien que les explications ne viendraient pas spontanément de ma part. J'étais loin de ressentir le besoin ou même l'envie de revenir sur cette après-midi plutôt agitée et chaotique et sans doute pour cette raison que je m'étais simplement dirigé vers la cuisine, afin de m'y installer pour observer l'étendu des dégâts. La douleurs était toujours présente, les médicaments et la crème avaient fait leurs effets mais je les sentais se dissiper peu à peu.

Lilas ne tarda pas à me rejoindre, sans un mot tout d'abord elle déposa son sac pour en sortir ce qu'elle avait trouver pendant son excursion. Pas mal de conserves à première vu. J'avais lever les yeux vers elle pour l'observer, elle avait tarder à parler, elle était restée pratiquement parfaitement silencieuse depuis que j'étais réveillé ce qui n'était pas dans ses habitudes. Cinq ans qu'elle était avec moi, je la connaissais parfaitement quoi qu'on en dise. Elle finit tout de même par laisser échapper une remarque à laquelle je ne répondis même pas, puis elle enchaîna sur LA question en réalité devait lui brûler les lèvres depuis quelques minutes déjà. Je fis craquer quelques vertèbres en me redressant, laissant échapper un soupire. « Des problèmes. » Sans blagues. Elle ne s'en serait sûrement jamais douter autrement. « Philaé s'est occupée de ma jambe, elle s'est aperçu qu'il fallait recoudre alors...on est aller au cabinet médical pas loin. » Je réalisais en racontant que cela que c'était loin d'être dans mes habitudes d'agir ainsi sur un coup de tête. En général, je prenais toujours le temps d'observer les endroits que je fouillais, par sécurité. Laisser les choses au hasard, ce n'était pas mon truc. Lilas le savait et afin d'éviter une quelconque remarque là-dessus, j’enchaînais rapidement. « Y'a … un type qui la suivait. L'un des enfoirés qui la retenaient prisonnière dans le passé. » Mon regard se fixa alors sur le sol. Finalement, j'étais plutôt satisfait d'avoir pu faire sa fête à l'un de ces types. Ça m'avait défouler, même si ma manière de faire était loin de me ressembler. « Il a essayer de finir le travail...je m'en suis débarrasser. » Bon d'accord, c'était la version courte, très courte. Je lui avais fait un récit express ou oubliant les détails sordides comme le massacre à mains nues et le sang partout, et j'avais aussi volontairement sans même savoir ce qui me poussait à faire ça, laisser de côté la partie concernant Philaé et ses attitudes radicalement différentes envers moi, ou encore les miennes envers elle d'ailleurs. « Le cabinet doit grouiller de rôdeur après ça...c'est pas la peine de tenter, ce serait rendre trop de risques. » Tant pis pour le contenu des armoires qui aurait pu nous être si précieux. « On a quand même réussi à sauver quelque trucs... » J'étais presque en train de me justifier pour ce gâchis. Surtout qu'on avait déjà dû taper dans nouvelles réserves pour me remettre dans un état plus ou moins correct.

Et puis terminé. J'avais relever le regard vers Lilas. Elle s'était pas mal débrouiller à première vu, nous avions de nouveau un stock de nourriture suffisant pour le moment et ce n'était pas plus mal. Je tenais pas à renouveler l'expérience, elle avait du y aller seule pour cette fois, elle était revenue blessée et même si ce n'était pas grave pour moi j'en étais responsable.  « Demain, on bougera. Il reste assez d'essence, je pense qu'on peu rejoindre une nouvelle ville... » Ici, c'était devenu trop risqué. Nous avions fait trop de bruit. La tranquillité n'allait sûrement pas durer, inutile de prendre des risques supplémentaires. « Je vais avoir besoin que tu conduises quelques jours. » Tout en disant ça, j'avais lever les mains afin de mettre en évidence les bandages et atèle de fortune. « Je vais attendre un ou deux jours, et si on trouve une ville assez calme, c'est moi qui irait fouiller cette fois. »
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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Jeu 26 Fév - 0:48


Jeremiah & Lilas
    I'm talking loud, not saying much

Plusieurs questions se bousculaient dans la tête de Lilas. Elle n'arrivait tout simplement pas à comprendre ce qui se passait. Elle avait l'impression que des semaines c'étaient écoulés depuis qu'elle était partie chercher de quoi manger. En quelques heures, l'ambiance dans cette maison semblait être passé du tout au tout. Et elle n'aimait pas ça. D'autant plus qu'elle était incapable de mettre le doigt sur ce qu'elle n'aimait pas vraiment. C'est vrai, il n'y a pas si longtemps, elle avait espéré que les choses s'améliorent entre Jeremiah et Philaé, que la jeune femme parvienne enfin à passer un moment dans la même pièce que lui. Mais maintenant que c'était le cas, elle détestait ça. C'était n'importe quoi. Elle se questionnait aussi bien sur elle-même que sur ce qui leurs étaient arrivés. Parce que au vu de la tête de Jeremiah, il avait bien se passer quelque chose. Et rien à voir avec sa petite coupure qui n'était du qu'à sa maladresse. Mais les questions sur elle-même, elle pouvait juste les mettre dans un coin de sa tête. Les autres, elle ne pouvait que demander à Jeremiah. Et après avoir sortie sa prise du jour, elle ne put se retenir plus longtemps. Jeremiah se redressa faisant craquer ses vertèbres. Elle fit une grimace, ne supportant pas ce bruit. Mais elle se retint de faire un commentaire. Elle n'était tout simplement plus elle-même depuis qu'elle avait passé le pas de cette porte. « Des problèmes. » Elle leva les yeux au ciel. Elle l'aurait parié celle là, tiens. S'il était blessé ça ne pouvait de toute évidence pas être parce qu'ils avaient eut des problèmes. Il s'était frappé tout seul. Mieux, Philaé l'aurait frappé elle même. Elle grinça des dents. Mais pour autant, ne fit pas de commentaire. « Philaé s'est occupée de ma jambe, elle s'est aperçu qu'il fallait recoudre alors...on est aller au cabinet médical pas loin. » Elle sentait qu'il y avait un problème avec ce qu'il disait. Mais pour le coup, elle était bien incapable de mettre le doigt dessus. Trop accaparé à contrôler son agacement. D'autant que Jeremiah ne lui laissa pas non plus le temps d'analyser puisqu'il enchaînait déjà. « Y'a … un type qui la suivait. L'un des enfoirés qui la retenaient prisonnière dans le passé. » Lilas se figea, son corps se raidissant imperceptiblement. L'horreur de ce qu'avait vécue Philaé était marqué au fer rouge dans son cerveau. Et elle savait que cela devait certainement se voir dans son regard. Elle ne cessait de s'imaginer le bébé, la petite fille de Philaé. Comme elle l'avait pressentie en entendant tout ça, cette image avait rejoint celles de ses cauchemars. Heureusement, elle avait depuis longtemps appris à ne plus se réveiller en sursaut. Mais elle savait qu'elle devait avoir ce regard hanté qu'elle croisait parfois dans le miroir. Heureusement pour elle, Jeremiah ne vit rien, puisqu'il regardait le bout de ses pieds. « Il a essayer de finir le travail...je m'en suis débarrasser. » « Bon débarras. » Répliqua Lilas à voix basse, sur un ton dur. Sa mâchoire c'était même crispée. Elle avait rarement souhaiter la mort de quelqu'un. En même temps, elle n'avait jamais croiser la route de types vraiment cruel ou sadique, mais eux, ils le méritaient amplement. Si ce n'était pas pour ce qu'ils avaient à Philaé, au moins pour ce bébé qui n'avait même pas eu le temps de vivre. Mais son ton dur risquait fortement d'alerter Jeremiah. Elle n'était jamais au dur, même quand il s'agissait de rôdeurs, une part de compassion était toujours là. Mais là elle n'en avait aucune. « Le cabinet doit grouiller de rôdeur après ça...c'est pas la peine de tenter, ce serait rendre trop de risques. » Elle laissa un soupir s'échapper entre ses lèvres. C'était vraiment dommage. Les médicaments pouvaient être si précieux. Surtout si elle continuait à se blesser avec son propre couteau comme une adolescente. « On a quand même réussi à sauver quelque trucs... » Elle reporta son regard sur Jeremiah. Il lui donnait presque l'impression de chercher à s'excuser. Pourtant, il ne s'excusait jamais. Même quand elle lui prouvait qu'il avait tort. Cette histoire semblait l'avoir perturbé. Elle passa une main dans ses cheveux. « T'as fait ce qu'il fallait. Laisser la possibilité à ce type de nous suivre était trop dangereux. Il aurait pu tenter de continuer à s'en prendre à Philaé. Ou même à moi. » Elle n'avait pas vraiment l'habitude de chercher à rassurer Jeremiah sur ses actions. Après tout, il était toujours sur de lui de toute manière. Mais il fallait croire que s'occuper de Philaé lui réapprenait à rassurer les autres. Pas ça qui allait l'aider à découvrir les raisons de son agacement. C'était plus facile de passer sa journée à lui envoyer des piques. Pas de réflexion. C'était bien plus facile à vivre. Survivre et avancer, voilà tout ce qui réglementait sa vie ses dernières années. Il lui semblait que les règles du jeu aient changés sans même qu'on l'en avertisse.

« Demain, on bougera. Il reste assez d'essence, je pense qu'on peu rejoindre une nouvelle ville... » Elle se contenta d'un hochement de tête. Elle n'avait pas chercher d'essences aujourd'hui. Elle avait espéré qu'ils aient plus de temps pour ça. Elle avait préféré faire de la nourriture sa priorité. C'était bien plus simple. « Je vais avoir besoin que tu conduises quelques jours. » Elle jeta un regard aux mains qu'il levait. Il n'y était pas allé de main morte visiblement. « A moi la Jeep ! » Murmura-t-elle. Elle aurait préféré s'en réjouir davantage, mais décidément, ses émotions étaient partis dans tout les sens. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps elle était si heureuse de pouvoir la conduire. Il n'y a pas si longtemps, elle aurait exploser de joie qu'il lui laisse le volant de lui-même. Mais elle n'y arrivait même plus. « Je vais attendre un ou deux jours, et si on trouve une ville assez calme, c'est moi qui irait fouiller cette fois. » Elle laissa échapper un rire dur. « Mais bien sur. » Elle fit le tour du comptoir et attrapa la bouteille d'eau que Jeremiah avait laisser sur la table. « Si tu boites toujours et que tes mains te font toujours mal, tu peux rêver pour que je te laisse aller te balader tout seul. » Elle but une longue gorgée d'eau. Elle se rappela ne pas avoir manger de la journée. Faudrait peut-être qu'elle y pense. Si elle était la seule en état, il était d'autant plus important qu'elle le reste. « Et tu peux aussi rêver pour que je vous laisse de nouveau tout seul. A croire que vous êtes incapable de vous maintenir en entier sans moi. » Non, elle ne voulait plus jamais les laisser seuls. Et elle se rendit à peine compte que ce n'était pas que par soucis de leur sécurité. Elle ne voulait pas y réfléchir de toute manière. Elle se laissa tomber sur la chaise à côté de lui. « Je ne veux plus partir en exploration toute seule non plus. » Quelques instants avant, elle ne parlait plus et voilà qu'elle recommençait à jouer la bavarde. Mais il fallait croire que parler était vraiment son meilleur système de défense. « J'ai détesté ça. » Mais d'habitude elle parlait pour dire des bêtises, pour taquiner Jeremiah. Là, elle en dévoilait trop. Elle n'était vraiment plus maîtresse d'elle-même. Elle avala une nouvelle gorgée d'eau. Comme pour se forcer à se taire.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Ven 27 Fév - 20:35


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Voilà ce qui arrivait quand on jouait les héros. Ce n'était pas vraiment mon style, d'habitude. Je savais me montrer prudent, de nos jours plus que jamais, mais ça ne m'avait pas empêcher de faire les durs. Maintenant, je me sentais bien naze. J'étais le poids dans notre petit trio loin d'être commun. Une nana terrorisée et choquée, une pipelette forte tête qui ne savait pas s'arrêter et un pauvre type totalement brisé pour les jours à venir. Une équipe de choc en somme, et maintenant, face à Lilas j'avais presque l'impression de me justifier ce qui était totalement ridicule non seulement parce que je n'avais rien à me reprocher il me semble mais aussi parce que c'était loin d'être mon genre de m'excuser auprès des autres, encore moins auprès de Lilas. D'ailleurs, elle le savait et c'est pour cette raison que j'avais fait en sorte d'éviter un maximum son regard pendant que je lui racontais la journée. Elle était pratiquement restée silencieuse pendant tout mon récit, se contentant de quelques commentaires et me soutenant dans l'acte barbare que j'avais  commis. J'avais eu raison, certes, ce n'était pas totalement faux. Il était strictement hors de question de prendre des risques, de laisser ce type en vie dans tous les cas. Qui sait ce qu'il aurait pu décider de faire si je l'avais laisser filer ? Ce qui me génais dans cette histoire, c'était ma manière de faire. La façon dont j'avais pris les choses. Avec rage, sans même connaître réellement mes raisons...et le pire, c'est que je ressentais presque le besoin de cacher tout ça à Lilas. Je ne souhaitais pas m'étendre sur les détails, sur ce que j'avais ressenti. J'étais bien décidé à jouer ma forte tête ! A reprendre ma place d'homme au sein de ce petit groupe, à reprendre les choses en main malgré mon état parce que visiblement, ça ne me réussissait pas de rester sur le banc de touche. Ça avait totalement dégénérer à mon sens ; et ça, Lilas répondit finalement qu'elle comptait bien m'en empêcher. J'avais alors lever les yeux, puis hausser un sourcil. Il était hors de question que je reste à nouveau à la maison comme je l'avais fais aujourd'hui et avant que je prenne le temps de lui exposer ma façon de penser, la brune continua son discours. Non seulement, elle ne voulait pas que je me charge des sorties, mais elle ne voulait pas non plus que je reste à nouveau seul avec Philaé, ni aller elle même s'occuper du ravitaillement. En clair, plus aucune solution convenable à mon sens, ne lui convenait à elle. Que devions-nous faire, alors ? Envoyer Philaé ? Hors de question. Elle m'apparaissait toujours comme bien trop fragile, de plus je lui avais promis ma protection et je redoutais qu'un autre de ces monstres traîne encore dans notre sillage. Mes poings se serrèrent tant bien que mal à cette pensée, provoquant une vive douleur qui me fit grimacer. « On sera bien obligés de trouver une solution, Lilas... »

Mon regard se posa sur elle. Elle venait de s'asseoir près de moi, une bouteille d'eau à la main. « Je suis désolé...de t'avoir laisser aller là-bas toute seule. T'aura plus à y aller. » Je m'en voulais oui. Tout ça c'était la faute de ma maladresse après tout. A cause de cette maudite blessure que j'avais finalement moi-même provoquée. Je ne tenais pas à ce qu'il lui arrive malheur pour la simple et bonne raison que mine de rien, je tenais à elle. Cinq ans, que je traînais cette nana dans mes pattes, que je supportais ses discours, ses remarques, ses réflexions, ses manies et ses sales habitudes. Cinq ans, que je voyageais dans la même voiture qu'elle, que je faisais non seulement attention à mes arrières, mais aussi aux siens, que je gardais toujours un œil attentif à elle dans n’importe quelle sorte de situation. Elle m'exaspérait sûrement autant que je tenais à elle, mais ça évidemment jamais je ne lui aurais avouer. Ça aurait été un comble. Soit ça lui aurait fait trop plaisir, soit elle m'aurait tout simplement rit au nez. Elle ne me connaissait pas sentimental, et mieux valait sûrement que les choses restent comme elles étaient actuellement. « T'as ramener pas mal de trucs...on devrait survivre avec ça quelques jours. Et quand on en aura besoin, j'irais. J'aurais eu le temps de m'en remettre d'ici là, et puis je peux pas rester inactif. Ça me réussit pas trop je dois dire. » Mon regard quitta le tas de boîtes de thon que Lilas avait empilées face à moi. Il y en avait certes pas mal mais à trois, cette petite réserve s'envolerait plus rapidement qu'on ne le pensait. En plus, il allait falloir trouver de l'essence, ça devenait problématique tout ça. « Manges un truc p'tite tête, tu l'as bien mériter. »
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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Lun 9 Mar - 19:54


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Et voilà que Lilas parlait trop. Ce n'était pas une nouveauté en soi, elle était une fille bavarde. Mais elle parlait rarement d'elle-même. Pourtant, là, elle en dévoilait beaucoup trop sur elle-même. Plus qu'elle ne l'avait fait durant ses dernières années. Parler de ce qu'ils ressentaient ne faisaient pas parti de leurs habitudes. Et ses habitudes lui manquaient déjà. C'est vrai, les choses lui paraissaient bien plus simple avant. Il fallait qu'elle arrive à se calmer. C'était sans doute sa balade seule qui la mettait dans cet état de nerfs. Elle avait trop pensé à son père, à la période qui avait suivi sa mort. Et maintenant, elle était tout simplement bouleversée. Mais oui, ça ne pouvait être que ça. C'était sûrement la raison de l'agacement qu'elle avait ressentie en voyant Philaé et Jeremiah endormis sur le canapé. Ça devait être ça. Ça ne pouvait pas être autre chose. « On sera bien obligés de trouver une solution, Lilas... » Il avait bien raison. Mais pour l'instant, elle était incapable de réfléchir correctement. Depuis combien de temps n'avait-elle pas laisser ses émotions prendre le dessus comme ça ? Pourtant, elle pensait le faire, quand elle traitait Jeremiah de vieux, quand elle le cherchait ou qu'elle sortait son arme uniquement pour se calmer. Mais finalement, elle était bien plus sous contrôle qu'elle ne le croyait. Comme quoi, elle se connaissait plutôt mal. « Je suis désolé...de t'avoir laisser aller là-bas toute seule. T'aura plus à y aller. » Jeremiah qui s'excusait, c'était nouveau ça. Mais pour autant, elle comprit qu'il n'avait pas vraiment compris ce qui se passait. A croire qu'il devait penser qu'elle faisait juste un petit caprice, qu'elle était, comme toujours, une gamine, rien de plus. Elle avait peut-être 17 ans quand elle avait rencontré Jeremiah, mais des années s'étaient écoulés depuis. Elle avait bien changé et n'était plus une gamine depuis bien longtemps. Et sûrement même avant qu'elle ne le rencontre. « T'as ramener pas mal de trucs...on devrait survivre avec ça quelques jours. Et quand on en aura besoin, j'irais. J'aurais eu le temps de m'en remettre d'ici là, et puis je peux pas rester inactif. Ça me réussit pas trop je dois dire. » Au moins, il la félicitait, c'était nouveau. Et faisait du bien. Il avait la fâcheuse manie de toujours critiquer tout ce qu'elle faisait en temps normal. Une conversation normale entre les deux étaient ponctués d'ordres que donnaient Jeremiah tandis que Lilas ne les suivait pas. De piques bien placés que lançaient les deux partis. C'était différent ça. Voilà qu'ils se mettaient à se parler gentiment. Leur monde était totalement chamboulé. Et apparemment, ils étaient deux à ne pas savoir gérer les changements. Elle pencha sa tête sur le côté en le regardant. Il se passait quoi, bon sang ? « Manges un truc p'tite tête, tu l'as bien mériter. » Elle aurait presque put sourire en l'entendant l'appeler petite tête. Ça c'était habituel, c'était comme d'habitude. C'était un terrain qu'elle connaissait, où elle était à l'aise. Bien qu'il ne lui avait jamais dit qu'elle méritait quelque chose. Mais la manière dont il l'avait appelé suffisait pour qu'elle prenne son ton habituel. Celui sur lequel elle se permettait de le taquiner pour tout et n'importe quoi. « Et tu me ferais à manger, papy ? Pour me féliciter de ma réussite. » La féliciter d'avoir réussi à se couper avec son propre couteau, pas sure que ce soit une grande réussite. Mais au moins, ils avaient de quoi manger pour un petit moment.

Elle aurait cru que l'appeler Papy aurait suffit à se sentir mieux, à être de nouveau elle-même, mais ce n'était pas le cas. Son agitation était toujours là, et alors qu'elle venait à peine de s’asseoir, elle se relevait déjà. Incapable de tenir en place. Finalement, elle ressentait le besoin de parler, d'expliquer ce qui lui arrivait. Elle posa la bouteille d'eau sur le table et se retint de lever le regard vers Jeremiah. « J'ai pas aimé partir toute seule parce que ça m'a rappelé la période avant que je te rencontre. Quand j'étais toute seule. » Il savait pour son père, pas besoin de le dire à voix haute. Ils s'étaient racontés leur vie en se rencontrant. Pour ne plus vraiment parler du passé par la suite. Ils avaient surtout tout fait pour se concentrer sur le présent. Elle tenta un regain d'énergie et releva la tête vers lui, en parlant à toute vitesse. « Mais si tu ne vas toujours pas bien, j'y retournerais. » Elle y arriverait, elle savait qu'elle pouvait faire. Personne d'autres ne pouvaient le faire. Même si elle détestait l'idée de laisser Philaé et lui tout seul, encore une fois. Mais elle tenta de repousser cet agacement incompréhensible. Elle s'appuya sur le comptoir, et se hissa dessus pour s’asseoir. Voilà qui lui ressemblait plus de grimper et de s'installer n'importe où. « Alors, tu vas m'ouvrir quel boite ? » Demanda-t-elle en préférant changé de sujet. Et puis elle aimait bien l'idée que Jeremiah fasse un repas juste pour elle. Elle remarqua aussi que c'était bien la première fois qu'elle mangerait seule, depuis qu'elle avait rencontré le jeune homme, ils avaient toujours partagés leurs repas ensemble.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 10 Mar - 17:01


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C'était comme ça depuis des années maintenant, depuis que je lui avait mis la main dessus alors qu'elle hurlait de désespoir pour retrouver son frère disparu. Je lui passais un savon, elle répondait comme une enfant vexée, j’enchérissais, elle faisait de même et on y passait des heures. Jamais nous n'avions de discussions vraiment sérieuses, même quand de mon côté j'essayais de planifier les choses au mieux, elle trouvait toujours le moyen de m'envoyer une brique. Si au début, je m'étais franchement agacé de cette attitude, j'avais finalement mis tout ça sur le compte de sa jeunesse de l'époque et j'avais finalement réussi à me mettre dans le crâne que ça lui passerait … j'avais fait fausse route. Elle était toujours restée égale à elle-même, et aujourd'hui même si elle mettait mes nerfs a rude épreuve, je parvenais tout de même à la supporter, parfois. C'est sans doute pour ça, que la façon qu'elle avait de me parler, de s'exprimer depuis qu'elle était rentrée me mettait presque mal à l'aise. J'avais eu vite fait d'embrayer sur autre chose, de reprendre mes habitudes, et ce simplement dans le but de la faire réagir.

J'avais taper dans le mille. Ou presque. Le mot « papy » ne tarda pas à franchir la barrière de ses lèvres et cette fois, au lieu de m'énerver et de mettre à ronchonner, une sourire se dessina sur mes lèvres. C'était mieux, comme ça. Toute cette histoire avec Philaé m'avait déjà bien bousculé, je tenais pas à voir les choses changer avec Lilas aussi, ça aurait été trop pour moi en une journée. Pourtant, mon soulagement s'envola rapidement. Elle changea à nouveau d'attitude, pour finalement s'expliquer, se mettre à parler de ses sentiments, de ses émotions...et moi, j'étais loin d'être le mieux placé pour l'écouter, encore moins sans doute pour la rassurer. Je restais pourtant attentif. Je connaissais mon histoire, elle connaissait la mienne, je savais que la période avant notre rencontre avait été difficile pour elle et la culpabilité revint m'envahir au galop. Ce n'était pas ma journée, définitivement. « Hors de question. Tu restes avec Philaé à l'avenir, et moi je vais nous chercher à manger. » C'était sûrement la meilleure des solutions, c'était du moins celle qui éviterait un maximum d'ennuis et honnêtement, blessé ou pas, agonisant ou pas … je me sentais mal retenter l'expérience dans l'immédiat. Pour tout un tas de bonnes raisons, d'ailleurs. Un soupire résonna dans la pièce, un soupire lourd, mon soupire. J'avais dormi, pourtant je me sentais vidé, autant que j'étais sur les nerfs d'ailleurs.

Mon regard revint se poser sur Lilas. Cette chipie insistait pour que je lui prépare de quoi manger et honnêtement...je ne me sentais pas de refuser. Après tout, aujourd'hui elle avait prit les risques – de façon utile, elle – et elle méritait au moins ça. De plus, je ressentais le besoin de m'occuper les mains aussi abîmées soient-elles. Ce n'était pas mon style de rester inactif trop longtemps. Je me levais alors de ma chaise, en profitant pour faire une nouvelle fois craquer mes vertèbres. La jeune femme avait prit place sur l'un des comptoirs, proche de l'évier, elle s'était hisser dessus pour s'y asseoir et me regardait désormais tout en laissant ses jambes pendouiller dans le vide. Je fis quelques pas en avant, pour regarder attentivement ce qu'elle avait ramener à manger, certaines étiquettes avaient été arrachées, d'autres étaient noircies...je choisis donc de me concentrer sur les boîtes intacts ou presque et mon choix s'arrêta finalement sur une boîte de lentilles et saucisses que je mis de côté. Je balayais alors la cuisine du regard, avant de soupirer, puis de m'approcher de Lilas. Sans un mot, mes bras vinrent l'attraper par la taille pour la soulever de sa place, pour finalement la reposer par terre à côté de moi. J'ouvris alors le tiroir, au dessus duquel elle était assise pour y attraper l'ouvre boîte. « Tu te poses toujours où il faut pas. Prends une chaise, comme tout le monde ! » Je reportais alors mon attention sur ma tâche, ouvrant lentement mais sûrement la boîte, attrapant une autre casserole par flemme de nettoyer celle que j'avais utiliser pour Philaé dans la journée et mettant finalement le contenu de la conserve à chauffer tranquillement avant de poser une assiette et des couverts sur la table. « Qu'est-ce qu'il faut pas faire... » marmonnai-je alors.
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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Ven 13 Mar - 1:45


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Elle s’efforçait de se calmer, de stopper ce trouble qu'elle ne le comprenait pas. Où ne voulais pas calmer. Le mieux c'était donc sûrement d'oublier tout ça et de tenter d'agir comme d'habitude, loin de tout sentiment. Mais alors qu'elle est fière d'avoir réussi à l’appelle de nouveau papy, elle repart sur sa gène, expliquant ce qui lui arrive. Rapidement et sans s'arrêter sur les détails, mais c'était suffisant. Surtout quand elle ajoute qu'elle retourna en exploration seule la prochaine fois. « Hors de question. Tu restes avec Philaé à l'avenir, et moi je vais nous chercher à manger. » Et voilà, monsieur autoritaire de retour. Elle ne prend même pas la peine de lui répondre. C'était un débat stérile. Et elle aurait tout le temps de le faire plus tard, quand ils se retrouveront dans la position de devoir faire des provisions, elle pourrait lancer insister. En attendant, elle allait surtout essayer de garder tout un tas d'arguments en tête pour ce moment-là. Et profiter de pouvoir conduire la Jeep pour un petit moment. Mais elle pouvait se vanter d'avoir obtenu une victoire ce soir, Jeremiah allait lui préparer à manger. Bêtement, elle était heureuse de le voir mettre si longtemps à lui choisir quelle boite lui préparer. C'était bête pourtant, ce n'était pas la première fois qu'il faisait quelque chose pour elle. Mais étrangement, ce petite geste lui donnait l'impression d'être importante et c'était finalement tout ce dont elle avait besoin. Juchée sur le plan de travail, elle balance ses jambes en regardant ce que fait Jeremiah. Un sourire furtif apparaît rapidement sur ses lèvres. Elle se rend à peine compte qu'elle n'avait plus sourit depuis un petit moment. Mais se sourire disparut rapidement alors que Jeremiah s'approchait subitement d'elle, sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Puis les choses s'accélérèrent subitement. Il posa ses mains sur sa taille, les cœurs de la jeune femme eut l'impression de rater plusieurs battements. Puis il la souleva et la posa au sol, la laissant toute pantelante. Merde, mais qu'est ce qui lui arrivait maintenant, voilà qu'elle rougissait. Elle ne rougissait jamais. Et c'était comme ça depuis le collège. Et là, il suffisait que Jeremiah la soulève un instant pour qu'elle rougisse, ait le souffle coupée et le cœur battant la chamade. Elle devait être malade, un virus quelconque, il y avait pas d'autres explications. Puis elle le vit ouvrir le tiroir qu'elle bloquait pour sortir l'ouvre-boite. Il ne l'avait soulevée que pour ça. Pour choper l'ouvre-boite. Elle était déçue. Et ne savait même pas de quoi elle l'était. « Tu te poses toujours où il faut pas. Prends une chaise, comme tout le monde ! » Et il redevenait monsieur râleur. Mais il continuait de s'occuper d'elle, mettant le couvert et les saucisses aux lentilles à chauffer. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à mettre de côté ses émotions qu'elle ne comprenait pas. « Qu'est-ce qu'il faut pas faire... » Tentant de ne rien laisser paraître, elle grimpa de nouveau là où elle était juchée. Continuer de dire des absurdités, de se lancer des vannes. « Mais je n'ai jamais été comme tout le monde, moi. » Du moins, elle l'espérait. Pas si le monde était comme l'avait vécue Philaé. Pas si cela signifiait de perdre son temps à faire ce qui est sensé être correct. Lilas avait eut suffisamment de leçon de vie qui lui montrait qu'il fallait profiter de la vie. Elle avait juste trouver sa propre manière de profiter. Enfin c'était ça, où elle avait gardé ses habitudes d'adolescentes. Il fallait espéré que non, sinon Jeremiah avait toutes les raisons du monde de la traiter de petite tête. « Tu ne le savais pas depuis le temps ? » Glissa-t-elle de nouveau. Mais si elle aimait le regardé s'occuper de son repas -et d'elle par la même occasion- il ne fallait pas bien longtemps à une boite pour réchauffer. Elle quitta donc son perchoir, pour aller rejoindre la table où il lui avait disposé une assiette et des couverts. Une table de princesse par les temps qui courent. Elle retint son souffle, alors qu'elle frôlait Jeremiah pour atteindre la table. Voilà qu'elle était sensible au moindre frôlement, elle avait un sérieux problème. Et là, pas la peine de dire que c'était le fait de s'être retrouvée toute seule qui la mettait dans cet état. Elle avait évacué ce moment maintenant. Elle gagna donc la chaise face à son assiette. Mais là encore, en s'asseyant n'importe comment. Elle était sure que Jeremiah allait avoir quelque chose à redire sur le fait de s'installer en tailleur sur une chaise. « Si à chaque fois que je perd seule tu me prépares mon repas, je devrais le faire plus souvent. » Elle plaisantait. Mais peut-être qu'à moitié. Elle prenait vraiment goût à ça. Mais elle n'était pas vraiment sure que ce soit bon pour elle.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Ven 13 Mar - 23:41


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Je jouais les mères au foyer. Voilà a quoi j'en étais réduit, après une journée désastreuse. Je préparais le repas de Lilas qui elle, semblait s'en réjouir. C'est qu'elle en était fière, de me voir la servir alors qu'elle se contentait de mettre les pieds sous la table. Concentré, j'avais ignorer ses remarques, je l'avais cesser se contenter toute seule de ses vannes alors que je m'efforçais de mon côté de ne pas me brûler, mes doigts ayant du mal à serrer les choses que j'attrapais entre mes pauvres mains à l'état de bouillie. J'avais fini par maladroitement lui servir une assiette, et elle s'était installée oubliant comme d'habitude les bonnes manières pour s'asseoir en tailleur sur sa chaise...pourtant, cette fois, je ne trouvais rien à redire. En réalité, je m'étais simplement appuyé sur l'un des comptoirs, debout, pour la fixer intensément alors qu'elle mangeait. Je n'avais jamais fait ça auparavant, tout entre nous avait toujours été presque naturel et même alors que nous nous connaissions à peine les réactions de chacun envers l'autre avaient été toujours été plutôt spontanées. Mais voilà, il y avait eu cette journée bizarre. Il y avait eu Philaé, il y avait eu ce type, ma colère, ce rapprochement tellement rapide...et alors que Lilas était réapparue je n'avais pas pu m'empêcher de me sentir mal vis à vis d'elle. Je la regardais, et j'avais l'impression d'avoir fauter, de l'avoir trahie...et c'était plutôt ridicule comme idée, mais c'était pour cette raison que j'évitais depuis près de trente minutes déjà de lui en dire trop sur la journée que j'avais passé. Je m'étais senti gêné, quand je l'avais trouvée dans la pièce au milieu de laquelle je m'étais endormi, si proche de la petite rousse et j'avais volontairement effacer de mon récit tous les passages qui me paraissaient presque...compromettants. « T'y habitues pas trop. Je le referais sûrement jamais. » finis-je par lâcher.

J'en avais besoin. Être de nouveau moi-même, celui qu'elle connaissait depuis si longtemps. J'avais besoin d'être l'homme ronchon, bougon, renfrogné, agaçant, cassant et râleur que j'avais finalement toujours été en sa compagnie, je refusais de lui montrer autre chose. Pas a elle, et c'était étrange quand j'y pensais, parce que cette part de douceur, de gentillesse, de patience qu'il restait encore en moi...je n'avais pas hésiter à la dévoiler plutôt facilement à Philaé. Depuis que la rousse était là, j'avais l'impression de me couper en deux. J'avais tout fait pour me montrer un peu plus doux avec elle, simplement parce qu'elle m'était apparue comme une petite chose fragile que j'avais finalement envie de protéger et de garder près de moi...mais Lilas était différente. Jamais elle ne m'était apparue comme fragile, sauf quelques minutes auparavant, alors qu'elle s'était mise à se dévoiler un peu plus me faisant presque regretter de ne pas l'avoir forcer à le faire avant.

Je réalisais au bout d'un long moment, que j'étais resté bien silencieux, planté au milieu de la cuisine, mon regard n'avait pas lâcher Lilas. Elle repoussa finalement son assiette, pratiquement vide et il me prit une soudaine envie de faire quelque de complètement fou, quelque chose qui allait définitivement me faire passer pour un dingue à ses yeux ; mais maintenant que j'y étais, maintenant que l'une avait finalement réussi à percer ma carapace il me semblait que pas mal de choses s'éclairaient au sujet de l'autre...pour mieux me plonger dans les ténèbres au bout du compte. Je m'approchais alors de la jeune femme, traînant une chaise jusqu'à elle sur laquelle je pris place. « Faut que je vérifie un truc...alors évite de me gifler, parce que franchement ma mâchoire me fait un mal de chien. » Ma main se leva alors prudemment, pour venir effleurer son cou, pour venir attraper sa nuque, je l'attirais à moi, m'approchant moi-même lentement. J'étais encore hésitant, conscient que j'étais finalement en train de foutre la merde dans notre petit groupe, et pourtant, j'avais besoin de savoir. J'avais besoin de comprendre. De me comprendre, de comprendre mes sentiments, mes pensées...et c'est pour toutes ses raisons que mes lèvres vinrent finalement bien vite capturer les siennes. Parce que je ne croyais pas au coup de foudre, parce que ce que j'avais ressenti pour Philaé m'avait totalement chamboulé, il fallait que je sache si me laisser aller à ce sentiments qui depuis nos échanges ne me quittaient...était le bon choix, ou pas.
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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Sam 14 Mar - 2:36


Jeremiah & Lilas
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Après s'être sentie aussi perturbée, Lilas était assez surprise de se sentir aussi bien, juste parce qu'il s'occupait d'elle. Elle s'en voulut un peu en le voyant galérer avec ses mains. Mais la culpabilité n'était rien face au plaisir d'être dorlotée. Ce n'était pas vraiment habituel, il fallait l'avouer. Et si elle y réfléchissait davantage, sans doute qu'elle se rendrait compte que c'était étrange de la part de Jeremiah de cédé à son caprice. Même si c'était pour la féliciter de sa réussite. Mais il fallait croire qu'elle était une idiote heureuse. Quand elle commença à manger, elle eut presque l'impression qu'elle était en train de manger le meilleur repas de sa vie. Une véritable idiote heureuse. Tellement, qu'il lui fallut un moment avant de se rendre compte qu'il la fixait. Et son regard posé sur elle se met presque à la gênée. Elle ne peut se retenir de se dandiner sur sa chaise. « T'y habitues pas trop. Je le referais sûrement jamais. » Ces quelques mots suffisent pour qu'elle se sente un peu mieux. Elle tourna légèrement la tête sur le côté pour lui répondre en le voyant un peu. « Qui sait, je pourrais réussir à te faire encore céder ? » Elle y croyait moyennement, mais l'espoir ne faisait pas de mal. Et par les temps qui courraient, c'était tout ce qui restait à l'humanité.

Elle termina donc son assiette, sentant toujours le regarde de Jeremiah, mais se détendant quelques peu après sa petite boutade. Après tout, c'était une réplique normal ça. C'était typiquement leur façon de communiquer. S'il la regardait, c'était juste parce qu'il n'avait rien à faire. C'était du moins ce dont elle tentait de se convaincre alors qu'elle repoussait son assiette. Comme si cela donna le signal à Jeremiah, il s'approcha alors, tirant une chaise pour s'installer à côté d'elle. « Faut que je vérifie un truc...alors évite de me gifler, parce que franchement ma mâchoire me fait un mal de chien. » Le mot gifler lui fit froncer les sourcils. Elle n'imaginait pas grand chose qui pourrait lui le gifler. En réalité, rien ne lui venait à l'esprit, tout simplement. Puis sa main vint effleurer la nuque de la jeune femme. Comme quand il l'avait attraper par la taille pour la soulever sur plan de travail, elle sentit son cœur tambouriné dans sa poitrine. Puis il attrapa son cou et elle arrêta de respirer. Il l'attirait près de lui et elle écarquillait les yeux. Elle qui avait toujours eu une réponse sarcastique ne savait plus quoi dire. Et plus il s'approchait d'elle, moins elle le savait. Et quand il posa ses lèvres sur les siennes, son cerveau éclata en millions de petits morceaux.

Un quart d'instant, elle resta incapable du moindre mouvement, tout simplement figée, les yeux grand ouvert. Mais cet instant disparut bien vite, alors que le reste de son corps se décidait à bouger, guidée par un instinct qu'elle ne se connaissait pas. Elle commença par fermer les yeux, avant de rendre tout simplement son baiser à Jeremiah. Ses mains, qui gisaient dans son giron, bougèrent un peu, quittant ses genoux, pour ceux du jeune homme. Elle mourrait d'envie de les poser sur son torse, de l'attirer davantage contre elle. Mais une forme de timidité l'empêchait de bouger totalement. C'est sans doute cette timidité qui la fit réagir, qui la fit réfléchir. Quelque chose n'allait pas. Et pas juste parce que Jeremiah l'embrassait et qu'elle n'aurait jamais cru que cela serait possible. Non. Quelque chose n'allait pas parce que les paroles que son compagnon de route avait prononcé tout juste avant ne collait pas du tout. Ce n'était pas le genre de choses qu'on disait à une fille avant de l'embrasser. Certes, Lilas avait très peu d'expérience sur le sujet. Elle n'avait que 17 ans quand la fin du monde avait frappé. Si elle avait connue quelques garçons, ils étaient peu nombreux. Avoir deux frères et un père militaire suffisaient à repousser tout prétendant. Pour tout dire, elle était même encore vierge. Vierge à 22 ans, il y a quelques temps, cela aurait paru complètement grotesque. Aujourd'hui, tout le monde s'en fichait. Mais bon, malgré son manque d'expérience, elle ne pouvait pas nier le manque de romantisme de ce baiser. Ce n'était pas un acte irréfléchie pleins de sentiments. C'était un acte réfléchi. Une expérience pratiquement si elle écoutait ce qu'il disait. Une expérience, c'était tout ce qu'elle était ? C'est la douleur de cette trahison qui la fit reculer, rompre ce baiser. Et lorsqu'elle regardait le visage de Jeremiah, elle n'arrivait tout simplement pas à savoir ce qu'il pensait. De toute manière, elle avait trop mal. Elle se leva rapidement, faisant reculer sa chaise qui manqua de tomber. Finalement, elle avait bien envie de le gifler, mais elle se contenta de serrer les poing contre son flan. « Pourquoi ? » C'était la première chose qui parvenait à sortir de ses lèvres, alors qu'elle sentait son cœur tombé au fond de son estomac tant elle se sentait trahie et blessé. Et c'est finalement une sourde accusation qui se lisait dans ses yeux. « Il c'est passé quoi avec Philaé ? » Elle savait additionné deux et deux. Et il n'était pas compliqué de noter les changements qui avaient eu lieu. S'il avait voulu subitement tenter quelque chose, c'était évident que quelque chose avait dû se passer pour qu'il en arrive là. Et cela faisait d'autant plus mal. Elle fut encore plus mal en se rendant compte qu'elle avait une furieuse envie de pleurer et que les larmes affluaient déjà au bords de ses yeux. Cinq ans qu'elle n'avait pas pleuré. Et il suffisait que Philaé débarque, et voilà qu'elle pleurait pour la seconde fois. Mais elle ne pouvait même pas en vouloir à la rousse. En réalité, elle en voulait à Jeremiah. Elle se sentait affreusement trahie. Trahie par la personne en qui elle avait le plus confiance. Mais le pire, c'est que ce baiser, elle en voulait plus. Elle avait finalement compris son agacement, même si elle se refusait à y mettre un nom. Mais son corps réclamait à grand cri un autre baiser, un autre moment pareille. Et cela n'était finalement que plus douloureux pour elle.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mar 17 Mar - 21:50

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mer 18 Mar - 1:23


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Lilas ne s'était jamais sentie aussi trahie. Jamais. Même la fois où Patrick l'avait balancé à son père d'avoir séché l'école. Pourtant, elle avait été en colère cette fois-là, elle n'en avait jamais autant voulu à son père. Mais elle avait fini par se calmer. Son frère n'avait fait que tenter de la protéger. Patrick aimait les études et pensait qu'il fallait en faire pour réussir dans la vie. Elle savait qu'il n'avait fait que chercher à la garder dans le droit chemin. Elle le savait maintenant, même si ce n'était pas le cas à l'époque. Mais la semaine qu'elle avait passé à garder rancune envers son grand frère, n'était absolument rien comparé à ce qu'elle ressentait maintenant à cause de Jeremiah. Elle se sentait trahie, mais cette trahison prenait une dimension bien plus personnelle. Elle avait l'impression que c'est sentiment venait d'être bafoués, mis à mal. Sérieusement, il s'attendait à quoi avec ce baiser ? Surtout en osant dire qu'il avait besoin d'essayer un truc. Et dire qu'elle lui avait rendue son baiser. Quelle cruche elle faisait, heureusement qu'elle avait vite repris ses esprits. Même si son corps tout entier réclamait de recommencer. Mais elle ne comprenait toujours pas ce qui avait pu se passer dans la tête de Jeremiah. Il s'attendait à ce qu'elle réagisse comment ? Et maintenant, elle était frustrée, en colère et avec une furieuse envie de pleurer. Elle avait plus qu'à espérer que l'explication serait convaincante. Et au fond d'elle-même, elle espérait même qu'il lui dirait qu'il en avait juste eu envie et pas qu'il avait un truc à tester. « Lilas … » Et voilà qu'il se levait et faisait un pas vers elle. Elle se fit violence pour ne pas faire à son tour un pas en arrière. Si elle le faisait, elle allait taper dans sa chaise qui était toujours derrière elle et surtout, elle le repousserait. Ce qui n'était pas vraiment ce qu'elle voulait. Une infime part d'elle avait sûrement envie qu'il la prenne dans ses bras pour la rassurer. « Je suis désolé, j'aurais pas du faire ça. Je sais pas ce qui m'a pris... » Elle ne le croyait même pas. C'était un acte réfléchi qu'il venait de faire. Pas juste un moment où il s'était laissé libre court à son envie. Si n'avait pas été prémédité, il n'aurait déjà jamais dit un truc pareil tout juste avant de prendre possession de ses lèvres. Mais il faisait marche arrière, refusant de s'expliquer. Et cela fut encore plus douloureux, comme si on insérait une aiguille dans son cœur. S'il ne répondait pas, c'est qu'elle avait raison, quelque chose c'était passé avec Philaé. Et maintenant, il ne lui restait plus que son imagination pour savoir ce qu'il en était. Ce qui au final était encore pire. Elle pouvait maintenant imaginer le pire. « Pardonne moi, s'il te plaît. Je suis un idiot. » Elle n'allait pas le contredire sur ce point, c'était un idiot. Un sombre crétin. Surtout qu'elle était sensée répondre quoi maintenant ? Je te pardonne, c'est oublier ? Bah bien sûr, elle ne pouvait pas oublier une chose pareille. C'était juste inconcevable. Pourtant, elle allait devoir passer au dessus de tout ça et faire comme si de rien n'était. Elle le savait. Elle préféra donc ne rien dire sur le sujet, se contentant d'avancer vers la table, elle attrapa son assiette et ses couverts. « Tu ferais mieux de retourner te coucher. » Elle prit soin de ne pas le regarder. Tout comme, elle avait pris un ton morne, vidée, qui était si loin de la bataille de sentiments qui se déroulait à l'intérieur d'elle-même. Elle avait tellement envie de se rouler en boule pour pleurer, qu'elle ne se sentait pas du tout prête à affronter son regard. Elle se dirigea donc vers l'évier, évitant de le regarder et posa sa vaisselle dedans. « Je vais faire la vaisselle et aller dormir moi aussi. Si je dois conduire la Jeep, il vaut mieux que je sois en forme. » Toujours ce même ton, mais peut-être un peu moins, vidé. Les larmes affluaient et menaçaient de couler pour de bon. Elle attrapa donc l'éponge. Elle offrait une porte de sortie à Jeremiah sans qu'il n'ait à s'expliquer plus concrètement. Il ferait mieux de la prendre avant qu'elle ne le force à s'expliquer et qu'il ait à subir ses larmes.

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MessageSujet: Re: Jeremiah + I'm talking loud, not saying much Mer 25 Mar - 14:50


I'm talking loud, not saying much
Lilas & Jeremiah
Un idiot, oui. Et c'était peu de le dire ! Ce que je venais de faire était totalement stupide. L'embrasser autant que me dévoiler avant en évoquant un « test », maintenant que j'y pensais c'était peu gratifiant et mes paroles avaient du la blesser, j'en étais parfaitement conscient. Pourtant, malgré tout … je continuais de faire l'idiot. Je persistais à ne pas être parfaitement honnête et ça commençait par éluder totalement sa question concernant Philaé. Il ne servait à rien de parler de ça maintenant, ça aurait été mettre de l'huile sur le feu et c'était loin d'être le moment vu l'état de la jeune femme. Je n'avais fais que m’excuser comme un misérable, j'étais tout à fait pitoyable et je voyais bien qu'au fond, elle n'en avait que faire de mes pseudos remords, j'aurais même parier qu'elle n'y croyait pas une seconde et pourtant, j'avais rarement été aussi sincère avec elle qu'à ce moment présent. Il était trop tard, cela dit. Je venais de briser quelque chose et j'en étais à me demander si ce quelque chose était réparable maintenant.

J'étais resté figé sur place, je n'osais plus avancer, je ne voulais pas tenter de faire un pas de plus vers elle de peur de me faire tout simplement jeté. Je savais que si ça m'arrivait, je me sentirais encore plus mal et elle, de son côté ne devait même pas se douter du pouvoir qu'elle avait sur moi à ce moment présent. En un mot, elle pouvait me briser, m'écraser. Il suffisait qu'elle me jette violemment, qu'elle me dise de m'éloigner d'elle pour toujours et de ne plus l'approcher et cette simple suffit d'ailleurs à me serrer le cœur. Je ne savais pas ce qui était en train de m'arriver, ni en ce qui concernait Lilas, ni en ce qui concernait Philaé, j'avais l'impression de devenir fou. Le monde s'écroulait, tombait en ruine et moi j'étais là, au milieu de deux femmes à me poser des questions et à hésiter comme un idiot. A croire qu'au fond, je n'étais rien de plus qu'un gamin qui ne savait toujours pas ce qu'il voulait après tant d'années.

Lilas se remit finalement à bouger, elle revint vers la table pour attraper son assiette et se dirigea ensuite vers l'évier avant de me dire de retourner me coucher. Sa voix était tranchante, ferme. C'était clair, elle ne voulait plus me voir dans ses pattes pour le moment et ça ne servait pas à grand chose de lutter contre ça. Elle voulait faire la vaisselle et elle irait dormir, elle aussi. Je laissais alors échapper un soupir avant de passer ma main sur ma mâchoire. « Lilas... » commençai-je avant de me résigner. C'était plus la peine d'essayer de discuter, elle m'en voulait et la meilleure des choses à faire était sans doute de laisser les choses se tasser un moment avant d'aborder à nouveau le sujet. « Si tu veux. » terminai-je alors avant de finalement sortir de la pièce, jetant un œil à Philaé au salon avant de finalement monter m'allonger dans l'une des chambres de l'étage. Je n'allais pas dormir..oh non, je doutais de pouvoir y arriver d'ailleurs. En réalité, j'étais sûrement parti pour des heures de questionnement et de raisonnement et j'avais bien conscience que ma nuit allait être longue, très longue.
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