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We used to be with them... - Carrie & Aaliyah -

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MessageSujet: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Sam 14 Mar - 19:24

We used to be with them

Carrie A. Abbott & Aaliyah J. Gardson


« They was our everything... »
Je secouais Elya qui s’était endormie à mes côtés. Lui frottant gentiment le dos, un faible sourire étirant mes lèvres, heureuse de la voir dormir si paisiblement, m’en voulant de devoir la réveiller de la sorte.
« Elya, il faut qu’on y aille ma belle… »
Elle s’éveilla enfin et je déposais un baiser sur son front. Je me redressais et regardais par la fenêtre de la petite maison que nous avions squattée depuis déjà deux nuits. Mais voilà, nous n’avions plus rien à nous mettre sous la dent et la faim commençait à se faire sentir. Comme pour approuver mon commentaire silencieux, le ventre d’Elya se mit à gronder et elle serra ses bras autours de son ventre fin pour le faire taire. J’eus un sourire attendri, heureuse qu’elle soit toujours à mes côtés.
« Allé, prépare-toi je vais chasser. »
Nous avions perdu Maman depuis quelques mois, et les cauchemars d’Elya s’apaisaient tout juste. J’avais pris les commandes, faisant de mon mieux pour qu’elle ne manque de rien et qu’on ne soit plus prises de court par les rôdeurs. J’armais mon arbalète, rangeais mon couteau dans sa pochette de cuir qui pendait à ma hanche et ma jeune sœur me rejoint à la porte. Elle m’adressa un sourire, jamais elle ne me laissait partir seule en chasse, craignant que je ne revienne pas ou qu’elle soit prise de court de son côté. Alors nous étions tout bonnement inséparables. Et c’est ainsi qu’on survivait. En se serrant les coudes. Seules contre le reste du monde.
« Prête ? »
Me demanda-t-elle en fixant la porte, inspirant longuement pour se préparer à affronter le monde extérieur. Je glissais dans ses mains ma carabine, elle n’aimait pas cela mais je préférais la savoir armée. J’opinais avant d’ouvrir et de vérifier à gauche, puis à droite, qu’aucuns zombies ne traînait dans le coin. L’un d’eux se traînassait à la lisière de la forêt et fut attiré par notre odeur. Je tirais un de mes carreaux qui vint se ficher en plein dans son crâne dans un bruit gluant écœurant. Je fis alors signe à Elya d’avancer et on marchait jusqu’à la lisière, nous arrêtant un instant devant le cadavre pour que je récupère le carreau, me débarrassant rapidement de la saleté présente sur la flèche avant de réarmer mon arme.

On s’enfonçait dans la forêt, attentives aux moindres bruits, je suivais les traces de ce qui me semblait être un marcassin perdu. Ce ne serait pas énorme mais ferait l’office d’un petit déjeuné pour le moment. Elya ne faisait pas de bruit, surveillant les alentours, me suivant à la trace. Après un moment, je finis par repérer la bestiole, j’indiquais d’un geste à Elya de ne plus faire de bruit, m’avançais à pas de loup avant de regarder dans mon viseur. J’inspirais longuement avant de tirer. Le carreau fusa et vint se ficher dans le flan de la bête.
J’eus un sourire satisfait et me précipitais pour récupérer mon dû avant qu’un zombie ne vienne me le chiper. Elya me rattrapa rapidement avec un sourire affamé :
« ça t’ira comme petit-déj ? »
Souriais-je alors qu’elle opinait vivement en se caressant le ventre d’avance. Cela faisait un moment que nous n’avions pas eu de viande… On avançait encore un peu, ralenties par nos sacs mais sans nous plaindre pour autant. Puis on atteint une clairière et l’on décida de s’y arrêter. De suite, Elya tendit des fils de fer pour nous entourer au mieux et ralentir les morts, pour ma part, je m’affairais à faire un petit feu et à dépecer l’animal. La viande dorait tout juste quand un bruit me parvint. Un bruit de pas, bien trop assuré pour être celui d’un rôdeur. J’attrapais mon arme et la pointais en direction du bruit. Elya affirmant sa prise sur la carabine en me regardant inquiète.
« Montrez-vous ! »
Hurlais-je dans le vide, inquiète, ne sachant trop qui sortirait des buissons…  

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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Dim 15 Mar - 12:57






We used to be with them
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Cela ne faisait que quelques mois que le monde avait sombré dans la pire des horreurs et pourtant j'avais l'impression que plus rien n'était pareil, que le monde entier avait succombé aux  dents grisatres des rodeurs cherchant inlassablement à faire grandir le nombre de leur membres et de leurs armées. J'ai passé des jours et des nuits à fuir, à me cacher  et à me battre. Pourtant, le désespoir m'avait souvent pris. Comment en étions arrivés là ? Comment avions nous fait pour perdre ainsi nos parents dans cette guerre de la vie contre la mort ? Pourquoi n'étaient ils jamais rentré ? Pourquoi n'avions nous pas même trouvé une trace d'eux, de le corps mort ou réanimé ? Je revois les visages en larmes de mes soeurs quand je dû leur annoncer que nos parents ne rentreraient pas, qu'il nous fallait fuir pour notre survie car ils ne voudraient pas que nous soyons cerné ou tuées nous aussi. J'ai dû toutes les cacher dans ma voiture, entasser nos sacs, nos vivres restantes et tout ce qui pourrait nous servir et prendre les routes dans les pleurs. Nous avons traversé les rues pleines de morts, avons reconnu nos amis, nos voisins. L'institutrice de mes plus jeune soeur, le collègue de Blanche, le petit ami de Franny et finalement Aiden, l'homme qui devait me rejoindre chez mes parents, l'homme que j'aurai dû épouser si ce monde n'avait perdu tout sens commun.

Les routes nous ont conduit aussi loin que nous avons pu rouler, aussi loin que nous avons pu et aujourd'hui nous étions seules, sur les routes, marchant craignant pour nos vies. Je dû armer mes soeurs, leur mettre haches et armes a feu dans les mains, trouvés sur les corps de ceux que nous avons libéré de la damnation. Je n'aimais pas cette idée,je la trouvais dangereuse pour elles, mais je ne pouvais pas faire sans, je ne pouvais pas simplement les laisser désarmés, car que se passerait il si un rodeur venait à les prendre par surprise ? A tenter de les tuer ? Nous avons ainsi passé plusieurs semaines à marcher et nous cacher, vivant dans des grenier ou nous étions sur qu'aucun rodeur ne pourrait venir nous déranger à la nuit venue. Malheureusement pour nous, les vivres commençait à manquer, les villes devenaient de moins en moins sur avec le nombre de rodeurs présent et il nous fallut bien vite nous replier dans les bois environnant, dormant en tente, préparant des pièges pour les rodeurs s'approchant de trop près de nous. La vie était spartiate, difficile et je m'en voulais d'infliger cela à mes cinq soeurs, mais il fallait que je les sauve qu'importe le prix.

La chasse nous aida, j'appris rapidement à poser des collet, à attraper quelques lapins, à pecher quelques poissons, mais la faim tirailler mes soeurs. Nous devions fuir réguliérement, nous retrancher, echapper aux rodeurs déambulant dans les bois et un jour,  les bruits changèrent, les bruits devinrent plus régulier, plus sur, moins abrupte. Je garder mes soeurs à l'abris, m'approchant de ce bruit qui me parvenait, tentant de découvrir ce qu'il en était et ce que je vis,  me surpris. Une femme brune tenant une arbalète venait de décocher sa flèche dans le flanc même d'un cerf et une jeune fille lui ressemblant étrangément. Des soeurs ? Surement. Je m'éloignais quelque peu, rejoignant ma propre famille pour leur expliquer la situation, leur parler de leur chasse, de leur trouvaille et de la possibilité de partager une repas, mais nous devions être prudente, très prudente. Je m'approchais ainsi de nouveau, accompagnée de mes soeurs, leur indiquant bien d'être prudente et de faire le moins de bruit possible, mais les plus jeunes avaient quelques difficultés et ce fut ainsi que l'on se fit reperer par les deux femmes, sortant ainsi lentement de la pénombre des bois, l'une après l'autre jusqu'à être six jeunes filles rousses et blonde face à elles la plus jeune n'étant qu'une enfant de onze ans.

"Ne tirez pas s'il vous plait! Nous ne vous voulons aucun mal"

Je faisais deux pas en avant, rangeant ma faucille que j'accrochais à ma ceinture pour lever les mains.

"S'il vous plait, mes soeurs ont faim, nous n'avons pas mangé depuis plusieurs jours, je peux vous troquer quelques fournitures médicale contre un peu de votre viande pour elles ?"


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Dernière édition par Carrie A. Abbott le Mer 25 Mar - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Lun 16 Mar - 11:31

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Carrie A. Abbott & Aaliyah J. Gardson


« They was our everything... »
La chasse avait été bonne, le fait de se lever de bonne heure aidait beaucoup, les animaux sortant plus et se méfiant moins quand le calme régnait et que seule l’aube inondait la forêt de lumière. Elya souriait, regardant la viande cuire, caressant son ventre d’avance et se léchant les babines à l’odeur. J’eus un nouveau sourire attendri. La vie n’était pas facile, plus du tout et elle ne risquait pas de le redevenir de sitôt… Il fallait se battre chaque jour pour survivre, pour garder sa place sur Terre et ne pas finir à errer comme ces monstres, sans autre but que de déchiqueter ce qui reste d’être vivant dans le monde.

Un bruit me sortit de mes pensées, me rappelant de suite au moment présent, me faisant réaffirmer ma prise sur mon arme, pour la pointer sur un fourré et ordonner à ceux qui s’approchaient à se montrer. Rapidement une jeune fille sortit de l’abri des feuillages, une jeune femme rousse aux traits fatigués. Je ne baissais pas pour autant mon arme jusqu’à ce qu’elle soit suivit par une ribambelle de jeunes demoiselles aux têtes rousses ou blondes toutes aussi exténuées les unes que les autres, notamment les plus jeunes, me faisant perdre de la force dans ma poigne.
Les petites lorgnait sur la viande, oubliant presque qu’elles étaient menacée par une arme. Elya baissa de suite la sienne, elle n’avait jamais été sujette à la violence et voir un tel attirail de jeune fille ne lui donnait pas plus envie de continuer de les menacer de la sorte. Je sentais son regard posé sur moi, m’interrogeant du regard, mais le mien ne quittait pas celui de la jeune femme qui m’indiquant dans une supplique qu’aucune d’elles ne nous voulait de mal, elles étaient simplement tiraillaient pas la faim depuis plusieurs jours. Allant même jusqu’à me proposer de troquer pour nourrir sa famille.

Je regardais Elya qui me sourit. J’aurais été dans la même situation pour nourrir ma jeune sœur, je lui rendis un faible sourire avant d’abaisser mon arme et de montrer notre petit campement d’un bras :
« Ce n’est pas encore cuit, mais vous pouvez rester avec nous jusqu’à ce que ce soit le cas si vous voulez. » J’adressais un sourire à chacune des jeunes filles qui se précipitaient pour s’installer près du feu. J’invitais la plus grande à s’asseoir près de moi avant de reprendre :
« Désolée pour la menace, mais ces temps-ci on ne sait jamais trop sur qui on peut tomber… » Je jetais un vif coup d’œil sur Elya. Au court de notre route nous avions croisé bon nombre de bonnes personnes, aidantes et attentionnées. Mais pas que. Nous avions vu aussi l’horreur des hommes, cachées nous avions assisté à des tueries barbares, des pillages, il était donc de plus en plus complexe de faire confiance, ni de savoir à qui on a réellement à faire. Mais, cette jeune femme ne me semblait pas nous vouloir de mal, elle semblait juste épuisée, seule et tirée par le poids de la responsabilité qui pesait sur ses épaules.
« Je m’appelle Aaliyah, et voici Elya, ma petite sœur. » Indiquais-je, Elya papotant avec les autres jeunes filles, réagissant à l’écoute de son prénom, adressant un large sourire à la jeune femme à mes côtés. Puis je regardais chacune de celles qui avaient suivi l’intéressée : « Toutes les cinq… Se sont tes sœurs ? » Elles semblaient la suivre, lui faire confiance, reconnaissant en leur manière de la regarder, celle que m’adresse souvent ma propre sœur…  

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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Mer 25 Mar - 12:06






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Les ventres affamés criant leurs détresses ne cessaient plus. Cela était des plus affreux pour moi qui voyait chaque jour mes sœurs grimaçait sous l'effet de la faim, l'observait de leur grand yeux tristes, se partager une simple barre de céréale qui serait leur seul et unique repas de la journée. Certes, la foret regorgeait de nourriture, mais les animaux courraient bien trop vite pour nous et nous avion du mal avec les collets à lapin, sans parler des baies que nous ne connaissions pas et des rôdeurs qui pouvaient nous attaquer à tout instant. J'avais pourtant fait mon possible pour leur garder des conserves, des sachets de viande sèche, des biscuits, tout ce que j'avais pu récupérer dans les maisons abandonnés, les magasins et le tout au risque de ma vie bien sur.
Ainsi, lorsque cette femme et ce qui me semblait être sa sœur étaient entrée  dans notre champ de vision, que l'odeur délicate de la viande rôtissant parvint à nos narines, cela me sembla être l'opportunité que je ne pouvais laisser passer. Tant pis si je devais troquer des médicaments ou des choses qui me sont utile, mes sœurs mangeraient et iraient bien mieux après cela.

M'approchant ainsi lentement du camp, l'arme toujours en main pour le cas ou un rodeur surgirait de je ne sais quel fourrés, j'arrivais dans la clairière, me faisant aussitôt mettre en joue par l'arbalète de la demoiselle, chose des plus normal s'il en est par les temps qui cours, mais mes sœurs me suivant, bien que je leurs avaient demandé de rester dans les fourrés le temps que je négocie semblèrent faire leur petit effet et ainsi persuader les survivantes de nous aider de leur mieux dans notre quête de nourriture.  L'arme se baissa ainsi, lentement et l'on nous invita à les rejoindre autour du feu, ce que mes sœurs firent sans demander leur reste, observant les flammes, s'y réchauffant, se léchant déjà les lèvres devant la viande juteuse qui prenait ses couleurs. Pour ma part, je m'installais prêt de la femme, nous aurions sûrement plus de choses à nous raconter que ces six pipelettes qui parlaient déjà de leurs aventures, de leur cheveux et autres stupidité dont elles n'avaient plus eu l'occasion depuis des mois.

« Désolée pour la menace, mais ces temps-ci on ne sait jamais trop sur qui on peut tomber… » 

J'acquiesçais quelque peu à cette phrase, il était vrai que les survivants n'étaient pas tous emprunt de gentillesse et du désir d'aider autrui. Il y avait pillard et meurtrier, tortionnaire et fous et bien sur les pire pour nous, les violeurs. Que ferais je si jamais nous tombions en ce genre de mains ? Si ils tentaient de poser leur sales mains sur mes sœurs ? Me sacriferais je ? Les tuerais je tous pour avoir ne serait ce que poser leur yeux impurs sur ces petits anges ? Qui sais ce dont je serais capable ? Je préfère moi même l'ignorer, effrayée par ce qui pourrait se produire en ce genre de cas, car je n'était plus la douce Mademoiselle Abbott, l'institutrice qui apprenait le français et les mathématique à sa classe de huit ans, j'étais une survivante, comme tant d'autres dans le monde. Les présentations se firent. Aaliyah et Elya, je souriais un peu face à la ressemble de nom et entreprenait donc de présenter la troupe qui se présentée à elle.

« Carrie. La plus grande c'est Blanche, là blonde à couette Alycia, celle avec les barrettes rose Franny, et les jumelles, Dinah et Elsa. Il faut les connaître pour les différencier, elles adore jouer au jeu du qui est qui . »

Je souriais quelque peu en me rappelant ces jeux idiots ou elles se faisaient passer l'une pour l'autre, tournant bourrique notre pauvre mère ou leur professeur, riant de leur rire le plus cristallin devant leur bétise qui les amusaient et qui finalement n'étaient pas bien méchante. Depuis quand ne les avais je pas entendu rire ? Je ne m'en rappelais même plus. Le temps n'était plus au rire de toute manière, bien que cela leur ferais le plus grand bien.  Aalyah poussa une question qui m'amusa quelque peu face à la ressemblance que nous avions et qui me semblait donc...inutile, mais c'était certainement pour faire la conversation.

« Et oui, mes cinq petits boulets ! »

Je souriais d'un air amusais alors qu'elles continuaient de discuter toutes entre elles, ne prêtant pas plus attention que cela à nous.

« Nos parents ne sont jamais revenu de leur réapprovisionnement et la ville devenait dangereuse...j'ai du faire le choix de nous enfermer dans la maison et être prises au piège ou de fuir sur les routes. Alors nous voilà...et je continu de me demander si j'ai fait le bon choix... »


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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Ven 3 Avr - 14:09

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« They was our everything... »
J’étais soulagée. Soulagée de ne pas avoir fait une mauvaise rencontre. Que ce ne soit pas des rôdeurs ni même des hommes violents et sans pitié qui aient croisés notre route. Il est difficile de faire confiance désormais, surtout lorsqu’on sait qu’il faut s’attendre au pire de la part de tout le monde… Mais la jeune femme et sa compagnie de sœurs ne me laissait en rien penser qu’elles nous attaqueraient. Elles étaient juste dépassées par la situation et affamées.
Je regardais ses sœurs, l’envie foudroyant leur regard à l’odeur de la viande. Je connaissais ce regard, Elya avait le même de temps à autres, moi-même l’avait eu du temps ou Maman était toujours avec nous… Alors je les laissais approcher, cessant de les menacer, ne pouvant leur imposer de tracer leur route sans être assaillie par la culpabilité.

La sorte de tablée entourant le feu gagna de suite en volume, les sœurs de la jeune femme s’installant avec Elya qui commençait déjà à leur parler à toute allure, heureuse de rencontrer d’autres jeunes filles, de pouvoir papoter comme autrefois. Son visage illuminé d’un rare sourire, d’excitation et de joie, un visage qui m’avait étonnement manqué.
Je m’excusais une fois que l’inconnue se fut assise à mes côtés, je l’avais menacé, elle et ses sœurs, ce n’est jamais agréable d’être en joue d’une arme, surtout lorsqu’on est tout sauf une menace. Tout le monde est libre de ses faits et gestes à ce jour. Il n’y a plus de justice, plus de loi si ce n’est celle du plus fort, du plus stratège et du plus sadique. C’est comme ça que les gens survivent désormais, en faisant, pour la plupart, abstraction de leur humanité, s’endurcissant pour affronter ce nouveau monde. Pour ma part, je ne voulais pas sombrer ainsi et Elya est celle qui me permet de rester celle que j’ai toujours été. Il me semble qu’il en est de même pour la jeune femme, remarquant le regard attentionné et attendri qu’elle accorde à ses sœurs.

Suivirent les présentations, j’inaugurais en présentant ma sœur et moi-même puis ce fut à elle, à Carrie, d’en faire de même. J’eus un sourire attendri en contemplant ses sœurs qui semblaient tout autant s’amuser qu’Elya, opinant en essayant de mémoriser chacun des prénoms et des visages. Qu’il est plaisant d’avoir une conversation posée et tranquille avec quelqu’un. Bon j’en ai avec Elya, on ne passe pas nos journées à broyer du noir, il nous arrive de rigoler, de sourire ou de nous perdre dans nos souvenirs, mais ce n’avait rien à voir avec nos conversations d’autrefois, le stress altérant beaucoup nos voix et expressions. Mais parler à quelqu’un d’autre fait aussi du bien.
Cinq sœurs, une sacrée famille, j’espérais seulement qu’elles n’étaient pas plus nombreuses avant l’apocalypse, alors cela signifierait qu’elle en avait perdu… Je ne pouvais m’imaginer perdre Elya, alors je ne pouvais qu’imaginer comment Carrie se serait sentie si elle avait perdu une de ses sœurs. Elle m’expliqua alors pour leurs parents, ils n’avaient apparemment pas survécus. Je repris alors, par politesse bien qu’aujourd’hui il faille s’habituer aux pertes. La famille, les amis, les proches, la vie de chacun ne tient qu’à un fil à ce jour…
« Je suis désolée pour tes parents. Nous avons aussi perdues notre mère en quittant Baltimore. » Un mois seulement avec Maman en tête de groupe. Puis elle nous avait sauvées au péril de sa propre vie. C’est pour ça qu’il nous faut survivre aujourd’hui.

J’inspirais, réfléchissant à sa réflexion sur le fait qu’elle ait quitté la ville : « Je pense que tu as bien fait. » Avouais-je, non pas pour la rassurer mais parce que j'en étais persuadée, je lui jetais un coup d'oeil avant de reprendre pour compléter mon point de vue : « Ces monstres se sont tous rués sur les villes vu que nous y étions tous, ils y grouillent encore beaucoup, mais pas que, malheureusement… » Ajoutais-je en tournant la viande presque cuite : « La dernière fois que nous avons voulu nous rendre en ville pour trouver un endroit où se réapprovisionner ou simplement se barricader nous avons entendu des cris et des coups de feu. Des gens étaient attaqués par d’autres. » Voilà l’horreur dans laquelle est plongée le monde aujourd’hui. Les villes ne sont plus sûres, les gens ne sont plus dignes de confiance, on n’est certains de rien et il faut se méfier de tout et de tous…
«  Et tu sais où aller ? Une direction en tête peut-être ? » Questionnais-je avant de m’agenouiller par terre, retirant la viande du feu sous les regards affamés des miss. Certains errent sans réel but, d’autres ont entendus parler de refuges, de camp, et parfois espèrent rejoindre une ville pour trouver d’autres proches, priant pour qu’ils aient survécus. Je pensais à Nicholas, je ne savais pas du tout s’il s’en était sorti, s’il avait survécu, ni même où il était sur le continent et ça me tuait… « Alors… qui a faim ? » Questionnais-je avec un sourire en sortant mon couteau de chasse tailladant la chair bien cuite et fumante de la viande et en distribuant des parts qui me semblaient égales à chacune de nos invitées.

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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Jeu 9 Avr - 10:49






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Une telle tablée me rappelais l'ancien temps, celui ou le monde était monde, celui ou ma famille était entière ou les voisins marchaient dans les rues sans chercher à vous dévorer ou la vie était douce. Je me souviens des enfants riant dans la cour de l'école, des dimanche ou tout le quartier se réunissait pour un grand barbecue, de l'odeur des pancakes de ma mère quand je m'éveillais le Dimanche matin avant d'aller à la messe. Ces souvenirs étaient aussi agréable qu'ils étaient douloureux à ma mémoire, mais je ne voulais pas me laisser aller à la tristesse ou au regret. Pas alors que nous avions un tel festin pour réchauffer nos estomac, de la compagnie pour discuter de choses que nous ne connaissons pas forcément.

Aalyah et sa soeur semblaient être de bonnes personnes, mes soeurs s'étaient déjà fait de la jeune fille une amie et je pensais pouvoir me faire de sa soeur une alliée, même si cela ne pouvait durer qu'une soirée ou une journée. L'odeur de la viande fraiche rotissant doucement au dessus du feu me faisait par avance saliver plus que d'ordinaire, mais comment faire pour ne pas saliver face à un tel morceau de viande quand les seul repas que nous avons eu depuis bien longtemps sont des barres de céréales, des conserves et ce genre de choses déshydraté ? Je m'étais largement fais les dents sur des lamelles de viande séchée, bien moins que mes soeurs, mais c'était tout de même une chose certaine, nous avons eu notre réserve de lamelle de boeuf, volé dans un énorme bocal dans une superette abandonnée. J'avais dû, je m'en souviens, laisser un reliquat de l'ancien monde sur le comptoir, car ma soeur avait peur qu'on nous attrape pour vol si on prenait juste le bocal ainsi, j'en avais souris, une telle candeur, une telle innocence malgré ce monde dans lequel nous vivons.

Notre discussion tourna lentement sur nos expériences, sur notre vie dans ce monde ou nous étions les proies. Un monde qui était leur et en lequel nous nous contentions  de vivre.On parla de nos parents respectif, elles aussi avaient perdu leur mère et je ne pu retenir un petit acquiescement douloureux. Les parents ne faisaient pas long feu dans ce monde.  Ils protégent leur enfants, partent pour réaprovisionner, chercher de quoi survivre, de quoi faire survivre leur famille et ils meurent, dévorer, déchiquetaient par les monstre qui habitent notre monde. Nos parents avaient disparu comme cela, une simple expédition pour récuperer de quoi manger et boire correctement.  De quoi survivre. Ils ne sont jamais rentré et les questions courent toujours dans mon esprit. Ont ils étaient dévorés ? Ce sont ils perdu ? Aie je bien fait de partir ou sont ils rentrés à la maison peu de temps après notre départ, horrifié par la disparition de leur six filles ?  Je ne devais pas penser à cela, mais me concentrer sur les paroles d'Aalyah. Elle venait de Baltimore, une chose que j'apprenais ainsi  et j'en profitais pour sortir une carte de mon sac accompagné d'un feutre rouge ou je coché baltimore, signifiant par là que c'était en ruine et surement envahi de rodeur comme la majorité des grandes villes.

"On est de Charlottesville. Il n'y a plus rien là bas sinon des marcheurs..."

C'était une information importante à relayer selon mon avis, car elle pouvait sauver des vies. Certes il pouvait toujours y avoir de quoi se nourrir en ville, des choses qui n'ont pas été piller, mais la survie est plus importante que le risque de mort pour le fait de manger. C'est un choix difficle à faire. Manger est vital, mais être entouré d'une centaine de rodeur pour obtenir quelques conserves...ça n'en valait pas la peine.  Notre discussion s'axa ainsi sur cela, la ville, les morts, les vivants. Et ce qu'elle me dit me glaça le sang, m'effraya au possible. J'avais jusqu'ici tentait d'éviter les groupes craintive de tout ces inconnus, de tout ces hommes pouvant devenir fou à la vue de femmes, pouvant profiter de jeunes filles tel que mes soeurs. Je les observais, me demandant comment les faire survivre à ce monde, comment les amener à un endroit sain ou la vie serait similaire à l'ancienne ou elles pourrait vivre, aimer, évoluer plutot que de survivre comme nous le faisons.

"Nous n'avons pas vraiment croisé de groupe...juste quelques personnes comme vous. J'essaye d'être prudente, six filles sur les routes...ce ne sont pas forcément les plus gentils hommes qui ont survécu à tout ça..."

Nous semblions déjà d'accord sur ce point, parfaitement consciente qu'être une femme dans ce monde est bien plus dangereux que dans l'ancien, comme si la bestialité humaine avait repris le dessus sur l'homme, prendre ce que l'on désire, voler, violer, battre. La civilisation humaine n'était qu'un lointain vestige. Pourtant, lorsqu'elle me demanda si nous avions une destination en tête, un lieu ou aller, je ne savais que répondre, j'observais les filles, une à une  comme une idiote que j'étais. Cherchant une réponse, une idée, une solution. Mais rien ne me vint. Y avait il encore un endroit sur en ce monde ? Il y avait des fillettes avec moi, des enfants qui ne connaissaient rien au monde si ce n'est leur jeu et leur dessin animé. Alors ou aller ?

"Elsa m'a demandée si les princesses de Disney étaient elle aussi devenir des monstres...je lui ai dit qu'on irai vérifier mais...pour être sincère aucune idée.  J'aimerais simplement trouver un lieu ou elles seraient en sécurité et pourraient...grandir ? Utopiste non ?"

Je souriais un peu, d'un air triste, comme si je savais par avance que mes mots étaient des rêves qui ne se réaliseraient pas.  Mais la viande était prete, sa couleur doré nous l'affirmée comme l'odeur et la graisse juteuse dégoulinant de ses flancs. Lorsqu'Aalyah demanda qui avait faim, les filles levèrent toutes la main comme des idiotes, gesticulant, comme si elles craignaient de ne pas avoir un morceau et je leur offrait un regard mi amusé, mi outré par leur manières de sauvage ce qui sembla les calmer, leur faisant demander poliment chacune leur tour et me fit rire comme une bécasse.

"Excuse leurs manières. Les filles ont dit merci pour le repas! Et on mange lentement!"



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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Jeu 16 Avr - 1:27

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Carrie A. Abbott & Aaliyah J. Gardson


« They was our everything... »
Carrie et ses sœurs n’avaient rien de mauvaises personnes. Toutes plus douces les unes que les autres, même elle, bien qu’elle soit l’aînée et qu’elle porte sur ses seules épaules le destin de toute sa fratrie. A voir cette petit troupe nous rejoindre, les filles s’entendre avec ma sœur, les entendre rire et parler de tout et de rien. J’en venais à espérer que peut-être tout n’était pas perdu… Peut-être étais-je encore trop optimiste ? Peut-être étais-je bien trop niaise de penser que l’on survivrait avec Elya, que Carrie et ses sœurs survivraient aussi, que j’y arriverais avec Elya, qu’on n’aurait plus à se préoccuper des morts-vivants, qu’un jour nous cesserons de fuir reprenant un semblant de vie dans un camp, un refuge ou je ne sais quelle ville fortifiée. Peut-être étais-je trop rêveuse… Très certainement même…

Alors que je lui disais d’où l’on venait avec Elya, je vis Carrie sortir une carte et un feutre rouge. Sa carte était déjà bien crayonnée et je l’interrogeais du regard jusqu’à ce que je comprenne. Cette carte lui servait à se repérer au mieux pour éviter les endroits infestés ou autres. C’était une très bonne idée et j’espérais que parmi toutes ces destinations, ces villes et autres endroits s’en trouvait au moins un de sûr qu’on n’avait pas encore découvert à ce jour…
« Très bonne idée ta carte. » Approuvais-je en la détaillant du regard avant de pointer le doigt sur une ville à quelques kilomètres de Baltimore : « Ici ce n’était pas infesté mais lorsqu’on y est passées il y a eu l’altercation entre survivants… » C’était il y a quelques temps déjà mais on n’est jamais trop prudent. Je ne pouvais pas m’abstenir de le lui indiquer. Si elle s’y rendait un jour avec ses sœurs, si elle tombait avec ces hommes qui y avaient peut-être établi campement depuis, et s’il leur arrivait malheur ? Alors je m’en voudrais éternellement et je ne voulais pas ça. « C’est peut-être une indication périmée, mais qui sait. » Dis-je en haussant les épaules.
J’opinais à ce qu’elle me dit en ce qui concerne l’état de Charlottesville, remarquant le trait rouge sur le point de la cité, apparemment, pas la peine non plus d’essayer. Je remarquais qu’elle était choquée d’apprendre pour l’altercation entre les survivants. Je l’avais été aussi, je ne pensais pas cela possible sachant que nous étions tous humains. Il ne faut pas rejeter notre colère sur nous mais plutôt sur ces monstres qui nous ont arrachés de notre quotidien… De moins, c’était ainsi que je voyais les choses.

Carrie m’expliqua que pour leur part, elles n’avaient pas croisé de groupe. C’était peut-être mieux ainsi. Qui sait comment se seraient déroulées les choses si Elya et moi-même étions sorties de notre abri en arrivant près de la cité ?
« Tu as bien raison, les hommes et les femmes sont sans pitié, d’autant plus maintenant, ce ne sont les Messieurs et Mesdames tout le monde qui ont le plus survécu. » Certains si, elle, ses sœurs, ma sœur et moi en étions la preuve.  Je la questionnais alors sur son but, mais ma curiosité sembla plus la perdre que de donner lieu à une réplique, une explication, une réponse. Elle ne savait pas. Je comprenais, après tout où allions-nous nous-même ? Je n’en savais rien. Elya non plus. Nous étions uniquement à la recherche d’un fantôme. De Nicholas. Sans même savoir où il avait été affecté avant l’annonce de l’épidémie…
J’inspirais longuement à sa réponse et notamment à sa question rhétorique finale : « Je te rassure, tu n’es pas la seule à l’être. » Ajoutais-je en souriant en regard la discussion enjouée des filles. J’aurais tant aimé que ce soit ça tout le temps, mais ce n’était pas possible. Malheureusement. Elles étaient heureuses, semblaient presque oublier la menace, tandis que Carrie et moi étions plongée dans nos rêves, nos paradis imaginaires qui n’existaient peut-être pas : « Mais ne perds pas espoir, c’est ce qui te permettra de continuer d’avancer. » Ajoutais-je avant d’aller couper la viande. Si elle ne pensait pas ainsi alors elle baisserait les bras. Il ne fallait pas ça. Pour elle et ses sœurs il lui fallait se battre, espérer et faire en sorte de trouver. Comme Elya et moi.

Je découpais au mieux la viande, dérapant sur l’os pour ne pas oublier de la chair. Elles se jetèrent toutes autours de moi jusqu’à ce qu’un regard de Carrie les apaise, ce fut à mon tour d’avoir un petit rire, adressant d’un air impressionnée : « Quelle autorité, il faudra que tu m’apprennes, c’est pas ça avec mon p’tit monstre à moi. » Dis-je en échangeant un regard amusé et accusateur avec Elya.
Je servis la viande et eus le droit à un merci de la part de chacune, répondant à chacune des têtes blondes ou rousses que c’était normal. Puis je retournais m’asseoir près de Carrie, lui tendant un morceau de viande et commençant à grignoter le mien. «  Et niveau armes… » Je n’aimais pas aborder ce sujet, mais il le fallait bien non. Je repris en lui jetant un coup d’œil : « Tu es bien équipée ? » Je n’avais pas réellement les moyens de l’aider, peut-être une machette ? Un couteau ? Mais je ne pouvais céder l’arme à feu, comment protéger Elya des hommes  sinon ? Mais je ne pouvais que le lui conseiller…

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MessageSujet: Re: We used to be with them... - Carrie & Aaliyah - Jeu 16 Avr - 10:16






We used to be with them
feat Aalyah J. Gardson






Ma carte semblait faire son petit effet. Il fallait effectivement avouer qu'elle était clair, annotée, barrée à divers endroits, mais qu'elle m'aidait, me permettait de garder mes soeurs en sécurité, de ne pas les soumettres à la possibilité de rencontrer des morts vivants, des hommes étranges voulant nous violer, nous tuer, nous mettre en l'état d'esclave humaine pour...quoi ? Montrer la superiorité humaine ? Montrer qu'ils sont apte à retenir une femme par la force ? Qui sais, peu importe, je n'avais pas envie de les laisser tenter quoique ce soit avec moi ou mes soeurs, d'ou l'idée de les éviter. Selon les recommandantions d'Aaliyah, j'annotais cette ville qu'elle avait traversée et ou des conflits avaient eu lieu. Je pourrais toujours aller voir ce qu'il y a, faire un peu de reapprovisionnement, mais cela me semblait risqué pour l'instant, alors j'irais de l'autre coté, descendre petit à petit jusqu'à la cote, peut etre que je pourrais trouver un bateau ? Peut être y avait il même des ferries ou bateaux de croisières non loin des cotes qui accueillaient des survivants. C'était un beau rêve que celui ci, un peu fou, mais il n'empeche que ce serai agréable de pouvoir vivre sur un bateau, loin des rodeurs et des fous.

Comme le disais Aaliyah, les hommes et les femmes qui survivaient à cette apocalypse, n'était pas les gentils petit voisins, les braves hommes et femmes de notre pays en qui nous pouvions avoir toute confiance. Bien des personnes avaient survécu, des centaines pour ne pas dire millier de personnes personnes sur les centaines de million que comptait notre pays, mais ce n'étaient que des Psychopathes, voleurs, tueurs, violeur. Les personnes qui vivaient déjà selon la loi du tallion avant que le monde ne devienne celui qu'il est. Je ne dit pas que certaines personnes munis de bonnes intentions ont survécu, tentent de survivre pour créer un nouveau monde semblable à l'ancien, mais...nous sommes moins nombreux, nos bonnes intentions nous ont menaient à la mort, à l'emprisonnement, à l'état de nourriture.

En cela il fallait chercher un lieu ou fuir, un lieu ou se cacher pour tenter de vivre et non plus survivre, de faire de ce monde notre monde et pourquoi pas, créer quelque chose de bien ? Je ne savais pour cela serai possibile, ou six jeunes filles pourraient vivre sereinements et en cela, je ne pouvais pas répondre à la question que m'avait posé Aaliyah. Savait elle, elle même ou elle se rendait avec sa soeur ? Ou elle allait pouvoir se cacher, s'établir. Elle semblait malgré tout ne pas réellement pouvoir répondre à sa propre question, mais comme elle le disait, il ne fallait pas perdre espoir, croire en demain, rester optimiste, mais ce n'était pas bien facile avec mes cinq petits boulets affamés. Je les observaient d'ailleurs être servi en nourriture et les calmer non par un mot ou une colère, mais simplement par un regard, ferme, autoritaire, qui voulait bien dire gare à vos fesses si vous ne vous tenez pas bien!
Cela leur à rendu la raison elles retrouvèrent leur bonne manières, utilisant le merci et mangeant avec lenteur afin de savourer au mieux le repas qu'on leur offrait. Cela sembla surprend Aaliyah et je ris un peu, c'était normal pour moi, mais pour elle...

"Six filles à la maison. Ma mère m'a appris leur regard qui tue afin de les calmer! Il fallait bien ça à l'époque..."

Il fallait avouer qu'entre les repas, les prises de bec sur qui à pris la barrette,q ui est encore dans la salle de bain alors que l'une est pressé ou le téléphone, le maquillage, les vêtements, les garçons...la vie était tout une organisation, il y avait presque un emploi du temps de chaque jour pour le faire au mieux et aujourd'hui....force était d'avouer que le regard qui tue était toujours utile selon la situation. Notamment sur le fait qu'elles restent à l'abris pendant que je sors en ravitaillement.

Parlant ravitaillement, la discussion tourna sur les armes, nos équipements et il n'y avait au final pas grand chose à dire. Nous n'avions jamais été tres porté sur les armes à la maison et la première que l'on a eu à été acheté quand le monde à commençé à tourner fou. Entre temps, j'ai réussi à récupérer quelques munitions de ci, de là, des armes aussi, mais toutes blanches et ce n'était pas la chose la plus simple.

"On fait avec ce qu'on a. On à qu'une arme à feu et...j'ai donné une arme blanche à chaque fille...même si ça me plait pas vraiment de les savoir armées."

Je commençais mon morceau de viande qui était simplement délicieux et faisait également le plus grand bien à mon estomac endoloris par la faim. J'observais chacune des filles les unes apres les autres et me sentait rassurée de les voir si bien avec leur morceau de viande. Cela n'allait pas durer longtemps, je le savais bien, mais chaque instant de repis était à apprécier.

"Et vous...vous avez de quoi faire ?"



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