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On Stranger Ties

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MessageSujet: On Stranger Ties Mar 14 Avr - 21:08


“ ON STRANGER TIES ”
We were told it could be full of lies





Le soleil filtrait à travers les arbres, aveuglant la jeune femme qui slalomait entre les arbres, prenant appui à un tronc de temps à autre. Le souffle court, une main pressée sur son abdomen, la militaire semblait à bout mais refusait de s'arrêter, continuant à poser un pied devant l'autre. La raison lui aurait dicté de trouver un abri pour se reposer et prendre des forces, mais elle était trop épuisée pour penser à cela en cet instant.

Les images de ce qui s'était passé, de ce qu'elle avait évité de justesse et du massacre de ses compagnons lui revenaient sans cesse à l'esprit. Avec son passé et ces cinq ans d'enfer, la Marine s'était certes endurcie, mais cela ne l'empêchait pas de ressentir la douleur et la peur, d'être affectée par la perte de ces êtres chers avec qui elle avait survécu pendant toutes ces années. Ses yeux clairs étaient rougis et cernés, et la crasse sur son visage avait bien marqué les larmes qui avaient coulé.

Qu'importe, personne ne pouvait la voir à présent, elle n'avait plus de raison de cacher sa douleur. Elle était seule. Chaque erreur pouvait lui être fatale. Il n'y avait plus personne pour assurer ses arrières et elle n'était plus là pour couvrir des camarades. C'était peut-être pour oublier cette pesante solitude, cet isolement qu'elle n'avait jamais connu qu'elle avançait ainsi, sans s'arrêter. Bien que l'hiver était censé se terminer, un calme étrange frappait cet endroit, un silence, comme si les choses avaient été mises en suspens.

La jeune femme ne savait depuis combien de temps elle marchait ainsi, sans destination, sans objectif. Il lui faudrait pourtant se poser, car elle ne pourrait plus continuer longtemps. Ses poursuivants devaient avoir abandonné la traque mais les dangers étaient nombreux et elle ne pourrait pas se sentir en sécurité. Malgré l'entourage et le confort relatif que lui avait conféré son groupe auparavant, cette sérénité elle l'avait perdu cinq ans plus tôt.

Trébuchant sur une racine, elle mit un genou au sol et pressa sa main gauche contre son flanc douloureux avant de la retirer et de constater qu'elle saignait toujours autant. Il lui fallait arrêter ce saignement et bander sa blessure, sans quoi elle risquait de se fatiguer encore plus vite et de drainer ces quelques forces qui lui permettraient de faire face aux dangers qui l'entouraient. Dans un tel état, elle avait peu de chances de tenir longtemps contre un groupe d'infectés, ou pire, des pillards comme ceux qu'elle venait d'affronter.

Elle fit mentalement l'inventaire de ce qui lui restait. Elle avait encore ses armes, son pistolet était entièrement chargé, mais il ne lui restait que cinq cartouches pour le fusil d'assaut semi-automatique. Heureusement sa plus fidèle arme, son katana, était toujours là, dans son dos, et il restait quelques vivres dans son sac. A cette pensée, elle sentit que plus que de faim, elle mourrait de soif. Elle avait les lèvres sèches et gercées, mais lorsqu'elle ouvrit sa gourde se fut pour la trouver vide, percée d'une balle.

Dans son état normal, la blonde n'aurait pas retenu de sa bouche le mot grossier qui lui vint à l'esprit à cet instant-là. Abandonnant sa gourde désormais inutile sur un rocher moussu, elle avança péniblement dans le sous-bois en quête d'un cours d'eau. C'est alors que des craquements en dessous de sa position l'alertèrent de la position de quelque chose ou de quelqu'un. Un infecté, un survivant ou un simple animal ? Ne pouvant en avoir la certitude, elle s'aplatit au sol et sortit son arme de poing, prête à tirer.




Dernière édition par Alexandra Sokolov le Mer 15 Avr - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Mer 15 Avr - 11:41

Ce jour-là, le jeune homme avait dû se réfugier dans la forêt pour échapper à une horde de Zombies qui s'étaient un peu trop approché de sa position. Il était jeune, mais savait parfaitement se défendre et n'avait pas peur du danger, de mourir seulement. Pas besoin d'être avec un groupe pour se cacher et tirer sur le premier venu, puis même, Filip était quelqu'un de courageux et de téméraire. En plein jour, cela ne servait à rien d'être en groupe, plutôt la nuit. Il n'aimait pas trop vivre en groupe, il préférait vivre seul. Armé de son couteau et de sa mitraillette, il marchait dans la forêt. Elle était grande et on pouvait se cacher n'importe où. Les Zombies ? Ils n'avaient pas intérêt à se ramener, Filip serait le premier à les massacrer. Depuis qu'il avait perdu ses parents, il était devenu plus fort, plus courageux et surtout plus violent qu'avant. La perte de ses proches l'avait profondément marqué et parfois, il devait s'asseoir et pleurer un bon coup.

Malgré son jeune âge, Filip n'était pas aussi courageux qu'il le pensait. Il s'en voulait quand son père avait trouvé la mort... Il s'était enfui plutôt que de l'aider... Ça le hantera toute sa vie, malheureusement. La vie en solitaire, il adorait. Filip pouvait faire ce qu'il voulait, aller ou bon lui semblait, en faisant attention de ne pas se faire repérer par des morts-vivants ou d'autres survivants. Tous les humains encore en vie n'étaient pas forcément bons et ça, Filip l'avait bien compris.

Le soleil tapait et Filip avait chaud, heureusement, il avait pensé à emporter de l'eau dans son sac. Il prit une bouteille et se réhydrata. Il faisait bien attention d'observer les alentours. Qui sait ce qui peut se cacher dans les bois?! Filip avait pris son arme et avança doucement.. Jusqu'à ce qu'il repère une silhouette... Humaine ou animal ? Il n'en avait aucune idée. Le jeune homme serait rassuré de savoir qu'il s'agissait d'un autre survivant. Ils pourraient ainsi faire connaissance et devenir amis par la suite ?! Où s'agissait-il simplement d'une bête qui venait se nourrir ?! Pour en être sûr, Filip s'avança et demanda dans le vide.

Est-ce qu'il y a quelqu'un ? Je ne voudrais pas vous tirer dessus si vous êtes un survivant. Par contre, si ce n'est pas le cas, je me ferai un plaisir de vous massacrer.

Les doigts toujours sur son arme, il ne la lâchait pas. On ne sait jamais, s'il tombait sur un Zombie, il serait bien content de se défendre ! La forêt était immense et Filip se demandait si quelqu'un l'avait entendu... Il ne croyait plus au miracle et attendait nerveusement qu'une voix lui réponde. Il ne voulait pas avoir affaire à des râles de morts-vivants...

Il avait suffisamment vécu seul sur les routes pour savoir comment se débarrasser d'un zombie. Mais ça commençait à lui peser d'être toujours seul. Filip n'était pourtant pas repoussant et oui, c'était un jeune, mais il était débrouillard et rusé. Vivre en étant toujours sur la route, cela n'était pas simple, parfois difficile, mais il relevait toujours la tête et prêt à combattre.


Dernière édition par Filip Gallis le Dim 3 Mai - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Mer 15 Avr - 12:43




De sa cachette, la jeune femme observa discrètement l'intrus en contrebas. Il devait avoir entre 16 et 20 ans, son visage presque poupin ayant encore les marques de l'enfance. Il était équipé d'un pistolet-mitrailleur qu'il tenait visiblement en amateur mais donc elle n'avait pas de doute il savait se servir. A première vue il s'agissait d'un M249 SAW, modèle utilisé par les Marines. Une bonne arme, certes, mais par le choix le plus pratique lorsqu'il s'agissait de défense personnel et certainement pas l'arme idéale lorsqu'on était en solitaire dans un monde envahi de morts qui se relevaient.

En général, il valait mieux laisser les pistolets-mitrailleurs de côté lorsque l'on planifiait de se déplacer rapidement d'un endroit à un autre — même si le M249 était une mitrailleuse plus légère que la plupart et donc portable, elle était plus efficace en stationnaire, à un poste de défense, offrant une puissance de feu et une cadence de feu idéale pour les défenseurs. Où avait-il pu acquérir une telle arme ? Sur un militaire probablement car il s'agissait d'une arme de guerre.

« Est-ce qu'il y a quelqu'un ? » s'écria la jeune inconscient. « Je ne voudrais pas vous tirer dessus si vous êtes un survivant. » C'était bon à savoir, mais jeune ou non, Alex avait appris à se méfier de ce que pouvait lui dire les inconnus. Dans le monde à présent, peu étaient les gens honnêtes encore en vie, ou ceux qui n'étaient pas une menace-même à votre existence. Pour ceux qui avaient grandi dans un tel monde les valeurs et la moralité n'étaient pas une évidence ; la survie personnelle l'emportait envers et contre tout.

« Par contre, si ce n'est pas le cas, je me ferai un plaisir de vous massacrer. » Tiens donc... Comme ça on parlait aux morts ? Alex ne put s'empêcher de faire un sourire sarcastique mais celui-ci se transforma rapidement en grimace de douleur mais le jeune homme ne put le voir. Car l'avantage que lui offrait sa tenue de militaire, c'était que son côté camouflage lui avait été plus d'une fois utile. Là, derrière le tronc, elle était pratiquement invisible, même si son treillis clair était encore plus efficace dans les hautes herbes.

Lâchant une de ses mains posée sur son arme pour en maintenir la visée, elle la pressa à nouveau contre son flanc et étouffa un gémissement. La chaude humidité et le liquide poisseux qu'elle sentit contre sa paume ne lui disait rien qui vaille. Elle la retira et du coin de l’œil constata l'évidence : celle-ci était entièrement rougi. Le sang s'écoulait toujours autant par la déchirure dans sa veste de treillis. Il fallait se rendre à l'évidence, si elle continuait ainsi, sans soins médiaux, cela en serait bientôt fini d'elle.

C'était déjà un miracle qu'elle ait pu faire tout ce chemin sans s'écrouler, et réussit à semer ses poursuivants. Seules sa volonté de rester en vie et la peur qui l'avait saisi aux tripes de se faire rattraper par ces monstres sous masque humain lui avait permis de tenir jusque là. A présent elle était perdue au milieu de nulle-part, sans groupe, sans ressources. Combien de temps pourrait-elle continuer ainsi ?

Elle ne savait que faire dans la situation présente. Tenant toujours le jeune homme ignorant en joue, elle tâchait de garder le silence, aussi discrète que possible, à l'affût de tout ce qui pourrait lui indiquer que celui-ci n'était pas seul et d'autres menaces planant dans ce sous-bois. Ses yeux rivés sur le survivant en bas, elle sentit bientôt sa vue devenir trouble et ses mains trembler de façon incontrôlable.


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Mer 15 Avr - 14:45

Il attendait toujours que quelqu'un ou quelque chose se montre, mais non, rien du tout. Et surtout aucune réponse à sa question. Ça avait le don de l'énerver... La silhouette qu'il avait vue, c'était quoi alors ?! Sûrement, une bête, parce qu'il n'avait pas bougé de sa position et n'avait rien entendu que ses propres bruits de pas sur le sol. Filip en était certain, quelqu'un jouait avec ses nerfs.. Où était-il tout simplement trop nerveux ?! Non-impossible... Bah, après tout, il n'allait quand même pas rester ici toute la journée...

D'accord... Vous ne voulez pas me répondre pour éviter que je ne découvre votre cachette, c'est ça ?! Vous n'avez rien à craindre... Je suis juste un jeune homme paumé qui ne sait pas où aller...

C'était la vérité... Filip ne savait plus ou aller depuis l'épidémie, toujours se cacher pour éviter les zombies, risquer sa vie pour sauver celles des autres. C'était un véritable cauchemar pour le jeune garçon. Purée... Seul dans cette forêt, c'était déjà un supplice, mais en plus, s'il doit retrouver le chemin pour retourner au camps des nomades.. Filip n'avait pas un bon sens de l'orientation, alors imaginez un peu le mec qui se retrouve seul dans une forêt qu'il ne connaît pas et ou le danger peut survenir... Filip avait une arme et un canif, mais sans ça, il ne serait plus de ce monde et très honnêtement, ça le faisait flipper... Pourquoi personne ne lui avait répondu ? Il avait juste posé une question, rien de bien méchant... À moins que les autres survivants, si y en avait dans le coin, ne voulait pas se faire voir du jeune homme. Il ne lâchait pas son arme, être rassuré, c'est tout ce qu'il demandait. Au bout de quelques minutes, Filip changea de position, car bon rester toujours au même endroit, ce n'était pas bon. Filip ne disait plus rien, pour éviter de se prendre un vent encore une fois... Le jeune homme décida de s'asseoir, ses pieds commençaient à lui faire mal, faut dire qu'il avait marché pendant trois heures avant de trouver cette foutue forêt ! Il déposa son sac sur le sol, tout en gardant toujours son arme sur lui.

*De toute façon, personne ne m'aidera dans cet enfer.. Je ne suis qu'un jeune qui ne sait pas se débrouiller... Bah qu'ils pensent tous ça, ça m'est égal.*

Pensa Filip.

Il n'était pas rassuré pour autant. La chaleur persistait et Filip se demandait s'il allait pouvoir encore tenir quelques heures dans les bois. Il adorait la nature, mais après l'épidémie, tout avait été détruit, il ne restait presque plus rien.. Et puis, la pluie aussi avait fait pas mal de dégâts... Donc des inondations et j'en passe. Filip regarda sa montre, il était trois heures de l'après-midi et aucun zombie en vue pour l'instant. Tant mieux ! C'est à cause d'eux que Filip avait perdu son père et ses amis... Même son chien d'ailleurs! Il le suivait partout... Le jeune garçon en veut énormément aux morts-vivants, sans eux, il aurait pu continuer à gagner sa vie en tant que cameraman. Et même sa caméra avait été détruite pendant l'attaque de ces foutues rôdeurs alors qu'il se trouvait avec son père... Filip décida de ne plus penser à ça, ça lui foutait le cafard et n'avait pas besoin de ça en ce moment... Il préférait juste se reposer un peu pour repartir après... Il avait le temps et inutile de se précipiter. Les morts étaient partout de toute manière, de jour comme de nuit d'ailleurs...


Dernière édition par Filip Gallis le Dim 3 Mai - 21:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Mer 15 Avr - 15:49




« D'accord... Vous ne voulez pas me répondre pour éviter que je ne découvre votre cachette, c'est ça ?! », lança l'inconnu. Bien vu boy scout, pensa-t-elle, toujours ironique vis-à-vis du garçon. « Vous n'avez rien à craindre. », poursuivit-il. A présent cela ne faisait plus de doute. En dehors de son air inoffensif de chiot perdu, la façon dont il se comportait n'avait rien de menaçant.

« Je suis juste un jeune homme paumé qui ne sait pas où aller. », termina-t-il. Dans d'autres circonstances, elle aurait sans doute levé les yeux au ciel. Comment pouvait-il être aussi naïf ? Comment pouvait-il ainsi clamer sa faiblesse ? Quelle chose stupide, vraiment. Cela aurait très bien pu être un de ces pillards ou cannibales embusqués, et il n'aurait fait qu'une bouchée de l'inconscient, pratiquement au sens littéral du terme.

S'il se croyait intouchable, il était bien loin du compte. Actuellement de nombreuses personnes tuaient pour tout et n'importe quoi, pour des choses aussi futiles qu'une couverture ou une boîte de raviolis. Beaucoup auraient vu l'arme comme celle qu'il avait entre ses mains et ses munitions comme un atout précieux pour lequel ils n'auraient pas hésité à le tuer en un clin d’œil.

Avec une telle tactique c'était un miracle qu'il soit encore en vie. Il manquait décidément de bon sens et d'esprit de survie. Il y a cinq ans, au début de l'épidémie, il ne devait être qu'un enfant. Ceux qui avaient grandi dans ce monde étaient habituellement plus durs, plus impitoyables, étaient ceux qui s'étaient sans doute le mieux adapter. Mais il semblait visiblement être l'exception à la règle.

Même si elle n'était pas encore entrée dans l'âge adulte quand l'épidémie avait frappé, elle n'aurait jamais agi comme ce jeune homme. Son éducation l'avait semble-t-il rendu parfaitement adapté à  un tel monde, un monde de survie. C'était sans doute pour cette raison que les gens comme elle se devaient protéger ceux qui se montraient aussi inconscients des dangers et de la dure réalité que l'adolescent en contrebas.

Pourtant, aussi ironique que cela puisse paraître, en cet instant c'était surtout elle qui avait besoin d'aide. Et ce serait peut-être sa seule chance. Elle n'allait sans doute pas pouvoir débattre encore plus longtemps, même si le jeune homme semblait presque s'être installé pour un pique-nique, ayant posé son sac à terre. Un sac, sans doute des réserves donc, ce qu'elle n'avait plus. Peut-être avait-il aussi de quoi effectuer les premiers secours ?

Comment une telle personne avait-il pu survivre tout ce temps seule ? Soit il avait un groupe, un camp, soit il venait de se retrouver seul récemment, comme elle. Elle ne pouvait croire que cela ne pouvait être du qu'à la chance. Pas dans un tel monde. Pas au bout de cinq ans. Il y avait donc de l'espoir que celui-ci puisse être sa chance. C'était ça ou prendre le risque de ne pas voir le prochain lever de soleil.

La blonde se releva lentement de sa cachette. Pale comme un linge, l'arme toujours pointée dans sa direction, elle ne le quittait pas du regard. Elle descendit alors lentement, sa main libre pressée contre son flanc pour tenter de stopper l'hémorragie, en vain. Elle serrait les dents pour éviter de trop se traîner et de montrer ainsi sa faiblesse même s'il était évident qu'elle souffrait le martyr. Elle avait le souffle court, les yeux brillants et des perles de sueur sur son front indiquait qu'elle commençait à brûler de fièvre.

« Alors comme ça on s'est perdu, boy scout ? », réussit à articuler la militaire, la bouche sèche avant de lentement baisser son arme de la tête du jeune homme. « Comme tu peux le voir, je ne serais pas contre un petit coup de main... », acheva-t-elle en grimaçant, son regard azur planté dans celui du gamin.

Un bourdonnement lointain résonnant dans sa tête, sa vue se faisant plus floue à la minute bien qu'elle lutta pour ne pas perdre connaissance. Ce n'est vraiment pas le moment de se laisser aller Alex..., pensa-t-elle en déglutissant.


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Jeu 16 Avr - 12:22

Ah, il savait bien qu'il n'était pas seul dans cet endroit ! Mais il restait méfiant, malgré tout. Il ne savait pas si c'était une personne avec de bonnes intentions ou pas. Mais il n'eut pas le temps de réfléchir, car la jeune femme, qui s'était approcher du jeune homme, était mal en point et apparemment, pas méchante. En plus de ça, il s'agissait sûrement d'une militaire, vu son uniforme... En général, les militaires, enfin certains, étaient des personnes correctes donc pas la peine de s'en faire pour si peu. Filip avait baissé son arme en même temps que cette jeune femme qui lui faisait face. Il lui avait souri et lui avait répondu, tout en restant devant elle. Alors c'était elle qui se cacher depuis le début et qui n'avait pas répondu à Filip... Oui, il s'était perdu et n'avait pas honte de l'avouer.

Je me suis effectivement perdu.. Je ne retrouve plus la route pour retourner au camp... Vous vous appelez comment?

Demanda Filip en regardant la militaire. Elle était blessée et la jeune femme n'était pas contre un coup de main. Filip ne pouvait pas la laisser dans cet état, elle avait mal et cela se voyait. Le jeune s'inquiéta de l'état de la militaire, s'il n'avait rien dans son sac, comment pourrait-il faire pour l'aider ?! Il s'approcha d'elle et regarda sa blessure sans toucher la jeune femme, ben oui, il ne savait pas ses intentions donc mieux vaut éviter ! Bref, Filip déposa son arme et fouilla dans son sac. Miracle ! Il avait des pansements et une petite bouteille d'alcool pour les blessures et brûlures. Filip avait pris son sac et le montra à la militaire. Il voulait réussir à la soigner... Les jeunes gens n'avaient pas assez de médicaments si l'état de la militaire se dégradait et ça angoissait beaucoup Filip. Oh oh.. La militaire luttait pour ne pas tomber dans les pommes et Filip l'invita à s'allonger par terre... Il n'osa demander s'il pouvait l'aider à soigner sa blessure, l'inconnue ne voulait certainement pas qu'on la touche... Il lui avait montré les pansements et la petite bouteille d'alcool qu'il tenait dans sa main. Un sentiment de honte lui parvint à ce moment-là, si jamais cela ne convenait pas, comment les jeunes gens allaient-ils s'en sortir ?!

C'est tout ce que j'ai.. Désolé, ce n'est pas beaucoup.. J'espère que ça ira..

Filip attendait avec angoisse la réponse de la militaire. En ces temps difficiles, il fallait se battre pour trouver de quoi se soigner et se nourrir... Ce cauchemar durait déjà depuis plusieurs années et ça devenait vraiment angoissant... C'est là qu'on se dit que c'était idiot de ne pas avoir d'animal de compagnie... Il nous réconforterait. Filip n'était encore qu'un adolescent quand l'épidémie avait commencé.

Il s'était endurci depuis le décès de ses parents et devenu beaucoup plus mature que la plupart des jeunes de son âge. Filip nageait dans son tee-shirt, c'est qu'il faisait horriblement chaud et il ne lui restait plus beaucoup d'eau, mais heureusement, il avait encore une grande bouteille au fond de son sac. Il était prévoyant et c'était une très bonne chose.


Dernière édition par Filip Gallis le Dim 3 Mai - 21:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Jeu 16 Avr - 14:44




« Je me suis effectivement perdu. Je ne retrouve plus la route pour retourner au camp... » Et merde... Elle grimaça. Si son camp avait été à proximité ou si au moins il avait su la direction à prendre...

« Vous vous appelez comment ? », entendit-elle, comme de loin, tentant toujours de lutter contre les vertiges qui la prenaient. Elle le vit déposer son arme et rangea son pistolet dans l'holster à sa ceinture. Sans répondre à sa question, elle le regarda fouiller dans son sac et commença à poser au sol les armes encore dans son dos : son fusil d'assaut et le katana.

Alors qu'elle avait posé son foulard et ouvrait sa veste de treillis, il finit par lui présenter son bagage et son précieux contenu : de quoi panser les blessures et de quoi désinfecter. « C'est tout ce que j'ai. Désolé, ce n'est pas beaucoup. J'espère que ça ira.  », dit-il, visiblement inquiet. Cela devra faire l'affaire, pensa-t-elle.

Ils n'avaient pas le temps pour discuter, ils devaient faire vite. Les hommes qui l'avaient prise en chasse pouvaient très bien être encore à ses trousses. Aussi ce fut toujours sans un mot qu'elle retira complètement sa veste de treillis puis sa casquette, et enfin son tee-shirt de couleur kaki. C'était une première peau à manches courts aux fibres aérées et thermorégulatrices mais le précieux sous-vêtement militaire était dans un bel état à présent : complètement imbibé de sang et le flanc droit déchiré.

Après avoir retiré complètement son t-shirt elle ramena sa longue chevelure blonde en arrière. Se retrouvant maintenant en simple brassière sportive et pantalon de treillis, elle ne semblait visiblement pas gênée de se montrer aussi dénudée devant un parfait inconnu. Il fallait dire aussi que la pudeur n'était pas dans la liste de ses priorités et qu'elle avait été habituée à vivre avec beaucoup de frères d'armes, ce qui pouvait expliquer le fait qu'elle n'avait aucune gêne de ce côté ou qu'elle ait hérité du surnom de "Tomboy".

Contrastant avec l'apparente douceur de sa peau pale et lisse, une affreuse plaie barrait son flanc droit et celle-ci continuait à saigner abondamment. Heureusement, ses cheveux étaient attachés en queue de cheval sinon sinon, puisqu'ils lui retombaient jusqu'au bas du dos, il y aurait un risque qu'ils se prennent dans le liquide poisseux qui rougeoyait sur son ventre, et bien que les conditions d'hygiène ne soient déjà pas idéales, autant faire cela le plus proprement possible.

La jeune femme avait perdu beaucoup trop de sang et c'était un miracle qu'il lui reste encore des forces après cette course-poursuite. Il n'y avait aucun corps étranger et il s'agissait d'une plaie nette, mais elle était suffisamment profonde pour être alarmante. Ignorant les petits pansements pour les simples coupures, elle se saisit d'une main tremblante des deux rouleaux de bandages et des compresses stériles. Puis avec des gestes aussi assurés que possible, elle commença par désinfecter la plaie avec des compresses puis a en remettre des propres qu'elle commença à entourer d'un bandage autour de son ventre.

Elle avait été habituée à soigner les blessures, même avant le début de l'épidémie, et ses connaissances en matière de secourisme allaient peut-être lui sauver la vie. Elle grimaça de douleur lorsqu'elle s'appliqua à serrer le bandage autant que possible autour d'elle. Maintenir la meilleure compression possible était le seul moyen de stopper l'hémorragie. Etant donné la quantité de sang qu'elle continuait à perdre il aurait été inutile d'essayer de recoudre de toute façon.

Malgré le soleil de ce milieu de journée, elle sentait le froid sur sa peau nue. Elle frissonna, vérifiant que les bandages soient correctement serrés et ne risquent pas de se défaire. Ils recouvraient presque entièrement son ventre. Elle aurait pu être fière de la rapidité avec laquelle elle s'était exécutée, mais la seule chose à laquelle elle pensait en cet instant était de pouvoir dégager d'ici le plus vite possible et de trouver un endroit qui ne serait pas à découvert, un abri.

« Je m'appelle Alex », réussit-elle enfin à articuler avec difficulté tout en attrapant son t-shirt et sa veste. « Nous devrions partir d'ici boy scout, ce n'est pas sûr. », ajouta-t-elle, la bouche sèche, en essayant de remettre son t-shirt. « Ils me suivaient et... », commença la blonde avant de s'interrompre.

Même si l'hémorragie avait presque été stoppé, toute l'énergie qu'elle mettait à prononcer ces paroles et à se rhabiller avalait peu à peu la conscience qui lui restait. Le monde devint flou autour d’elle. Ses yeux se fermèrent et elle se sentit glisser dans un gouffre noir et eut un instant peur de se perdre dans ses eaux sombres. Elle crut se retenir à quelque chose, elle ne sut quoi, avant de sombrer, inconsciente.


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Dim 19 Avr - 18:59

Cela ne sentait pas bon, pas bon du tout même ! Alors qu'il essayait d'aider tant bien que mal la jeune femme, Filip remarqua qu'elle s'était évanouie. Il ne manquait plus que ça... Déjà qu'il n'était pas très à l'aise d'être dans la forêt en plein jour sans savoir s'il y avait des rôdeurs ou pas, mais en plus, si Alex se mettait à perdre connaissance... Filip respira afin de ne pas laisser le stress l'envahir et déposa son arme sur son sac à dos. Il n'avait même pas eu le temps de répondre que la jeune femme était à terre. L'instinct de survie de Filip était à son maximum-là... Pas assez rapide, le jeune homme n'avait pas eu le temps de l'allonger par terre et éviter qu'elle se fasse mal. Le jeune homme tira la militaire par les jambes et la mit à l'ombre. C'était probablement sa blessure qui lui avait fait perdre connaissance. Pourtant, elle ne saignait plus avec les pansements que Filip lui avait donnés. Il n'avait jamais connu telle situation en ce moment... Bien qu'il ait 19 ans, il n'y connaissait rien en médecine et encore moins les gestes qui sauvent une vie.

Mais il ne pouvait pas la laisser seule ici... Impossible, si d'autres survivants viennent ou des rôdeurs, il aura la mort d'Alex sur la conscience ! Il se mit à réfléchir et ce ne fut qu'au bout de quelques minutes qu'il avait compris pourquoi elle s'était évanouie. C'était tout le sang qu'elle avait perdu... Quel crétin ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plutôt ?! Évidemment que ça ne pouvait être que ça... Elle devait sans doute avoir de la fièvre... Combien de temps allait-il rester avec Alex inconsciente dans la forêt ? Filip avait très peur pour cette militaire, peur qu'elle ne se réveille jamais... Oh purée, pas ça... Il ne voulait pas, une fois de plus, vivre un cauchemar... Il avait tout fait pour l'aider et espérait qu'elle n'allait pas mourir... Il ne se le pardonnerait jamais si ça devait être le cas. Le temps s'était un peu refroidi et Filip respirait un peu... Ses vêtements ne lui collaient plus au corps, mais ce n'était pas ça qui l'embêtait... C'était l'état de la militaire en fait.

* Seigneur.. Faites qu'elle s'en sorte, s'il vous plait!*

Avait-il pensé en s'asseyant à terre avec son arme dans les mains.


Dernière édition par Filip Gallis le Dim 3 Mai - 21:19, édité 1 fois
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Caleb Ede
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☣ ICI DEPUIS LE : 14/03/2015

MessageSujet: Re: On Stranger Ties Mar 21 Avr - 23:18

Un vent frais soufflait parmi les arbres et emportait les dernières feuilles mortes qui traînaient ça et là. Un calme étrange régnait sur la forêt, un calme que l'ancien militaire appréciait. Depuis quelques jours, il était arrivé dans un camp de réfugiés, Bacon's Catle, grâce ou plutôt à cause d'une jeune femme qu'il avait sauvée et qui lui avait demandé de se joindre à lui. Son but premier avait été tout simplement d'emmener la jeune femme à l'endroit désiré, puis de la laisser rejoindre le camp tandis que lui repartait vers d'autres horizons. Malheureusement pour lui, tout ne s'était pas déroulé comme il l'avait souhaité. Il s'était attaché à la frêle jeune femme et s'était laissé convaincre de rester parmi les survivants. Il s'était alors retrouvé dans une véritable fourmilière. Perdu au milieu des cris, du bruits et des habitants, Caleb avait pensé devenir fou. Cela faisait des années qu'il n'avait pu côtoyé tant de monde. Cela lui fit peur. On lui donna un endroit où dormir, on lui assura qu'il ne manquerait de rien tant qu'il faisait son devoir et qu'il aidait dans la gestion du camp. Et aujourd'hui, c'est ce qu'il faisait.

On l'avait envoyé avec plusieurs autres dans la forêt afin de rapporter des vivres, notamment du gibier. L'homme avait avec lui sa batte de baseball, son couteau et son flingue, mais on l'avait aussi équipé d'un arc et de flèches. *Heureusement que je sais m'en servir* pensa t-il en soufflant d'un air las. Dans son sac, prenant déjà place trois écureuils et quelques champignons. Mais il lui fallait ramener plus. Il était heureux de retrouver la nature et sa solitude, mais il se sentait aussi un peu perdu. Passer du jour au lendemain du statut de solitaire à celui de réfugié et se retrouver encerclé par une foule d'humains laisse un peu perplexe. Enfin, il verrait bien, s'il ne se sentait pas à l'aise dans peu de temps il repartirait surement.
Arc en main et prêt à tirer, il marchait doucement, humant l'air, les oreilles tendus à l'affût du moindre bruit suspect. Tout était calme. C'était étrange, parfois ce calme absolu réussissait à le relaxer, il pouvait alors réfléchir à sa vie passée, à son futur s'il en avait réellement. Et d'autres fois ce silence lui pesait, il lui rappelait de vieux souvenirs horribles, les embuscades en Iran, les tortures, l'apparition de morts vivants au détour d'une maison... Il frissonna et se retourna soudainement. Non. Personne. Pourtant il était sûr d'avoir entendu un murmure. Un "s'il vous plaît" à peine audible. Il regarda autour de lui et sortit son long couteau. Si quelqu'un était proche de lui son arc ne lui servirait à rien. Il avança doucement, essayant de ne pas faire bruiter les feuilles mortes sous ses lourdes bottes, faisant attention à ne pas craquer une branche. Là plus loin, il vit un jeune homme assis contre un arbre, arme en main, un pistolet mitrailleur à première vue. Caleb prit le temps de réfléchir. Ce jeune homme n'avait pas l'air blessé et il avait l'air de garder quelque chose, mais était-il seul ou bien était-il membre d'un quelconque groupe? Méfiant, l'homme s'accroupit derrière un arbuste pour mieux l'observer. L'inconnu était jeune oui, très jeune. Il lui rappelait son fils... Chassant immédiatement son enfant de ses pensées, il se concentra sur la scène. Oui, ce môme n'avait pas l'air très dangereux, mais que diable faisait-il là? Soudain, Caleb aperçu une tache blanche légèrement plus loin. Une femme vraisemblablement. Il avisa le treillis et fronça les sourcils. Une militaire? Ou quelqu'un qui se faisait passer pour... En tout cas, elle semblait en mauvaise posture... Après quelques minutes de réflexion, l'homme décida d'aller à leur rencontre. Ils semblaient inoffensifs et perdus, bien qu'il ai rencontrés plusieurs personnes abordant ce type d'expressions s'étant révélé de véritables monstres, Caleb réussissait désormais à faire la différence...

Doucement, l'homme se leva et se plaça derrière un arbre à couvert. *Juste au cas ou* pensa-t'il.

- Eh petit - S'adressa t'il de manière la plus douce possible pour ne pas l'effrayer. - Que dirais-tu de baisser ton arme pour que je puisse venir vous aider, ta compagne et toi? Vous avez l'air perdu et en mauvaise posture, et si vous n'êtes pas de la mauvaise graine je peux vous amener au campement pour vous aider. - Il reprit son souffle, attendant un bruit, quelque chose qui l'aiderait à savoir si le jeune homme l'écoutait ou non - Qu'en dis-tu? Si tu me donne l'autorisation je sors de ma cachette en levant les bras pour te prouver que je ne te veux aucun mal d'accord?

Il n'avait pas bougé, attendant un signe du jeune homme. Caleb savait que par les temps qui courraient, mieux valait être prudent. Il reprenait ses habitudes de militaire.
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Sam 25 Avr - 12:28

Alors qu'il se trouvait toujours à côté de la jeune femme, Filip était persuadé qu'ils allaient mourir s'ils ne trouvaient pas quelque chose ou quelqu'un pour les aider. Son désespoir s'envola aussitôt lorsqu'il avait entendu une voix, masculine apparemment, lui parler. Mais prudence, était-ce quelqu'un de bon ou mauvais ?! Le jeune homme se leva en gardant son arme dans les mains, il ne savait pas d'où provenait la voix, probablement derrière un arbre, mais il n'en était pas sûr. Et comment croire cette voix qui venait de nulle part ?! Filip décida de répondre d'une voix douce également, inutile d'être agressif, puisque l'inconnu ne lui avait pas parlé méchamment pour éviter de l'effrayer. Il n'accordait pas sa confiance aussi facilement, mais le duo était mal en point, enfin surtout la jeune femme et il ne pouvait pas la laisser comme ça... Et si jamais elle ne se réveillait plus ?! Il aurait sa mort sur la conscience ! Et il ne voulait pas ça... Filip ne quitta pas Alex des yeux. Sa compagne, la militaire ? Pas du tout ! Il était trop jeune pour avoir une femme !

Et pourquoi je vous croirais?

Demanda-t-il. C'est vrai ça, pourquoi lui ferait-il confiance comme ça ?! Mais il resta perplexe, car l'inconnu lui avait proposé son aide et qu'ils pouvaient même les emmener dans un camp pour les sauver. Filip ne savait plus s'il devait accepter ou non. Après tout, qu'est-ce qu'ils risquaient ?! Si l'homme avait voulu les agresser, il l'aurait fait depuis longtemps, n'est-ce pas ?! Ce qui n'était pas le cas. Il n'aurait jamais imaginé que quelqu'un puisse les trouver dans cette forêt qui était immense

Bon, d'accord. Je veux bien vous faire confiance. Vous pouvez venir.

Filip baissa son arme et fit le geste qui disait que l'inconnu pouvait s'approcher d'eux. Ce qui angoissait le jeune homme, c'était Alex, ça faisait maintenant plusieurs heures qu'elle était inconsciente, allait-elle finir par se réveiller ?! Depuis le début de l'épidémie, l'ex-cameraman, n'aurait jamais cru qu'il se retrouverait dans une telle situation. Pourquoi cela lui arrivait-il, il n'était qu'un jeune homme et ne connaissait pas encore toutes les astuces pour bien survivre dans ce chaos. Il ne connaissait même pas la médecine, alors que cela aurait pu les aider... Et cet homme qui avait proposé son aide, est-ce qu'il était aussi militaire ou un homme des plus banal ? Filip soupira et attendit que l'inconnu vienne à sa rencontre. Avant l'épidémie, il n'aurait jamais accepté qu'un inconnu vienne l'aider, il était assez grand et mature pour savoir ce qu'il pouvait ou non faire...

Elle va s'en sortir, n'est-ce pas? Dites-moi qu'elle va se réveiller..

Filip commençait vraiment à avoir peur. Le jeune homme ne savait pas de quel camp parlait l'inconnu, mais il ne voulait pas l'assommer avec ses questions. Après tout, Filip ne pouvait pas faire grand-chose que de regarder... Il se rendit compte, à présent, qu'ils étaient trois et ils allaient certainement apprendre à faire connaissance, même si le jeune homme connaissait déjà le prénom de la militaire...


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Sam 25 Avr - 23:36

Il entendit tout d'abord un bruissement de feuilles. L'inconnu semblait s'être levé. Caleb releva le bras, ramenant son long poignard au niveau de son visage. Si jamais l'individu tentait de l'attaquer par surprise en contournant l'arbre il n'aurait aucun de mal à l'abattre, par contre s'il ouvrait le feu, il aurait alors à se jeter à terre. Cependant, le militaire était sûr que le jeune garçon ne tirerait pas, premièrement parce qu'il était dans une mauvaise posture et deuxièmement, s'il avait voulu tiré, il n'aurait certainement pas attendu la fin de la tirade de Caleb. Tout ouïe, l'ancien ne bougeait pas d'un pouce, attendant un signe, une approbation du jeune homme. Celui-ci ne tarda pas à lui donner sa réponse.

- Et pourquoi je vous croirais?

*C'est bien petit, tu joues de prudence* se dit l'homme. Le jeune avait parlé d'une voix douce mais Caleb y décelait une pointe de scepticisme. Il était certainement tendu et le militaire le comprenait. Néanmoins, même si cette réponse ne le surprenait pas, elle ne lui facilitait pas non plus la tâche. Comment lui expliquer tout en restant à couvert qu'il ne venait pas en temps qu'ennemi? Il était hors de question qu'il sorte de son abri mains levés alors que l'autre n'avait pas baissé son arme. Et il ne jetterai pas non plus ses armes à terre. Il cessa bien vite de tergiverser lorsque l'inconnu reprit la parole.

- Bon, d'accord. Je veux bien vous faire confiance. Vous pouvez venir.

*Hum pas si prudent que ça* pensa-t-il, étonné mais rassuré par ce revirement de situation. Le militaire leva ses deux bras, poignard et arc en main et en évidence pour prouver qu'il ne souhaitait aucun mal aux deux jeunes gens. Il jeta un coup d'oeil. Le garçon lui faisait signe d'approcher, son arme pendant le long de sa jambe. Lentement, il sortit de sa cachette, mains en l'air et tête légèrement baissé afin d'indiquer qu'il ne cherchait ni à imposer sa force ni sa loi. La garçon l'observait, jetant un rapide coup d'oeil à sa compagne.

- Elle va s'en sortir, n'est-ce pas? Dites-moi qu'elle va se réveiller..

Il semblait si dépité, Caleb se demanda alors depuis combien de temps il connaissait la jeune femme. Sans doute depuis longtemps, sinon il ne chercherait pas à protéger quelqu'un qui était un véritable poids. Mais en l'air, l'homme reprit la parole.

- Ecoute, maintenant que tu as vu mes armes je vais les ranger lentement d'accord? Je ne m'attend pas à ce que tu me fasse confiance, je m'attend juste à ce que tu ne me tues pas dès que je me serais approché de vous. - Caleb descendit doucement sa première main à sa ceinture, où il rangea son couteau, puis il accrocha son arc derrière son dos avant de relever les deux mains - Saches juste que je suis un ancien militaire et que si tu tentes quoi que ce soit cela pourrait se retourner contre toi, et ce n'est pas une menace. Maintenant si tu me le permet, je vais m'approcher plus près pour voir votre état.

Après avoir reçu son approbation, le vétéran s'approcha doucement du jeune homme et lui tendit la main après quelques secondes d'hésitation.

- Je m'appelle Caleb. Merci de m'avoir laissé approcher sans m'avoir tiré dessus. Tu permets? - dit-il en désignant la jeune femme blessée.

Et sans attendre la réponse, il se pencha au dessus de la blonde. Posant l'une de ses mains sur son front, il entreprit avec l'autre de soulever le haut pour chercher une quelconque blessure. Un bandage avait été noué autour de son flanc, cela avait dû être fait à la hâte, du sang avait commencé à imbibé le pansement. Ce qui voulait dire que la blessure n'avait été ni cautérisée, ni recousue.

- Hum...

L'homme réfléchissait. Le pansement semblait propre, ce qui signifiait que le bandage avait été fait il y a peu de temps. Il avait deux possibilités: Soit défaire le pansement et cautériser la plaie sur les lieux, soit attendre de les avoir ramener au campement. Mais à ça s'ajouter des inconvénients: S'il cautérisait la plaie ici, il en aurait pour un petit moment, devrait faire du feu et donc s'exposer
au danger avec un gosse pour surveiller les alentours. Mais s'il attendait d'avoir rejoint le campement, la jeune femme pourrait y laisser la vie. Après quelques minutes de réflexion, il fit son choix. Il ne savait pas ce qui avait causé cette plaie à la jeune femme, mais si la cause de cette blessure les poursuivait, alors deux vies sauves en valait mieux que pas du tout.

- Je vais vous emmener au campement. Je ne peux pas prendre le risque de cautériser sa blessure ici, il y a trop de danger, aussi bien pour elle que pour nous. - Il ôta sa batte de baseball de sa ceinture et après quelques secondes d'hésitation, la tendit au jeune garçon - Tiens, je te confie ça. Je vais porter ton amie. - Après avoir ôté sa veste pour couvrir la blonde, il la prit dans ses bras musclés, non sans avoir remarqué au passage le katana et la seconde arme de la femme. - Tu penses que tu pourras à la fois porter nos armes et nous couvrir? Ce n'est pas chose aisé, et je ne veux pas prendre le risque de crever en plein milieu de cette forêt si tu ne t'en sens pas capable. Qu'est-ce qui vous a attaqué d'ailleurs? Un animal? Un homme? - demanda-il soudainement en se mettant en marche.
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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Jeu 30 Avr - 19:01




Alors que l'inconnu prenait la jeune femme dans ses bras, celle-ci laissa échapper un petit gémissement. Elle reprit connaissance, le voile noir se levant peu à peu.

« Qui... qui êtes-vous ? », demanda la militaire d'une voix faible, à la limite de la conscience. Elle avait toujours la bouche aussi sèche et pâteuse, ce qui rendait d'autant plus difficile ces quelques mots.

Bien qu'elle n'eut pas encore l'esprit vraiment clair, il y avait quelque chose de rassurant dans la présence de cet homme, quelque chose qui lui faisait dire qu'il était là pour aider, qu'elle n'était pour l'instant pas en danger.

« Eau... », commença-t-elle. « Auriez-vous de l'eau ? » demanda-t-elle de but en blanc, sans attendre la réponse à la première question, sachant qu'avec  les maigres forces qui lui restaient il valait mieux aller à l'essentiel.

Elle savait qu'elle avait perdu beaucoup de sang, sans doute beaucoup trop. Mais si elle voulait éviter d'atteindre le point de non-retour elle devait au moins se réhydrater et sans doute aussi manger un peu. Ensuite il faudrait refermer la plaie de manière définitive, car le bandage qu'elle avait fait n'était que provisoire.

Pour l'instant cependant elle n'avait pas toutes ces pensées logiques et construites en tête, il n'y avait que cette soif et le soulagement de se retrouver dans la relative sécurité des bras de cet inconnu plutôt que malmenée, torturée ou déchirée par les dents des revenants.


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Ven 1 Mai - 12:49

Merci Caleb de nous aider. Je suis Filip et la jeune femme s'appelle Alex.

Encore un ancien militaire ?! Filip se demanda s'il les attirait, ce n'était pas possible autrement ! Mais ça le rassurait d'être avec des soldats, au moins il ne risquait rien avec eux... Vu qu'ils n'étaient pas hostiles. Et puis, qui en voudrait à un gars de 19 ans, franchement ?! Surtout dans ce monde chaotique... Lorsque l'homme se présenta, Filip avait fait de même et regarda Alex, elle s'était enfin réveillée. Le jeune homme fut soulagé d'entendre la voix de la jeune femme. Il ne savait pas combien de temps elle était restée inconsciente. Pourquoi Filip aurait-il tué cet homme qu'il ne connaissait pas encore assez bien ?! Certes, il était prudent, mais de là à tuer un être humain... Il avait sa dignité tout de même. Il y avait assez de morts dans le monde pour en rajouter...

Filip avait demandé à cet homme si la militaire allait s'en sortir, mais pour toute réponse, il lui avait répondu qu'il ne pourrait pas la soigner ici. Ce n'était pas étonnant à vrai dire. Quiconque pourrait les surprendre et Filip n'imaginait même pas comment ça pourrait se finir... Il ne savait toujours pas de quel camp parlait l'homme à la voix douce. Quand il disait le camp, le jeune homme avait tout de suite pensé à des nomades, comme lui, ou des sans-papiers... Est-ce qu'il disait la vérité ou pas ?! Il le saura quand ils seront arrivés à ce fameux camp. Porter les armes et protéger le groupe ? Filip était content qu'on lui pose la question. Il se sentait parfaitement capable de le faire.

Absolument. Je peux à la fois les porter et nous couvrir. Il n'y a pas de soucis pour ça.

Puis, Caleb avait demander au jeune homme qui les avait attaqués.

Personne ne nous a attaqué, enfin pas moi en tout cas. J'étais en train de me réfugier dans la forêt parce que des Zombies s'approchaient un peu trop près de ma position et c'est à ce moment-là, que j'ai vu une jeune femme par terre. Et la suite vous la connaissez..

Lui avait dit Filip en le regardant.


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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Ven 1 Mai - 23:25

- Merci Caleb de nous aider. Je suis Filip et la jeune femme s'appelle Alex.

Le militaire baissa la tête, indiquant qu'il avait entendu. Filip et Alex. Il garda ça dans un coin de sa tête, fronçant les sourcils. Le petit avait employé comme terme " la jeune femme". S'il avait été réellement proche d'elle il aurait sans doute dit "mon amie" ou "ma compagne". En aucun cas "la jeune femme". Cela n'avait aucun sens, il aurait donc veillé sur elle alors qu'il ne la connaissait même pas? Dans un premier temps, cela paru insensé à Caleb. Par les temps qui courraient, dès qu'une personne en ralentissait une autre elle se faisait automatiquement éliminée, même si elle était une proche connaissance. Pourtant Filip était resté près d'elle... Caleb repensa alors aux nombreuses personnes qu'il avait rencontré pendant ses longues marches et qu'il avait cherché à aider. Il lança un regard au gamin qui le suivait de près, surveillant leurs arrières, armes à la main. Il avait l'air content d'avoir à s'acquitter de cette tâche. "Oui, il à l'air d'être un brave gosse" se dit le militaire, l'image de son fils revenant en mémoire. Il la repoussa violemment, se concentrant sur sa marche.

La jeune femme n'était pas lourde, mais la marche dans la forêt n'était pas aisée. Les branches et les souches mortes encombraient le passage et ralentissaient sa progression. Qui plus est, ils se devaient de rester silencieux, on se savait jamais ce qui pouvait rôder dans les bois, morts-vivants, hommes ou simples animaux. Caleb n'avait aucune envie de se retrouver face à quoi que ce soit qui nécessiterait de laisser tomber la blonde. Il n'avait pas envie de revivre l'instant où il avait dû laisser son ex compagne aux mains des zombies. Il frissonna en se remémorant son cri. Non. Il préférait largement se retrouver face à un loup affamé ou un ours grincheux plutôt qu'à un homme décharné et affreux. La femme qu'il tenait dans ses bras bougea faiblement, et le militaire entendit s'élever de sa bouche un murmure à peine audible.

« Qui... qui êtes-vous ? »

Caleb, qui trouvait inutile de lui répondre, n'en n'eut même pas le temps, la blessée reprenant difficilement la parole.

« Eau... Auriez-vous de l'eau ? »

Le militaire regarda autour de lui, et, après une brève inspection, décida de s'arrêter pour l'hydrater. Il poussa un soupir las, prit appui sur une souche d'arbre et assit maladroitement la jeune femme sur sa cuisse. Puis, il s'adressa à Filip.

- Regarde dans mon sac s'il te plait. Il devrait y avoir une bouteille d'eau dans l'une des poches. - Puis après une pause il ajouta - Ne t'inquiète pas si tu sens quelque chose de poisseux et de collant, c'est juste le fruit de ma chasse. Et si jamais tu as faim il doit y avoir une ou deux barres de céréales qui traînent.

L'homme attendit que le jeune s'exécute, oreilles tendues. Il avait bien sa gourde qui pendait à sa ceinture, mais il ne voulait pas prendre le moindre risque, aussi bien pour lui que pour la demoiselle. Après tout, il ne savait pas si cette femme était atteinte par une quelconque maladie, et au vue de sa blessure mieux ne valait pas lui transmettre de nouvelles germes. Même si Caleb se trouvait parfaitement sain, il valait mieux prendre des précautions. Filip lui répondit alors qu'il s'affairait à la tâche.

- Personne ne nous a attaqué, enfin pas moi en tout cas. J'étais en train de me réfugier dans la forêt parce que des Zombies s'approchaient un peu trop près de ma position et c'est à ce moment-là, que j'ai vu une jeune femme par terre. Et la suite vous la connaissez..

Le militaire se tendit. Des revenants proches d'ici? Il sentit ses entrailles se contracter douloureusement dans sa poitrine. Il ne voulait pas se trouver face à eux. Ils devaient faire vite. Il prit la bouteille, maintient la tête de la jeune femme et ouvrit délicatement sa bouche. Puis il y fit couler doucement de l'eau.

- Voilà tout doux - fit-il d'une voix rauque et basse tout en lui maintenant la nuque - Ne vous précipitez pas buvez lentement. Je suis Caleb et je vais vous aider à rester en vie. Tout ce que vous avez à faire c'est de rester calme et je vous mènerais en sécurité pour vous soigner.

Il tendit la bouteille à Filip, l'incitant à boire s'il en avait envie.

- J'ai encore ma gourde, si tu as soif sers toi. - Il reprit Alex à bras et recommença à marcher, d'un pas plus soutenu malgré le poids mort qui pesait dans ses bras - Allez, vite. Je n'ai pas envie de me trouver face à...  Ces horribles créatures - Il sentit les poils se dresser sur ses bras et sa nuque en repensant à sa dernière rencontre avec les zombies - Le camps doit être à un peu plus d'une demie heure de marche, si nous restons sur nos gardes nous pouvons éviter le pire...

Il reprit son souffle et inspira calmement. Il ne devait pas laisser la peur s'infiltrer en lui, ils ne tomberaient peut-être même pas sur ces putains de revenants. Après quelques minutes de silence, Caleb reprit la parole.

- C'est surprenant ce que tu as fait. Admirable, mais surprenant. - Dit lentement le militaire. Il marcha dans une mare boueuse et lança une bordée de juron lorsqu'il manqua de tomber. Il ramena son autre jambe de justesse afin de rétablir un équilibre. - Peu de gens décideraient de veiller sur une personne dont ils ne connaissent que le prénom. C'est très courageux d'un jeune homme de ton âge. - Il reprit son souffle - Maintenant dis moi. Si tu n'étais pas avec elle, cela signifie t'il que tu voyageais seul? Comment as-tu fait pour survivre seul durant ces années, tu n'as pas l'air d'avoir plus de vingt ans...

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MessageSujet: Re: On Stranger Ties Dim 3 Mai - 19:49




Pouvoir enfin boire était autant un soulagement que c'était douloureux. Elle ne se souvenait plus la dernière fois qu'elle avait bu mais cela lui semblait être une éternité. Bien que l'homme prit soin de faire couler le liquide aussi doucement que possible elle faillit avaler de travers au début ce qui provoqua quelques spasmes qui envoyèrent de nouveaux éclairs de douleur dans son abdomen. Elle se raccrochait à la voix grave et calme du dénommé Caleb pour éviter de sombrer à nouveau mais ce n'était pas chose facile et elle arrivait à peine à suivre la conversation.

Ce qu'elle avait compris c'est qu'il les emmenait dans un endroit en sécurité. Bien sûr elle ne se faisait pas d'illusion et pour elle, où que ce soit et quoi que soit cet endroit, cette sécurité ne serait que relative voire illusoire. Mais l'apparition de cet homme tenait proprement du miracle et, si la chance continuait à lui sourire, elle pourrait sans doute recevoir les soins nécessaires pour espérer se remettre sur pied. L'idée de s'endormir pour se réveiller en une de ces créatures cannibales lui glaçait le sang. Elle n'avait pas envie de mourir mais elle avait encore moins envie de devenir un de ces monstres.

Ses pensées finirent par s'embrouiller lorsque la douleur monta à nouveau, bientôt remplacer une sorte d'engourdissement dans tout son corps, trompant ses sensations comme ses sens. Plus pale que jamais, elle était à présent bouillante de fièvre et à moitié consciente. Les voix lui parvenaient distordues et les formes se brouillèrent pour laisser place à des visages grimaçants. C'est sur cette image cauchemardesque qu'elle perdit à nouveau connaissance.


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