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Little Light In The Dark (Lilas)

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Ozalee Mc Carthy
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MessageSujet: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 22 Fév - 22:27

Little Light In The Dark
Lilas & Philaé

La journée avait été longue, épuisante pour ma part, même si je l'avais passé en boule contre la portière passager pour être le plus loin possible de lui. Oui car mon problème était bien Jeremiah, il ne m'avait rien fait de mal, mais je savais qu'à chaque seconde, il pourrait décidé de s'amuser avec moi, de passer ces nerfs sur moi ou tout simplement de vouloir passer le temps. Je vivais dans cette crainte depuis qu'il était sortie de cette maison. Je n'en dormais pas, je n'en mangeais plus et je restais tout le temps sur le qui vive, ayant plus peur de ces mouvements à lui que de nos hypothétique rencontre avec des rôdeurs. Nous avions quitté la voiture peu avant le coucher du soleil, nous laissant ainsi quelques heures pour installer un campement, j'étais restée dans mon coin, les observants, les écoutant et ne répondant que quand Lilas parlait. Maintenant que le jeune homme dormait je pouvais me détendre un petit peu, j'étais assise devant le feu, Lilas était en face de moi et pour une fois elle était silencieuse. J'aimais l'écouter parler, cela me réconfortait d'entendre cette voix clair et mélodieuse qui me donnait une sensation de sécurité. Je m'installais un peu plus confortablement, c'est à dire, les genoux contre ma poitrine et mes bras les serrant le plus fortement possible, j'étais toujours dans l'optique de prendre le moins de place possible, de ne pas me faire voir, d'être la plus petite possible pour ne pas attirer l'attention. Pourtant, ce soir, je voulais discuter avec elle, peut être même lui expliquer plus clairement mon comportement, enfin si j'y arrivais. Merci. De m'avoir emmener avec vous. Je sursautais au son de ma propre voix, s'était ridicule, mais elle me faisait l'effet d'être celle d'une autre.

Je me mordillais la lèvre, faire la conversation était finalement bien plus difficile que je ne le pensait, je n'en avais plus l'habitude, et les thème bateau d'avant ne marchait plus en effet lui demander le dernier film qu'elle était aller voir au cinéma ou alors la chanteuse qu'elle aimait écouter, tout cela semblait délicieusement ridicule. Le silence retomba alors je me plongeais dans la contemplation du feu, je ne sais combien de temps se passa ainsi en silence, mais il me sembla que cela dura. J'avais ce soucis depuis que je m'étais échappée, je n'arrivais pas à garder un compte du temps qui passe, parfois trois jours se passaient sans que je ne m'en rende compte et parfois une heure me semblait duré une éternité. Je frissonnais et soudain la nuit me parut plus menaçante alors qu'autour de moi rien n'avait changé, nous n'entendions même pas de bruit provenant d'un rôdeur quelconque, s'était juste moi qui avait besoin de me changer les idées. Lilas, parle moi de toi ... s'il te plait. Ecouter parler Lilas, voilà une activité à laquelle j'avais vite pris beaucoup de plaisir, elle me sortais de ma bulle, me forçais à me concentrer sur autre chose que sur moi et la douleur et cela me faisait du bien. Bien sur je risquais d'avoir le retour de bâton, elle allait surement le retourner la question, mais se n'était pas grave, peut être que parler de mon passé, de mon vécut m'aiderait à le laisser derrière moi une bonne fois pour toute.

 
Emi Burton


Dernière édition par Philaé Anderson le Dim 22 Fév - 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 22 Fév - 22:30


Philaé & Lilas
    little light in the dark


Ils avaient roulés longtemps aujourd'hui. Sans doute trop. Lilas en avait vite eue marre d'être coincé sur son siège. Au bout d'un moment, elle n'avait cessée de changer de position Ce qui, bien sur, agaça Jeremiah. Un rien le dérangeait celui-là. Quand à Philaé, elle était roulé en boule sur la banquette arrière, tout du long. Depuis le début, ils n'avaient réussi qu'à lui lui faire dire deux choses. Son nom et son âge. Du moins, elle l'avait dit à Lilas. Elle refusait toujours de parler à Jeremiah. Il fallait espérer que ça finisse par s'améliorer. Mais du coup, Lilas se retrouvait dans une position inédite. Celle de devoir aider et protéger quelqu'un. Elle a toujours été celle dont on s'occupait. C'était même le cas avant l'épidémie. Sans doute le fait d'être la seule fille et la plus jeune. Ses frères avaient passés leur temps à la chercher, mais en la protégeant toujours des autres. Et après, son père avait tout fait pour la protéger. Puis ce fut Jeremiah. Elle n'avait donc jamais eu à rassurer quelqu'un comme elle devait le faire pour Philaé. Surtout que ce n'était pas la peine de compté sur Jeremiah pour ça. Même si la rouquine n'avait pas eu aussi peur de lui, il n'était pas fait pour consoler les autres. Il était du genre à aboyer des ordres et à soupirer à tout va. Ou c'était elle qui le forçait à agir comme ça. Elle ne savait pas encore. Du coup, quand il fallait demander quelque chose à la jeune femme, c'était Lilas qui devait le faire. Elle se faisait parfois l'effet d'être un messager.

Ils avaient finalement quitté la voiture peu de temps avant le coucher du soleil, le temps de dresser un campement pour la nuit. Philaé avait quitté la Jeep mais pour rester dans son coin, loin d'eux -de Jeremiah surtout- pendant qu'ils dressaient le camp. D'un autre côté, cela fit du bien aussi à Lilas. Elle se retenait comme elle pouvait de faire ses remarques habituels au jeune homme. Elle avait peur que leur nouvelle camarade ne supporte pas de les entendre se disputer, comme ils en avaient l'habitude. Comme elle en avait l'habitude. Elle perdait sa soupape contre l'angoisse. Et devait gérer celle d'une autre. Il fallait croire qu'elle pouvait encore grandir et mûrir finalement. Mais elle voulait profiter encore de quelques moment puérils, parce qu'elle ne savait pas encore comment elle devait gérer sa peur. Jeremiah fut le premier à se coucher. Elle l'appela encore papy. Ce à quoi il répondit qu'il avait conduit toute la journée, lui. Elle lui répondit à son tour que s'il en avait marre de conduire, elle était prête à prendre le volant, elle. Il ne la laissait jamais conduire et ça avait le don de l'énerver aussi. Elle avait appris à conduire à 14 ans. C'était Dylan qui lui avait appris, en cachette. Leur père était devenu fou en l'apprenant. Lilas jeta un coup d’œil à Philaé, assise dans son coin, encore. Elle avait du mal à croire que cette pauvre petite chose avait le même âge que Dylan. Son grand frère si fort et si imprévisible. Elle rebaissa son regard sur ses mains. Penser à ça, lui faisait se demander ce qui pouvait bien arriver à ses frères et elle n'aimait pas penser à eux. C'était trop douloureux et frustrant. Elle ne pouvait rien faire. Comment savoir où ils étaient ? « Merci. De m'avoir emmener avec vous. » Elle releva la tête en entendant subitement la voix de la jeune femme. Une voix tellement fluette. Elle s'étonnait toujours de l'entendre. Elle en avait eu si peu l'occasion. « Tu n'as pas à nous remercier. On aurait jamais pu te laisser comme ça. On reste des êtres humains, après tout. » Elle savait bien que certaines personnes ne sont pas comme eux. Ils auraient laissés Philaé se débrouiller. Ou pire lui aurait fait du mal. Et à voir comment elle réagissait à l'approche de Jeremiah, des types avaient du lui faire du mal. Une chose qu'elle ne comprenait pas. Cela avait beau être la fin du monde, cela n'expliquait pas qu'on puisse attaquer les autres de cette manière. Au contraire, ne devrait-on pas se serrer les coudes ?

Lilas pensait que la conversation allait s'arrêter là. Mais elle vit que Philaé semblait chercher ses mots, se mordiller les lèvres. Lilas se comporta alors de la manière la plus patiente du monde. Elle ne savait plus attendre comme ça. Si Jeremiah la voyait là, il serait étonné. Elle ne bougeait pas et regardait la jeune femme. Attendant qu'elle se décide à parler. « Lilas, parle moi de toi ... s'il te plaît. » Parler d'elle ? Une chose qu'elle ne faisait plus beaucoup. Et elle ne savait pas du tout de quoi parler. Elle pourrait toujours lui raconter son histoire. Mais elle s'étonnait de cette demande. Elle avait tellement l'habitude d'entendre Jeremiah lui dire qu'elle parlait trop. Autant lui raconter son histoire, pourquoi pas... Se concentrer sur des choses heureuses. « Mon père était militaire. Le genre autoritaire qui attend que tout le monde suivent ses ordres. Il était comme ça avec mes deux frères aînés, Dylan et Patrick. Dylan a ton âge. » Elle avait un instant hésité sur qu'elle temps utilisé en parlant de ses frères. Le passé était venu facilement pour son père. Mais tant qu'elle ne saurait pas où étaient ses frères, elle continuerait à les croire vivant. Elle le devait. « Moi, j'étais la petite princesse, tu vois. La seule fille. Du coup, mes frères semblaient à tout pris vouloir faire de moi un garçon manqué. A dix ans, je savais mieux me battre que la plupart des garçons de mon âge. Et je connaissait plus de gros mots que tout les gens de mon école. Mais vite, mes frères sont rentrés à l'université. Je me suis retrouvée seule avec nos parents. Et tout les déménagements à gogo que comporte la vie militaire. En devenant adolescente je suis devenue une vraie emmerdeuse. » Comparée à cette époque, Jeremiah ne supportait pas grand chose. Doucement, elle sortie son arme, qui était, comme toujours dans la ceinture de son pantalon. Elle la posa sur ses genoux, ne voulant pas effrayer Philéa. « Mon père m'a alors appris à tirer. Pour apprendre à canaliser ma colère. » Elle tendit l'arme à la jeune femme, crosse en avant, la tenant par le canon. « Il m'a appris avec cette arme. » Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle s'arrêtait sur cette histoire en particulier. « Puis, il y eue l'épidémie. J'avais 17 ans. » Elle s'arrêta là à propos de son histoire. Le reste de l'histoire n'était pas le plus intéressant. Ou le plus joyeux surtout. Elle préférait garder le silence pour le moment. Voulant laisser Philaé se livrer à son tour. Lui raconter sa vie avant l'épidémie.

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 22 Fév - 22:31

Little Light In The Dark
Lilas & Philaé

Sa réponse à mes remerciements me fit sourire doux amère, je ne croyais plus en l'espèce humaine, les hommes m'avaient prouvé qu'il n'était que des animaux, ne cherchant que leur satisfaction personnelle, même si cela voulait dire détruire les autres autour d'eux. Je regardais un instant le feu, elle disait cela comme si assumer une personne comme moi, complètement détruite était une évidence, je n'en était pourtant pas réellement sur. Pourtant j'étais d'accord pour dire que Lilas était une personne bien, en ce qui concernait Jeremiah, je ne voulais pas avoir d'avis, je me contentais de rester le plus loin de lui. Je lui souris un peu plus franchement, alors que le silence retomba doucement. Je mis du temps à trouver mes mots et le courage de poser ma question, question toute bête en somme, mais qui aujourd'hui ne faisait que nous rappeler que nous avions tout perdu, que nous n'avions plus rien et que le futur était loin d'être évident, aussi j'aurais très bien compris qu'elle refuse de m'en parler. Pourtant, elle ne refusa pas et bientôt, j'avais l'impression d'être plongée dans ces souvenirs, j'avais enrouler étroitement mes bras autour de mes genoux, posant mon menton sur ces derniers, tentant ainsi de garder un peu de chaleur et je la regardais du coin de l’œil. Je tentais de m'imaginer ces frères, de comprendre son éducation militaire et surtout l'imaginer petite fille en train de se battre dans la cours. Tout était bien et parfait du moins jusqu'à ce qu'elle sorte son arme, je me crispais même si je savais qu'il faudrait bien que je m'habitue, les armes étaient devenue une question de survie et je ne pouvais plus continuer à prendre ce qui me tombait sous la main. J'avais encore en mémoire la tête effarer de mes deux compagnons de route quand il s'était rendu compte que je n'avais rien pour me défendre que les caillou que l'on trouvaient sur la route. Lilas me protégeais, j'en avais conscience, mais elle voulait aussi que je m'ouvre, que je n'ai plus peur de mon ombre et que je puisse me battre. Je l'appréciais pour cela, même s'il me faudrait encore longtemps avant que j'ai le courage de porter une arme à ma ceinture. Mon cœur sauta d'ailleurs deux battements quand elle me tendis le revolver, je pris sur moi et tendis une main tremblante pour le prendre entre les mains. Je le gardais quelques secondes avant de le lui rendre le plus rapidement possible et les doigts loin de la gâchette.

Elle arrêta son histoire au moment où l'épidémie commençait, je ne pouvais que la comprendre, mais je sentis aussi à son regard que maintenant s'était mon tour, je m'en doutais bien pourtant contre toute attente, j'avais envie de parler de moi, de raconter mon histoire. Je m'éclaircis la gorge rapidement. Je suis née à Yulee, là où vous m'avez trouver. Mes parents étaient deux personnes adorables qui avait des rêves plein la tête, mais pas forcément les moyens de les concrétiser. J'eus un petit sourire triste à l'évocation de mes parents, je ne savais pas s'ils avaient survécut, je ne les avaient jamais revue, mais j'étais assez lucide pour me douter que leur chance de survie comme les miennes était faible et que je risquais un jour de tomber sur leur cadavre ambulant. Je suis fille unique, ma mère voulait avoir plein d'enfant, mais la perte de mon petit frère alors qu'elle était enceinte de 8 mois la traumatisa et elle refusa de retomber enceinte un jour. Je savais pourquoi je parlais de cet événement, mais je préférais me focaliser sur autre chose. J'ai toujours voulus devenir professeur, j'adorais les études et l'idée d'enseigner était pour moi la plus belle chose au monde. J'ai commencé à travailler dur alors que mes parents doublait leurs heures à l'usine pour pouvoir me payer ces études. Du coup, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas les décevoir, à être la meilleure, même si pour cela j'ai un peu laissé ma vie personnelle de côté. ça s'était un doux euphémisme, en faite j'avais eut quelques petits-amis, mais rien de vraiment sérieux et finalement, ils laissaient tombés quand ils se rendaient compte qu'ils n'étaient pas le centre de mon univers. J'avais 21 ans quand l'épidémie à commencé, j'étais au lycée, j'avais dégoté un boulot de prof remplaçante, ce qui était plutôt rare pour une fille de mon âge et j'en étais fière. Et puis les choses ont mal tournées

Jeremiah bougea alors dans son sommeil et je sursautais brusquement. Je me tournais vers lui et fixais sa nuque apeuré jusqu'à ce que je sois sur qu'il dorme vraiment. Je fermais un instant les yeux et respirais profondément pour reprendre le contrôle de moi-même. Je reportais mon attention sur Lilas qui elle n'avait pas du tout été surprise ou embêter par la petite piqûre de rappel nommé Jeremiah. Tu l'as rencontré il y a longtemps ? Je fis un petit geste du menton vers lui, je n'étais pas dédaigneuse, mais je devais être sur que je ne risquais rien en sa compagnie. J'avais peur, je ne pouvais pas le nier et si je voulais rester avec eux, alors je devrais me faire à la présence de cet homme, j'avais vécu trois ans d'horreur alors si lui ne m'approchait pas, je devais pouvoir m'en accommoder.

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 22 Fév - 22:32


Philaé & Lilas
    little light in the dark



Philaé finit par prendre l'arme, mais c'est en tremblant. Et pour la rendre à Lilas très rapidement. La jeune fille se rend compte qu'elle a sûrement voulu aller trop vite. Elle cache alors l'arme de la vu de la rouquine, la glissant entre ses reins, sa place habituel. Parfois Lilas avait l'impression qu'un creux de la forme de son arme c'était formé là. Le soir pourtant, elle la gardait plutôt à côté d'elle, mais si sa vu gênait Philaé, elle pouvait la cacher. Elle ne voulait surtout pas casser ce moment. C'était bien qu'elle commence à s'intéresser à eux. Du moins à Lilas, Jeremiah semblait toujours lui faire peur. Et puis finalement, cela faisait aussi du bien à Lilas de parler un peu d'elle, du passé. Cela changeait. Elle n'avait plus l'habitude de tout ça. D'agir comme des gens normaux. Il fallait un temps pour se souvenir de comment on apprenait à connaître les gens. Et puis, quand elle avait fini de raconter sa vie avant l'épidémie, elle fit une pause, cherchant le regard de sa nouvelle camarade. Elle espérait qu'elle aussi se livrerait. Sa patience fut récompensée puisque que Philaé se mit à parler à son tour. « Mes parents étaient deux personnes adorables qui avait des rêves plein la tête, mais pas forcément les moyens de les concrétiser. » Elle eut un sourire en évoquant ses parents. Lilas se rendit compte que c'était peut-être la première fois qu'elle souriait. Même si c'était un sourire nostalgique en pensant à sa famille, un sourire restait un sourire. Elle-même ne souriait plus. Ou rarement. Il faudrait peut-être qu'elle réapprenne à le faire. Elle qui souriait tout le temps par le passé. « Je suis fille unique, ma mère voulait avoir plein d'enfant, mais la perte de mon petit frère alors qu'elle était enceinte de 8 mois la traumatisa et elle refusa de retomber enceinte un jour. » Lilas hocha de la tête. Elle pouvait le comprendre. En vivant avec un père militaire, elle avait vécue avec la peur de ne jamais voir son papa revenir. Elle pouvait très bien comprendre que d'autres ne puissent pas supporter. Un bébé, même au stade de haricot, restait un enfant qu'on commençait à aimer. « J'ai commencé à travailler dur alors que mes parents doublait leurs heures à l'usine pour pouvoir me payer ces études. Du coup, j'ai toujours mis un point d'honneur à ne pas les décevoir, à être la meilleure, même si pour cela j'ai un peu laissé ma vie personnelle de côté. » Elle avait vu Patrick faire de même, se battre dur pour ses études. Il ne voulait surtout pas devenir militaire. C'était plus le truc de Dylan ça. Et surtout, il n'avait jamais voulu de l'argent que gagnait leur père en faisant la guerre, comme il le disait. Il avait fait des pieds et des mains pour avoir une bourse. Quand l'épidémie avait éclaté, il faisait son internat dans un hôpital de Miami, suivant plutôt la voie de leur mère, infirmière, que de leur père. « J'avais 21 ans quand l'épidémie à commencé, j'étais au lycée, j'avais dégoté un boulot de prof remplaçante, ce qui était plutôt rare pour une fille de mon âge et j'en étais fière. Et puis les choses ont mal tournées. » Les choses avaient mal tournées pour tout le monde. Encore une fois Lilas se contenta de hocher de la tête. Comprenant qu'elle comprenait et qu'elle était prête à entendre plus, si elle le voulait.

Jeremiah gigota dans son sommeil, brisant un peu le silence qui s'était installée entre les deux filles. Si Lilas c'était contenté de lui jeter un regard, Philaé, elle avait carrément sursauté. Elle avait du morfler pour réagir de cette manière. Elle l'avait dit quand ils étaient tombés sur elle. Il restait un homme. Elle reporta donc son regard vers Philaé, la voyant tenter de reprendre le contrôle sur son angoisse. Elle se battait quand même, Lilas ne pouvait pas le nier. « Tu l'as rencontré il y a longtemps ? » La rousse semblait vouloir recommencer à poser des questions, ne voulant plus parler d'elle même. Cela ne dérangeait pas vraiment Lilas, sa question faisait une jolie transition pour raconter la suite de son histoire. « Quelques mois après le début de l'épidémie. » Murmura-t-elle. Elle n'aimait toujours pas penser à cette période, avant qu'elle ne rencontre Jeremiah. Les choses s'étaient nettement amélioré en l'ayant auprès d'elle. « Quand l'épidémie s'est déclaré, ma mère a été dans les premières à être touché. Elle était infirmière, et les hôpitaux à ce moment là... » Pas la peine de décrire la situation de l'époque. La panique des gens, les hôpitaux blindés et toujours moins de personnels soignants. « Du coup, avec mon père, on a récupérer quelques armes, celle qu'il avait à la maison et celle qu'il me laissait au stand de tir et on est parti à la recherche de mon frère Patrick. Il était interne à l'hôpital de Miami. On a donc quitté le camp militaire en espérant le trouver. Mais, alors qu'on arrivait presque à Miami, mon père... » Mort, ce n'était pas vraiment un mot compliqué à prononcer, mais sur le coup, elle n'y arrivait pas. D'autant plus, qu'elle avait du tirer dans sa tête, pour s'assurer qu'il resterait mort justement. Elle fit alors un vague signe de la main, qui voulait à la fois rien dire du tout et tout dire. « J'ai reprit la route toute seule. Jusqu'à l'appartement de mon frère. Il n'y était pas. A la place, Jeremiah s'est pointé. En m’engueulant, pour changer. Pour sa défense, je criais le prénom de mon frère comme une suicidaire. » Elle ne savait toujours pas ce qu'elle avait chercher en hurlant comme ça. Peut-être que c'était justement ça. Sans mère, sans père et sans nouvelles de ses frères, elle avait préféré chercher la fin, la faire venir d'elle-même, plutôt qu'elle ne lui tombe dessus. Pourtant, s'imaginer qu'elle voulait se suicider la répugnait. Elle voulait peut-être juste se défouler sur un rôdeur. « Depuis on a traversé la Floride. » Presque 5 ans pour traversé un état. Bien joué...

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 22 Fév - 22:37

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Je restais un long moment les yeux fixer sur Jeremiah, comme si soudain il allait sortir de son sac de couchage pour m'agresser. Oui je voyais le mal partout dès qu'il s'agissait d'un homme, et ceci même si je savais qu'une femme pouvait être horrible aussi si elle voulait et que tout les hommes n'étaient pas comme mes monstres. Pourtant, je ne pouvais pas m'en empêcher, dans mon esprit, un homme était forcément mauvais. Heureusement, Lilas me sortie rapidement de mes idées noires en reprenant son récit, Je me concentrais totalement dessus, en la fixant droit dans les yeux alors qu'elle me racontait la perte de sa famille. J'avais perdu des élèves, des collègues, mais je ne savais pas si mes parents étaient morts, sans doute, mais je n'avais pas assisté à leur mise à mort. Je n'avais pas eut à leur tirer une balle dans la tête pour être sur qu'ils ne reviendrait pas. Par contre ne pas savoir ce qu'est devenu un proche, comme elle avait ces frères, je pouvais comprendre, s'était dur et facile à la fois. Dur car la peur des les croiser en rôdeurs me prenait à chaque fois que j'en croisais un et facile car s'imaginer qu'ils étaient quelques part en sécurité était aisé. Je ne l'interrompis pas cependant, me contentant de l'écouter et de comprendre cette jeune femme qui au fond si nous n'avions pas vécut l'épidémie de la même manière étions toutes les deux marqués par nos expérience. Par contre quand elle parla de Jeremiah, je ne pus m'empêcher de m'agiter ainsi, j'avais soudain ressentit le besoin de lui dire de ce taire, que s'il nous entendais alors il nous ferait du mal. Bien entendu, c'était totalement faux, mais elle dut ressentir que j'étais soudain mal à l'aise. Je l'écoutais alors qu'elle lui certifiais que Jeremiah lui avait sauvé la vie, qu'il l'avait protéger et fait en sorte qu'ils quittent la Floride ensemble. Je restais silencieuse, de nouveau mon regard se porta sur lui alors que seul ces cheveux dépassais du duvet.

Elle m'avait raconté sa vie pendant l'épidémie et je savais que maintenant s'était mon tour, j'avais moi-même lancé la conversation, je l'avais intentionnellement ou non aiguillé vers nos histoires personnelles et même si je ne savais pas si j'étais capable d'en parler, vivre avec les souvenirs était une chose, les dires à haute voix en était une autre. Cela allait lui donner tout son sens, lui donner une réalité que je tentais d'occulter depuis trop longtemps. Je soupirais, elle devait pourtant se douter de quoi ma survie avait été question. Mes parents n'étaient pas du genre à manquer un jour de boulot et ils m'avaient élevés dans cet état d'esprit. Alors même si les choses commençaient à déraper autour de nous, je suis aller travailler. J'avais 16 élèves ce matin là. Les rôdeurs sont arrivés alors que nous sortions pour nous rendre au self, c'est ce qui nous à sauvé, nous avons barricadé les portes, après avoir attendus le plus longtemps possible, mais pendant plusieurs heures nous avons entendu les hurlements, les gémissements de ceux qui n'avaient pas pu fuir. Je soupirais et frissonnais en même temps en repensant à ce jour là. Je me rapprochais du feu lentement, sachant que se n'était pas l'air de l’hiver qui me donnait froid dans le dos, mais bien ce que je faisais remonter à la surface. Nous étions une quarantaine au début, et quand ils sont arrivés neuf mois plus tard, nous étions huit. C'était quatre hommes, qui au départ semblaient normal, du moins jusqu'à ce qu'ils nous fassent aligner et mettent une balle dans la tête de ceux qui ne pourraient pas leur servir. J'eus un petit rire haineux et colérique, pas à cause d'eux, mais plutôt à cause de ma réaction, qui aujourd'hui encore me semblait idiot, naïf et qui comme longtemps après le début de ma captivité, m'avait poussé à chercher de quoi m'ouvrir les veines et en finir. J'étais affamé, terrifiée et je me souviens avoir remercier Dieu de ne pas avoir été tuer. Je n'étais qu'une idiote. Ils nous ont conduit dans une cave et j'y ai passé les trois dernières années de ma vie. J'ai ... Je m'interrompis sentant ma voix me trahir, heureusement que Lilas ne parlais pas sans quoi, j'aurais été incapable de continuer alors que les larmes me montèrent aux yeux, si j'avais décris le début de manière froide, clinique et détachée, ce qui allait suivre était impossible à dire an pleurer. Ils m'ont fait des choses horrible, à côté le viol en était presque une partie de plaisir. Durant trois ans, je n'ai été qu'un objet, une chose entre leur main servant à leur plaisir personnel. Ils ont tous fait pour me détruire, pour me briser et ils n'y arrivaient pas jusqu'à ... Je savais que je perdais le contrôle de mon histoire, moi qui avait eut l'intention de survoler ce moment de ma vie, voilà que j'en racontais l'aspect le plus sombre et sordide, mais en faite, j'en avais besoin, je gardais ce venin depuis trop longtemps, je pleurais à chaude larme maintenant, rien ne pouvais les retenir. Je suis tombée enceinte de l'un d'eux. Je pourrais te dire que je haïssais cet enfant, mais se serait te mentir, j'ai vu en lui l'espoir de quelque chose de meilleur. Ils ont tous fait pour que je le perdre, mais il s'est accroché et une fois encore j'ai été naïve, j'y ai cru... J'ai accouché d'une magnifique petite fille, je l'ai à peine tenue qu'il me l'on arraché... Ils ... Ils l'ont donné aux rôdeurs en riant et ... ils m'ont brisés. Je posais mes mains sur ma bouche sur ces derniers mots, je voulais empêcher le cri qui gonflait dans ma gorge de s'échapper, je posais mon front sur mes genoux et restait prostrée dans cette position en pleurant. Ils m'avaient détruites cette nuit là, en parler rendait les choses encore plus horrible et pour le moment je n'avais pas cette sensation de soulagement que l'on ressent quand enfin on parle, non, j'avais l'impression d'être écrasé par un chagrin encore plus incontrôlable que la peur que je ressentais en présence de Jeremiah.

 
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Mer 25 Fév - 18:18


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Parler de tout ça était étrange quand même. Si elle pensait parfois au chemin parcouru, dire tout ça à voix haute était nouveau. Et mettait les choses en relief différemment. Où est ce qu'elle en serait sans Jeremiah ? Déjà, elle se serait sans doute déjà faites bouffer à Miami, quand elle criait le prénom de son frère. D'ailleurs, Philaé devait parvenir à la même conclusion, puisque son regard se porta de nouveau vers Jeremiah et sa touffe de cheveux qui dépassaient des couvertures. La rouquine finirait peut-être par réussir à accepter la présence du jeune homme auprès d'elle. Ils arriveraient peut-être à vivre tout les trois ensemble. De toute façon, il le fallait bien. Vu qu'il était hors de question de se séparer. Lilas aussi devait s'adapter. Jusque là, elle avait toujours laissée Jeremiah la protégée, sans avoir à s'occuper de quelqu'un à son tour. Et même avant c'était le cas. Elle était la petite sœur. Mais maintenant, elle était aussi la seule qui arrivait à apaiser Philaé, ne serait-ce qu'un peu. Cette dernière, laissa d'ailleurs échapper un soupir, ramenant la brune à l'instant présent. C'était de nouveau au tour de la rousse de parler, de raconter. Et Lilas savait que la conversation ne serait pas non plus facile à entendre. Mais si Philaé voulait en parler, c'est peut-être qu'elle en avait besoin. Elle se contenta donc de la fixer. La laissant le loisir de parler comme elle le souhaitait. « Mes parents n'étaient pas du genre à manquer un jour de boulot et ils m'avaient élevés dans cet état d'esprit. Alors même si les choses commençaient à déraper autour de nous, je suis aller travailler. J'avais 16 élèves ce matin là. Les rôdeurs sont arrivés alors que nous sortions pour nous rendre au self, c'est ce qui nous à sauvé, nous avons barricadé les portes, après avoir attendus le plus longtemps possible, mais pendant plusieurs heures nous avons entendu les hurlements, les gémissements de ceux qui n'avaient pas pu fuir. » Lilas ne pouvait que remercier son père de lui avoir interdit de se rendre au lycée quand l'épidémie avait débuté. Il n'avait pas pu faire de même pour sa mère. Et sûrement s'était-elle trouvé dans une situation similaire. Cachée avec des patients. C'était le genre de sa mère de toute manière. Guidée les autres pour les aider à se cacher. Mais elle préférait ne pas penser aux derniers instants de sa mère. Il lui suffisait de voir la posture de Philaé pour se rendre compte de l'horreur que cela avait dû être. Encore une fois, elle était une fille chanceuse. « Nous étions une quarantaine au début, et quand ils sont arrivés neuf mois plus tard, nous étions huit. C'était quatre hommes, qui au départ semblaient normal, du moins jusqu'à ce qu'ils nous fassent aligner et mettent une balle dans la tête de ceux qui ne pourraient pas leur servir. » Lilas eut un frisson qui fit écho au rire de Philaé. Un rire qui n'avait absolument rien de joyeux. La brunette préférait se dire que les monstres, c'était les rôdeurs. Mais finalement, l'être humain pouvait être un monstre bien pire. Après tout, les rôdeurs ne répondaient qu'à leur instincts primaires, animales. Ils étaient dépourvus de pensées et encore moins de conscience. Mais l'Homme ? L'homme agissait en pensant à son pouvoir et son envie, quand il devait penser à la survie de tous. C'était, totalement horrible. « J'étais affamé, terrifiée et je me souviens avoir remercier Dieu de ne pas avoir été tuer. Je n'étais qu'une idiote. Ils nous ont conduit dans une cave et j'y ai passé les trois dernières années de ma vie. J'ai ... » Elle ne voulait pas entendre la suite. Lilas le savait rien qu'en voyant le regard de Philaé. Un regard hantée et sur le point de céder à ses sanglots. Pour autant, elle ne dit rien, lui laissant le temps de parler comme elle le souhaitait. La brune sentait qu'elle allait très certainement faire des cauchemars cette nuit, après avoir entendue cette histoire, mais elle pourrait avoir la satisfaction d'avoir aider sa camarade de route. Enfin, elle l'espérait. « Ils m'ont fait des choses horrible, à côté le viol en était presque une partie de plaisir. Durant trois ans, je n'ai été qu'un objet, une chose entre leur main servant à leur plaisir personnel. Ils ont tous fait pour me détruire, pour me briser et ils n'y arrivaient pas jusqu'à ... » Lilas serra ses deux mains l'une contre l'autre. Elle ne voulait pas montrer ses sentiments, mais c'était plus fort qu'elle. En temps normal, elle tiendrait son arme pour se rassurer. Mais la sortir ne ferait que faire encore davantage peur à la jeune femme. Elle se contenta donc de ses mains. Mais son regard devait très certainement montré à quel point cela la touchait. Se genre de choses ne devraient pas exister. Mais c'était l'utopie d'un rêve parfait ça. « Je suis tombée enceinte de l'un d'eux. Je pourrais te dire que je haïssais cet enfant, mais se serait te mentir, j'ai vu en lui l'espoir de quelque chose de meilleur. Ils ont tous fait pour que je le perdre, mais il s'est accroché et une fois encore j'ai été naïve, j'y ai cru... J'ai accouché d'une magnifique petite fille, je l'ai à peine tenue qu'il me l'on arraché... Ils ... Ils l'ont donné aux rôdeurs en riant et ... ils m'ont brisés. » Lilas en resta totalement choquée abasourdie. Elle ne se rendit même pas compte qu'une larme glissait le long de sa joue. Elle n'avait plus pleurer depuis la mort de son père. Elle se l'était interdit. Parce qu'elle ne devait plus avoir le temps de pleurer, de s'épancher sur sa douleur. Mais là, ce n'était même pas la sienne. Et c'était plus fort qu'elle. Ses hommes... Non, ils ne méritaient même pas cette appellation. C'était des monstres, des bêtes.

Il fallut quelques instant à Lilas pour accuser le coup et vraiment voir Philaé. Prostrée. En état de choc. Finalement, la brune tente de se ressaisir. Ce n'est pas sa douleur. Elle n'a aucun le droit d'être figée ainsi, comme si elle venait de se prendre un coup. Son esprit ne cessait de s'imaginer ce petit bébé. Ce petit être innocent. Condamné à une mort totalement atroce. Lilas tente de reprendre courage, prenant une profonde inspiration. Elle se lève, ses jambes la portant subitement difficilement. Mais une fois debout, elle semble regagner en force. Elle contourne alors le feu de camp qui séparait les deux jeunes femmes, avant de s'agenouiller aux côtés de Philaé. Sans un mot, elle l'attire contre elle. « Chut, tout va bien. C'est fini maintenant. Tu es en sécurité maintenant. » Encore une fois, elle arrive à utiliser ce ton doux qui lui rappelle sa mère. Philaé fait ressortir une partie d'elle qu'elle pensait ne plus exister. Cette partie douce et rassurante. D'un autre côté, elle ne l'avait pas non plus beaucoup connu par le passé. Mais de toute façon, elle ne se voit pas faire autre chose. Ou dire autre chose. Que ses types méritaient de crever ? C'était évident. Que c'était horrible ce qui lui était arrivé ? Encore plus évident. Elle fait alors la seule chose qui lui paraisse utile. Lui montrer qu'elle n'était pas seule. Lilas se rendait compte aussi que l'histoire n'était pas non plus fini. Après tout, elle ne lui avait pas dit comment elle était parvenu à s'enfuir. Elle serra davantage la femme, la berçant doucement, comme le faisait sa mère quand elle était encore une petite fille. « Comment as-tu réussi à t'enfuir ? » Peut-être que continuer à parler l'aiderait à chasser la douleur. Lilas n'en savait rien. Ça marchait pour elle, alors elle devait le tenter.

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Dim 8 Mar - 14:51

Little Light In The Dark
Lilas & Philaé

Je sentis mon coeur se déchiré alors que je revivais ces moments, alors que de nouveau je sentis l'absence de ma fille alors qu'il me l'enlevais brutalement de mes bras. J'étais incapable de me lever, incapable de la défendre et j'étais juste resté allongée en hurlant alors qu'il l'emmenait dans les escaliers loin de moi, vers une mort atroce. Je sentais les sanglots hystérique monter dans ma gorge, non décidément, même 18 mois plus tard, je n'avais pas réussit à faire la paix avec ce moment de ma vie. Je me recroquevillait sur moi même, essayant de ne pas faire de bruit, le pire qui pouvait arriver à cet instant était que Jeremiah se réveille et que je doives en plus lui faire face. Je tente de faire rentrer le chagrin et la tristesse, de ne pas craquer et je suis tellement concentrée sur moi que je n'entend pas la jeune femme faire le tour et s'agenouiller près de moi. Je prend conscience de sa présence au moment où ces bras entourent mes épaules, où elle m'attire à elle. Je me sens me raidir un instant, cela fait tellement longtemps que l'on a pas poser les mains sur moi, sans aucune arrière pensée, sans rien attendre en retour, qu'il me faut quelques secondes pour me détendre.

Les larmes coulent et je reste immobile contre elle, alors qu'avec de douce parole, elle tente de me rassurer, de me consoler et pourquoi pas de m'aider à surmonter mon chagrin et un jour peut être réussir à redevenir Philaé et non plus cette petite chose fragile. Elle me berça un long moment attendant que les larmes se tarissent, pourtant j'avais un mal fou à retrouver mon calme, je me pensais prête à tout raconter, mais j'avais tord. Heureusement, une fois de plus, Lilas réussit à me changer les idées, à faire en sorte que j'arrête de me focaliser sur un seul point et que je continue à avancer dans mon histoire. Je relevais la tête vers elle et la regardais un instant sans comprendre ce qu'elle voulait. Puis doucement la lumière ce fit. Elle voulait savoir comment j'avais réussit à échapper à leur griffe. Je m'éclaircis la gorge, pourtant quand j'ouvris finalement la bouche, s'était un filet de voix qui sortit et pas très sur de lui. Je pourrais te dire, que la haine que j'éprouvais pour eux à suffit, mais se serait faux. Je soupirais alors, sa tactique pour me faire penser à autre chose marchait, je reprennais lentement le contrôle. Une nouvelle fille a été amener, elle s'appelait Maria et elle était combative, elle avait vécut cinq ans dehors et elle ne comptait pas se laisser faire sans se battre. J'avalais ma salive, je devais bien avouer, cette partie là, me faisais éprouver du plaisir, un plaisir malsain quand on savait ce que l'on avait fait subir à ce monstre, mais j'avais l'impression qu'au moins une partie de leur dette envers moi avait été payé cette nuit là. Maria à échafauder un plein et je me suis contentée de la suivre alors qu'elle nous sortait de là. Ensemble nous avons tué l'un d'eux, enfin nous l'avons ... massacré. Je jetais un coup d'oeil vers elle, j'avais peur que soudain, elle me voit différemment. J'avais tué un homme cette nuit là, certes, s'était un monstre, mais je frissonnais toujours en me souvenant de la vague de plaisir qui m'avait traversé quand son sang s'était finalement répandus sur le sol. Une horde passait pas très loin et Maria à réussit a les attiré jusqu'à la maison, je ne l'ai pas revu depuis, ni elle, ni mes kidnappeurs, je ne sais pas s'ils ont réussit à s'échapper, ou si les rôdeurs ont eut leur peau. Je me suis cachée depuis ce moment-là, enfin jusqu'à ce que vous me trouviez. Je soupirais doucement.

Je restais un long moment silencieux à fixer le feu, même si cela avait été difficile, sortir tout cela me fis finalement me sentir plus calme, plus légère, en paix avec moi-même et je savais que s'il me restais encore énormément de chemin à faire pour espérer pouvoir un jour guérir, je venais grâce à Lilas d'en faire le premier pas. Je me demandais tout de même si maintenant qu'elle savait que j'avais tué un homme de sang froid, elle voudrait toujours de moi dans le groupe. Tu veux quand même que je reste avec vous ? Je ne la regardais pas, je me contentais de fixer le feu, je ne voulais pas voir son regard, si elle me disais que finalement je ne pouvais pas rester avec eux. Car au fond, même si Jeremiah m'épouvantais, je m'étais déjà habitués à leur présence et l'idée de me retrouver seule de nouveau me terrifiais.

 
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Lun 9 Mar - 23:03


Philaé & Lilas
    little light in the dark



Lilas n'avait jamais eu l'occasion d'entendre d'aussi horrible histoire. Certes, avec son père militaire, elle avait vite connue le côté sombre de l'humanité. Celui qui n'hésitait pas à prendre une vie pour appuyer ses idéaux, sa religions ou ses valeurs. Des actes que la jeune fille avait d'ailleurs toujours eu du mal à comprendre. Elle avait eu déjà du mal à comprendre la dévotion de son père pour son pays. Et celle de son frère Dylan. Mais elle avait rarement entendue des choses aussi horribles que ce que Philaé lui racontait. Elle avait bien sûr vu que le monde n'était plus ce qu'il était. Elle avait pu voir des gens se battre pour un morceau de viande au début de l'épidémie, mais toujours, ses gens semblaient avoir une raison bien plus profonde que juste une envie, comme c'était le cas pour les bourreaux de la rouquine. Elle ne concevait même pas comment on pouvait retirer du plaisir dans le fait de faire du mal aux autres. Finalement, elle était peut-être un bisounours qui ne voulait que voir le bien autour d'elle. Mais alors qu'elle sert Philaé dans ses bras en tentant de l'apaiser, de la calmer, elle se dit qu'elle voudrait rester un bisounours. Elle voulait continuer à voir le meilleur chez les autres, à l'espérer, tout en cassant les pieds à Jeremiah de temps en temps. Mais pour l'instant, elle devait être un bisounours qui console. Elle tente alors de faire en sorte que la jeune femme se concentre sur autre chose que sur la perte brutale de son bébé, elle lui demande donc comment elle a réussi à s'échapper. Lilas se disait que cela devait tenir du miracle, si son état en parlant de ce qui lui était arrivé était le reflet de son état au même moment. Elle se demandait même comment elle avait pu avoir la force de tenir debout. Mais continuer à poser des questions, la faire parler sembla fonctionner puisque Philaé s'éclaircit la voix, et ouvrit finalement les yeux. Lilas ne la lâcha pas tout de suite, elle préférait attendre d'être sûre qu'elle allait mieux. « Je pourrais te dire, que la haine que j'éprouvais pour eux à suffit, mais se serait faux. » Sa voix n'était plus qu'un faible son, et si elle n'était pas aussi près d'elle, Lilas n'aurait même pas pu l'entendre. Mais au moins, elle parlait, semblait reprendre le dessus. Philaé soupira et reprit d'une voix un peu plus forte, légèrement plus assuré. « Une nouvelle fille a été amener, elle s'appelait Maria et elle était combative, elle avait vécut cinq ans dehors et elle ne comptait pas se laisser faire sans se battre. » Lilas desserra un peu son étreinte. Si la rousse arrivait à reprendre le contrôle, elle pouvait lui laisser un peu plus d'espace. Surtout que cela intéressait vraiment Lilas de savoir comment s'en était sortie son amie. Parce que oui, elle voulait considérée la jeune femme comme une amie. Elle n'en avait plus eu depuis si longtemps. « Maria à échafauder un plein et je me suis contentée de la suivre alors qu'elle nous sortait de là. Ensemble nous avons tué l'un d'eux, enfin nous l'avons ... massacré. » Lilas remarqua bien l'hésitation de la jeune femme pour prononcer le mot massacré. Pourtant, elle pouvait le comprendre. Même si elle était un bisounours, elle pensait qu'elle aurait fait certainement pareil si elle avait été dans la même situation. Et sans l'avoir vécue, elle le ferait sans doute si elle croisait la route de l'un de ses types. « Une horde passait pas très loin et Maria à réussit a les attiré jusqu'à la maison, je ne l'ai pas revu depuis, ni elle, ni mes kidnappeurs, je ne sais pas s'ils ont réussit à s'échapper, ou si les rôdeurs ont eut leur peau. Je me suis cachée depuis ce moment-là, enfin jusqu'à ce que vous me trouviez. » Le silence s'installa peu à peu. Philaé semblait plus calme, mais toujours agitée. Lilas la lâcha alors, se contentant de poser une main sur la sienne. Comme pour ne pas rompre le contact, comme pour lui montrer qu'elle était toujours là et que tout ça n'était plus que des souvenirs. Des souvenirs particulièrement vivant, elle devait l'avouer, même pour elle qui ne l'avait pas vécue.

Elles restèrent un instant les yeux perdus vers le feux. Lilas aurait aimé réussir à la faire dormir un peu. Même si elle allait rester éveillé pour le moment, Philaé avait besoin de sommeil. Elle ne dormait jamais quand Jeremiah était dans les parages et actifs, elle au moins pouvait dormir sans crainte dans la voiture quand il conduisait. Mais ce n'était pas le cas de la jeune femme. Elle allait lui proposer de se coucher pendant qu'elle veillerait sur elle quand la rouquine reprit la parole. « Tu veux quand même que je reste avec vous ? » Cette question, Lilas ne s'y était pas attendue. Elle la fixait sans même comprendre ce qu'elle voulait dire par là, alors que Philaé continuait de fixer le feu. « Bien sûr que je veux que tu reste avec nous. » Elle aurait même pu ajouter qu'elle savait que Jeremiah serait du même avis, mais elle n'était pas sure que cela l'aiderait. Lilas pouvait maintenant comprendre en quoi la présence d'un homme était bouleversante pour elle. Et en quoi Jeremiah et son ton bourru, n'était pas du tout une aide. « N'importe qui a ta place aurait réagi de la même façon. Même moi j'aurais bien envie de castrer ses types moi-même. » Elle serra un peu plus sa main dans la sienne. « Mes frères ont eu l'occasion de m'apprendre comment taper bien fort dans les bijoux de famille. » Elle tentait même une petite plaisanterie pour détendre l'atmosphère. Philaé avait besoin de se détendre et pas de se juger. Ses types méritaient de mourir des milliers de fois et de toutes les façons les plus douloureuses du monde. Et oui, même un bisounours pouvait vouloir vengeance. « Tu seras toujours la bienvenue parmi nous. Je peux te l'assurer. Et personne ici ne te juges. » Elle tentait de capter son regard, pour que Philaé puisse voir la sincérité dans son regard. Elle était honnête avec elle et voulait le lui prouver.

Elle passa finalement une main sur son épaule. « Tu devrais te reposer. Si tu allais dormir, hein ? » Elle revenait sur sa première idée de la forcer à se reposer, à reprendre des forces. Elle en avait tellement bavé. Et ses dernières années, elle ne devait pas avoir beaucoup dormi non plus. « Si tu veux je resterais à côté de toi. Je te le promets. » Encore une fois, elle se retrouvait en position de la protéger. Une position toute nouvelle et un peu déconcertante pour elle, qui avait toujours été protégée par les autres.

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Ven 13 Mar - 11:57

Little Light In The Dark
Lilas & Philaé

J'avais tué un homme, enfin tué était encore trop faible pour ce que j'avais fait avec Maria, il ne restait plus rien de lui quand nous étions sortie en titubant de la cave. Je comprendrais qu'elle ne veuille plus que je sois avec eux, maintenant qu'elle avait apprit ce dont j'étais capable. Je me contentais alors de fixer le feu en attendant qu'elle me demande de quitter immédiatement leur camps de fortune. Elle fit tout le contraire et je tournais la tête vers elle surprise, certes il l'avait mérité, pourtant, il ne se passait pas une seconde sans que je regrette mon geste, pire, je ne lui avait pas parler de Luna, morte parce que j'avais refuser de laisser Azazell prendre le contrôle sur moi. Elle me tenait les mains et une nouvelle fois elle me rassura, m'expliqua que je n'étais pas un monstre et elle tenta de détendre l'atmosphère avec une blague, ce qui marcha puisque je ris de bon cœur pour la première depuis longtemps, d'ailleurs même Jeremiah qui bougea à cet instant ne me fit pas réagir. Elle capta de nouveau mon regard et me fit sourire en m'assurant que j'étais la bienvenue dans ce groupe. Je sentis mon cœur s'alléger encore un peu plus, je respirais profondément et eux l'impression que mes poumons se libéraient. Je restais un moment silencieux avant de lui faire part de ma nouvelle inquiétude. Tu ne crois pas que Jeremiah se lassera de me voir réagir ainsi à chaque fois qu'il sera là. J'acceptais sans problème la proximité avec Lilas, elle était douce, gentille et m'avait protéger dès notre rencontre.

Elle tenta d'ailleurs de me convaincre d'aller m'allonger, de me reposer alors qu'elle veillerait à ce que Jeremiah ne m'approche pas et je la croyais pourtant, je savais tout de suite que je ne pourrais pas dormir. Je ne dormirais pas, même si tu l'enfermais à double tour dans la voiture, j’essaie, mais pendant quatre ans j'ai été habituer à ne dormir que deux ou trois heures par nuit, c'est comme ça qu'il s'assurait que l'on reste docile. Je dors un tout petit peu plus, mais ... c'est dur de reprendre un cycle de sommeil normal et puis être dehors, ça me fait un peu peur, je n'avais jamais dormis ainsi avec le risque que les rôdeurs ne nous surprenne en plein sommeil. Je soupirais, mais ma raison était plus que valable alors que je regardais craintivement autour de moi. Au début il y avait eut le lycée, puis la cave où je n'avais jamais croisé le moindre rôdeur. Ensuite je m'étais caché dans une maison, ne sortant que très rarement et surtout tuant les rôdeurs avec énormément de chance. Alors là l'idée de m'allonger, de me déconnecté alors qu'ils étaient tout autour de nous et qu'aucun mur ne nous séparait d'eux était totalement impossible. J'en frissonnais rien qu'à cette idée, tout comme je frissonnais à l'idée du moment ou elle dormirait et que Jeremiah serait éveiller, mais cela était une autre histoire, un autre temps. Nous avions parler d'horreur qui plus est et là il était impossible pour moi de fermer les yeux sans ravoir toute ces images derrières les yeux. Parle moi de tes frères, c'était comment de grandir avec eux ?

 
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Mar 17 Mar - 20:47


Philaé & Lilas
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Lilas arrivait finalement à apaiser Philaé mieux qu'elle ne le pensait. Qui aurait cru qu'une tête brûlée comme elle arriverait à inspirer confiance à une femme qui avait vécue des choses si horribles ? Philaé aurait pu ne jamais avoir confiance en personne, et pas juste en les hommes. Lilas était donc fière de pouvoir être l'amie dont elle avait besoin. D'avoir réussi à calmer ses angoisses. Elle avait même réussi à la voir faire un sourire. Mais apparemment, elle n'avait pas encore exorciser toutes ses inquiétudes. « Tu ne crois pas que Jeremiah se lassera de me voir réagir ainsi à chaque fois qu'il sera là. » Lilas laissa tomber son regard sur lui. Elle se rendit à peine compte du sourire qui se dessinait vaguement sur ses lèvres. Jeremiah et la patience. Il ne paraissait pas en avoir beaucoup comme ça, pourtant elle était bien placé pour savoir qu'il l'était plus qu'il ne le laissait paraître. A moins qu'elle avait épuisé toutes ses réserves de patience. Non, il en avait encore. Sinon il se serait énervé contre elle depuis bien longtemps. Alors que la plupart du temps, il rouspétait plus pour la forme que pour vraiment le faire. Elle reporta finalement son regard vers la rouquine. « Si moi je ne l'ai pas lassé, je peux t'assurer que t'as le temps avant d'y parvenir ! Tu as remarqué à quel point je le pousse quotidiennement à bout ? Et encore, je me suis calmée depuis que tu es là. » Même si elle en plaisantait, elle savait qu'elle n'était pas loin de la vérité. Mais c'était devenu un sacré réflexe pour elle. Elle ne cessait de le chercher et du le taquiner. Mais bon, n'importe qui pouvait se rendre compte que c'était affectueux. Non ?

Lilas tenta de proposer à Philaé de dormir un peu. Elle avait besoin de repos. Elle avait des années de repos de retard. Comme tout le monde, lui soufflait une petite voix. Mais plus que beaucoup. Mais elle vit tout de suite à l'expression de son visage qu'elle n'arriverait pas à la convaincre de s'allonger un peu. « Je ne dormirais pas, même si tu l'enfermais à double tour dans la voiture, j’essaie, mais pendant quatre ans j'ai été habituer à ne dormir que deux ou trois heures par nuit, c'est comme ça qu'il s'assurait que l'on reste docile. Je dors un tout petit peu plus, mais ... c'est dur de reprendre un cycle de sommeil normal et puis être dehors, ça me fait un peu peur, je n'avais jamais dormis ainsi avec le risque que les rôdeurs ne nous surprenne en plein sommeil. » Oui, elle subissait des tas de changements, mais elle allait devoir apprendre à passer outre. Mais dormir était finalement un pas plus grand pour elle que ne l'aurait cru. Lilas dû se rendre à l'évidence qu'elle ne pourrait pas la forcer à dormir. Sauf si elle se décidait à l’assommer, ce qu'elle ne comptait pas vraiment faire. Mais elle pouvait au moins tenter de la rassurer un peu. « Niveau rôdeurs, le risque est minime ici. Tu peux être sur que Jeremiah ne dormirait pas comme un bien heureux sinon. » S'il y avait bien quelqu'un qui ne plaisantait pas avec la sécurité, c'était bien lui. Comme s'il aurait pu s'endormir en laissant les deux filles seules comme ça s'il pensait qu'il y avait un danger. Jusque là, il n'avait jamais pu envoyer Lilas seule au devant du danger, elle ne pensait pas qu'il allait commencer maintenant. « Mais je comprends. Mais ce serait bien pourtant. On a besoin de te savoir en forme si jamais il faut courir ou se battre, okay ? Et puis même pour toi ce serait bien. » Elle pouvait toujours essayer de la convaincre, même si elle doutait de réussir à le faire. Mais essayer était tout ce qui lui restait pour le moment.

Un petit silence se réinstalla comme tout alors. Mais au lieu qu'il soit soucieux et inquiétant, celui ci était bien plus détendu. Ce qui n'était pas plus mal. « Parle moi de tes frères, c'était comment de grandir avec eux ? » Lilas apprécia ce changement de sujet. Ils renvoyaient à de bons souvenirs, ce qui était bien après les horreurs qu'elles avaient partagés. Et puis, elle n'avait pas si souvent l'occasion de parler de Dylan et Patrick. « C'était à la fois horrible et franchement merveilleux. Comme j'étais la fille et la petite dernière, j'avais parfois l'impression d'avoir deux autres pères qui me faisaient la morale et me protégeaient. Mais souvent de menaces invisibles. Si tu savais le nombres de garçons qui m'évitaient de peur de réveiller les frères Holden. Mais à chaque fois que j'avais un problème, ils étaient là aussi. » Elle bascula en arrière, s'allongeant, contemplant les étoiles. « C'est Dylan qui m'a appris à conduire. Mon père était en mission, et je cassais les pieds à tout le monde pour conduire. J'avais quatorze ans. Du coup Dylan, m'a appris en secret. Mon père m'a prise pour une surdouée automobile quand j'ai eu 16 ans et qu'il m'a inscrite pour passer mon permis. » Elle eut un sourire en pensant à ce moment là. La tête de Dylan tentant de jouer au professeur, mais il n'arrivait pas vraiment à garder son sérieux face à elle. « En fait, quand je les avais toujours sur mon dos, j'arrêtais pas de me plaindre d'eux. Puis quand ils sont partis, ils m'ont manqués plus que jamais. J'ai même fini par péter les plombs, mes parents avaient bien du mal à me supporter. » Elle se redressa un peu, s'appuyant sur ses coudes, pour regarder dans la direction de Jeremiah, toujours endormi. « Je fais pareille avec Jeremiah dans le fond. Je passe mon temps à me plaindre ou à le pousser à bout, uniquement parce que je sais pas faire autrement. »Elle secoua doucement la tête. « Mais s'il partait aussi, je suppose que je le vivrais tout aussi mal. » Elle poussa un soupir avant de se rallonger. « Tu n'as pas de frère ou sœur toi ? »

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Ven 10 Avr - 11:42

Little Light In The Dark
Lilas & Philaé

Je posais ma tête sur mes genoux, cette fois-ci se n'était pas une position de défense, non, je me tenais chaud l'écoutant parler de sa vie avec ces deux grands frère et je ne pus m'empêcher de sourire en même temps qu'elle. M'imaginant parfaitement les scènes qu'elle me décrivait et pendant un moment je pus oublier la vie que nous menions actuellement, celle que j'avais vécut dans le passé et ce fut pour moi un vrai moment de détente et presque je dois bien le dire, de rire. Je ne l'interrompis pas, même quand elle parla de Jeremiah, je me contentais de l'écouter, ça au moins je savais faire, j'adorais écouter les gens je pouvais passer mes journées à faire ça. Pourtant, bien vite, elle retourna le conversation vers moi, elle voulait connaitre un peu plus mon histoire de famille. Je me mordillais un instant la lèvre, s'était dur de se replonger dans des souvenirs que j'avais mis tant de mal à mettre de côté, pour les protéger de toutes les horreurs que je subissais pourtant je finis par sourire nostalgique. Mes parents voulaient une famille nombreuses tu sais. Ils avaient été tous les deux enfants uniques et avaient depuis toujours rêver de plein d'enfants courant partout. Ils étaient assez jeune quand je suis arrivée et ils n'ont pas trop attendu pour mettre le second en route. Bien entendus je ne me souvenait de rien de cette période, s'était une conversation que j'avais eus avec mon père, ma mère refusant de parler de ces moments difficile de sa vie. J'avais un an et maman était enceinte d'une autre petite fille, mais alors qu'elle entrait dans son huitième mois de grossesse, elle a perdu le bébé. S'était difficile d'en parler, car à ce moment, j'avais l'image de mon père, les larmes aux yeux alors qu'il me racontait comment le second plus beau jour de leur vie s'était transformer en deuil. Ils avaient enterré le petit corps et elle était devenu un sujet tabou à la maison.

Je me détendis doucement alors que je parlais, de toute recroquevillé sur moi-même, je m'installais en tailleur et jouais distraitement avec un morceau d'herbe. Ma mère s'est plongé dans le travail, elle voulait oublier, elle ne voulait plus entendre parler de grossesse, de bébé, elle pensait même à une malédiction sur nous qui nous obligeait à n'avoir qu'un seul enfant. Sauf qu'un jour, elle est retombée enceinte, un petit garçon cette fois. Un nouveau sourire apparut soudainement sur mon visage, je me souvenait encore la joie quand mon père m'avait emmener le voir à la maternité, un compagnon de jeu, un petit être qui jouerais à la poupée avec moi. J'avais évidemment vite déchanté pour ce dernier point, mais il n'empêche que j'aimais mon petit frère et que penser à lui, me faisait trop penser que jamais plus je ne les reverrais tout les trois. J'avais quatre ans quand Seeley est né et on a toujours été assez proche, même si nous étions totalement différent. Je ris doucement, un simple filet de voix rien de bien extraordinaire. Je ne lui ai pas appris à conduire, mais à courir vite quand il arrachait la tête de mes poupée. Je remis une mèche de cheveu derrière mon oreille et soupirais. Je ne sais pas s'ils sont encore en vie, j'étais au lycée et je n'ai jamais eut l'occasion d'aller les rejoindre. On habitait pas très loin d'ici à environ une cinquantaine de kilomètre. Je me perdis alors dans la contemplation du feu un peu morose.

 
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Sam 11 Avr - 16:01


Philaé & Lilas
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Pour une fois qu'on lui demandait de parler, Lilas n'allait pas se plaindre. Jeremiah ne cessait de lui demander de se taire. Bon, en même temps, elle savait qu'elle lui parlait surtout pour l'emmerder. Du coup, cela lui faisait du bien de parler juste pour le plaisir. Surtout quand il s'agissait de parler de ses frères. Sa famille lui manquait tellement. Mais elle n'allait pas non plus monopoliser toutes la conversation. Elle demanda alors à Philaé si elle avait elle-même des frères et sœurs. « Mes parents voulaient une famille nombreuses tu sais. Ils avaient été tous les deux enfants uniques et avaient depuis toujours rêver de plein d'enfants courant partout. Ils étaient assez jeune quand je suis arrivée et ils n'ont pas trop attendu pour mettre le second en route. » Lilas pouvait comprendre ça. Ses parents avaient été pareils. Mais les missions de son père avait fait qu'ils n'avaient pas pu enchaîner les enfants. Il y avait toujours quelques années entre chacun des enfants Holden. C'est ça d'avoir un papa qui part en mission à l'autre bout du monde à tout bout de champ. Mais au moins, il y avait toujours quelqu'un avec maman. « J'avais un an et maman était enceinte d'une autre petite fille, mais alors qu'elle entrait dans son huitième mois de grossesse, elle a perdu le bébé. » Lilas pouvait à peine imaginer la douleur qu'avait du ressentir la mère de Philaé. Et le dire à voix haute devait être encore plus difficile pour la rouquine. Cela devait sans doute la renvoyer à sa propre perte à elle. Mais apparemment, parler semblait tout de même la mettre en confiance, puisque Lilas la vit alors changer de posture, ne plus se mettre en boule, comme si elle préparait à se prendre un coup. La voir se détendre faisait plaisir à la brune. Elle ne voulait pas que la jeune femme passe son temps à craindre le pire, à avoir peur. Elle devait apprendre à leur faire confiance. Au moins un peu. « Ma mère s'est plongé dans le travail, elle voulait oublier, elle ne voulait plus entendre parler de grossesse, de bébé, elle pensait même à une malédiction sur nous qui nous obligeait à n'avoir qu'un seul enfant. Sauf qu'un jour, elle est retombée enceinte, un petit garçon cette fois. » Elle avait donc un petit frère, comprit Lilas. Et de toute évidence, elle aimait parler de lui autant que Lilas aimait parler de ses frères. Elle pouvait le voir au petit sourire qui venait d’apparaître sur son visage. Un phénomène assez rare pour que Lilas le remarque bien. « J'avais quatre ans quand Seeley est né et on a toujours été assez proche, même si nous étions totalement différent. » Lilas pouvait aisément comprendre ce genre de relation. Elle avait toujours eue la même avec ses frères après tout. Elle les aimait, les adorait, mais ne les comprenait pas toujours. C'était fou ce qu'ils lui manquaient. Elle révérait de les entendre l'appeler crapaud une nouvelle fois. « Je ne lui ai pas appris à conduire, mais à courir vite quand il arrachait la tête de mes poupée. » Lilas eut un petit rire. Il fallait croire que c'était un truc de frère de malmener des poupées. Mais dans le cas de Lilas, c'était plutôt elle qui tentait de courir vite pour se venger. Elle n'avait jamais réussi à les rattraper. « Je ne sais pas s'ils sont encore en vie, j'étais au lycée et je n'ai jamais eut l'occasion d'aller les rejoindre. On habitait pas très loin d'ici à environ une cinquantaine de kilomètre. » Lilas laissa échapper un petit soupir triste.

« Je n'ai pas la moindre idée d'où sont mes frères non plus. » Marmonna-t-elle. Elle s'était déjà fait des millions de scénarios dans sa tête. Mais en réalité, elle n'avait pas la moindre idée d'où ils pourraient être. Ne pas avoir trouvé Patrick à Miami la rendait pessimiste quand a sa survie. Sans doute avait-il fait comme leur mère, qui était resté dans son hôpital jusqu'au bout, tentant de sauver tout le monde. Quand à Dylan, elle avait un peu plus d'espoir. Son entraînement militaire avait dû lui sauver la vie. Elle voulait y croire. « Tenter de s'imaginer ce qu'il leur est arriver va juste nous rendre folle. Vaut mieux pas trop y penser, hein ? » Maintenant, Lilas préférait n'avancer qu'un jour après l'autre. Qui savait ce que le lendemain pouvait apporter de nos jours ? Personne. Elle laissa alors un silence s'installer entre elles. Le sujet avait pris une tournure bien trop triste pour qu'elle sache comment rebondir. Si Philaé ne voulait pas dormir, elle devrait peut-être en profiter pour se reposer elle. Après tout, Jeremiah semblait bien dormir lui. Ce qui étai étonnant vu comment il avait le sommeil léger en temps normal.

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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Sam 11 Avr - 22:28

Little Light In The Dark
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La fin de mon histoire plomba un peu l'ambiance légère qui s'était installée entre nous, s'était fou tout de même comment en un instant nous passions du rire aux larmes. Nous vivions tous à une vitesse tellement folle, car en quelques secondes nous pouvions disparaitre, terrasser par un rôdeur ou un petit rien qui ne nous aurait même pas inquiété avant. Je soupirais, non je n'avais aucune nouvelle de Seeley, tout comme elle n'avait aucune nouvelle de ces frères. Inconsciemment, je changeais de position, je me prostrais de nouveau, enroulant mes bras autour de mes jambes alors qu'elle m'assurait qu'il valait mieux ne pas trop y penser. Je souris alors doucement en coin, elle n'avait pas tord ça s'est sur, pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de le faire. Tu sais comment je tiens ? Je m'imagine, qu'il existe une île, loin au large des côtes et que mes parents y ont emmener Seeley quand les choses ont commencé à devenir dangereuses. Depuis ils y vivent en paix total, ils survivent sans avoir à avoir peur de leur ombre, sans avoir à se méfier des autres survivants, ils sont heureux. J'arrivais totalement à m'imaginer cet endroit, où il n'y avait rien à craindre, où il faisait beau en permanence et où leur seul problème était de décider ce qu'ils mangeraient le soir. Je rougis alors doucement, s'était un rêve que j'avais précieusement garder qui m'avait aidé à tenir toute ces années et je le savais il était un peu ridicule. C'est naïf je le sais, mais ça aide à tenir, surtout dans le noir. Je pris un bâton et remuais doucement le feu pour éviter que celui-ci ne s'éteigne.

Je remarquais alors le visage fatiguée de la jeune fille, les cernes qui s'étalaient sous ces yeux et qui me renseignait sur son manque flagrant de sommeil. Je savais qu'elle n'était pas tranquille de me laisser seule, pourtant, je voulais montrer mon utilité, il m'avait accepter dans le groupe, je ne pouvais pas les laisser tout faire et moi juste profiter, s'était impossible, de nos jours, il fallait absolument montrer que l'on pouvait apporter quelques choses d'utile. Si moi je suis incapable de dormir pour le moment, toi en revanche tu as l'air au bord de l'endormissement. Elle manquait peut être encore de confiance en moi, je ne savais pas vraiment, mais elle luttait pour rester éveillée et se n'était bon pour personne. Je te promet, je serais là à ton réveil et s'il arrive quoi que ce soir, je serais le pire réveil que tu n'as jamais eus. Nous restâmes quelques instants à nous regarder, avant qu'elle ne cède, et se décide à aller rejoindre les bras de Morphée. J'enroulais plus étroitement ma couverture autour de mes épaules, malgré le feu, les nuits restaient fraiches. Je me préparais alors à ma première nuit de veille et je me remarquais aussi que finalement, cette conversation bien que difficile, me faisait maintenant me sentir plus légère, plus humaine et peut être qu'un jour, je pourrais enfin redevenir moi-même.

 
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MessageSujet: Re: Little Light In The Dark (Lilas) Mar 14 Avr - 23:33


Philaé & Lilas
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Si parler de sa famille lui faisait du bien, lui permettait de se souvenir des bonnes choses avec eux, cela lui rappelait aussi qu'elle n'avait aucun d'eux auprès d'elle. Même si elle savait ce qu'était devenu ses parents, elle s’efforçait de ne pas penser que ses frères pouvaient être n'importe où. Où nul part. Mais ressasser ce qu'elle ne savait pas était bien trop dur. Elle préférait ne pas y penser. Et faisait le même conseil à Philaé. « Tu sais comment je tiens ? Je m'imagine, qu'il existe une île, loin au large des côtes et que mes parents y ont emmener Seeley quand les choses ont commencé à devenir dangereuses. Depuis ils y vivent en paix total, ils survivent sans avoir à avoir peur de leur ombre, sans avoir à se méfier des autres survivants, ils sont heureux. » Lilas devait bien l'avouer, elle aimait cette idée. Si seulement il pouvait justement exister un endroit qui tienne encore debout sur cette planète. Oui, elle avait envie d'y croire elle aussi. « C'est naïf je le sais, mais ça aide à tenir, surtout dans le noir. » Oui, c'était sûrement naïf, mais cela allait à Lilas. Et elle comprenait que cela l'aidait à tenir. La brune voulait pouvoir être optimiste, voir le verre à moitié remplie et tout le blabla qui allait avec. « Je comprends... Ca te dérange pas si on dit que mes frères sont avec ta famille ? » Elle pourrait comme ça les imaginer en bonne santé et heureux. Tim s'occuperait des habitants de l'île, avec comme plus gros truc à soigner des coups de soleil. Quand à Dylan, il rongerait son frein de ne pas avoir d'action. Peut-être qu'il passerait le temps en nageant avec les dauphins. Oui, elle aimait cette image. Et elle allait tout faire pour la garder en mémoire au moment de s'endormir. Pour ne pas penser aux horreurs que lui avait raconté Philaé plus tôt.

« Si moi je suis incapable de dormir pour le moment, toi en revanche tu as l'air au bord de l'endormissement. » Elle devait l'avouer, elle rêvait de dormir. Son sac de couchage était toujours là où elle était assise un peu plus tôt. Prêt à l'usage. Mais elle se voyait mal laisser Philaé toute seule. Surtout si elle continuait à lancer des regards apeurer à Jeremiah à chaque fois qu'il respirait un peu trop fort. « Je te promet, je serais là à ton réveil et s'il arrive quoi que ce soir, je serais le pire réveil que tu n'as jamais eus. » Lilas resta à la fixer un moment, jaugeant si cela en valait vraiment la peine ou pas. Finalement, elle laissa échapper un soupir. Philaé aurait victoire. « Ok... Mais tu reste pas loin de moi, d'accord ? » Elle alla donc vers son sac de couchage, avant de le tirer près de la rousse. Elle glissa dedans, ne prenant pas la peine d'enlever ses bottines, juste au cas où il faudrait se mettre à courir en urgences. « Si tu fatigues, hésites pas à me réveiller, hein ? » dit-elle à la jeune femme avant de finalement posé sa tête. Il ne lui fallut pas longtemps pour s'endormir.

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